AccueilActualitésActualités: Terrorisme & intégrismeL'escalade rhétorique des mollahs iraniens masque l'isolement d’un régime en fin de...

L’escalade rhétorique des mollahs iraniens masque l’isolement d’un régime en fin de course

L'escalade rhétorique des mollahs iraniens masque l'isolement d’un régime en fin de course

Vendredi, de hauts responsables du régime iranien ont déchaîné une vague de déclarations tonitruantes à l’intention des gouvernements étrangers et de leurs publics à l’interne. Cette rhétorique insolente, axée sur la défiance, la « révolution mondiale » et le « leadership divin » des mollahs, semble moins destinée à affronter l’Occident qu’à consolider une base de loyalistes, de forces de sécurité et de mandataires de plus en plus réduite et démoralisée.

À Rasht, Rasoul Falahati a profité du sermon du vendredi pour déclarer que la révolution iranienne « ne se limite pas à l’Iran », mais est une mission divine visant à « sauver l’humanité ».

« Même les ennemis ont compris l’ampleur de cette révolution… elle vise à éradiquer tous les dirigeants corrompus du monde », a-t-il déclaré, qualifiant la résistance mondiale de preuve de l’importance du régime.

Félicitant le Guide suprême du régime, Ali Khamenei, Falahati a affirmé : « Le monde d’aujourd’hui tourne au bout des doigts de ce grand dirigeant », qualifiant les dirigeants occidentaux d’ignorants et d’inefficaces.

Cette démagogie fait suite à une série de coups diplomatiques portés à Téhéran. Le même jour, le ministère des Affaires étrangères du régime a convoqué le chargé d’affaires autrichien pour protester contre un rapport des services de renseignement autrichiens révélant les activités nucléaires secrètes de Téhéran et ses complots terroristes en Europe. Le régime a qualifié le rapport de « fabriqué », mais s’est empressé d’exiger des explications formelles. Ce rapport intervient alors que les preuves se multiplient d’opérations iraniennes ciblant des groupes d’opposition en exil, notamment l’OMPI, à travers l’UE et les Balkans.

Pendant ce temps, à Kermanshah, Habibollah Ghafouri a présenté les attaques régionales par procuration – comme les frappes des Houthis contre des navires américains – comme des signes de retrait américain. « Pour la première fois dans l’histoire, les porte-avions américains sont contraints de fuir. C’est la défaite de l’ennemi, pas la nôtre », a-t-il déclaré.

En réponse à une déclaration du Parlement britannique soutenant un changement de régime et qualifiant le CGRI de groupe terroriste, le député iranien Gholamhossein Zarei s’est insurgé le 25 mai : « Chaque Iranien est un Pasdar, chaque Iranien est un Bassidji », et a exhorté les dirigeants britanniques à « se souvenir de leurs propres tombes à Bouchehr ». Ses propos reflètent l’inquiétude de Téhéran face au soutien international croissant à la Résistance iranienne et la crainte du régime de voir son isolement diplomatique cède la place à un alignement politique ouvert avec ses ennemis.

Cette campagne de fanfaronnades vise à détourner l’attention de ce que le régime lui-même craint le plus : son isolement, ses opérations secrètes révélées et l’érosion de la foi dans ses propres rangs. Plus les slogans – sur la « révolution mondiale » et les « défaites des superpuissances » – sont forts, plus le signal est clair : la République islamique peine à maintenir son discours.

Comme l’a admis Falahati, la réaction mondiale n’est pas fortuite : « Même certains gouvernements islamiques se sont alliés aux incroyants pour éradiquer notre révolution. Parce qu’ils savent qu’elle a des racines.»

Cette peur – d’une révolution s’évanouissant dans l’insignifiance, abandonnée même par sa base – est ce que la défiance théâtrale de Téhéran ne peut plus dissimuler.