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Onzième jour de grève des routiers dans 155 villes des 31 provinces d’Iran

Onzième jour de grève des routiers dans 155 villes des 31 provinces d’Iran
• Maryam Radjavi a estimé que les grévistes sont la voix de millions de travailleurs dépouillés par le régime. Elle a exhorté l’ensemble de la population à les soutenir et appelé la libération immédiate des routiers arrêtés.

La grève nationale des routiers entre ce dimanche 1er juin, dans sa onzième journée, couvrant tout le pays avec 155 villes réparties dans les 31 provinces. Avec la participation des chauffeurs de taxi dans des villes comme Sabzevar et Arak, la grande famille du transport iranien s’est unie dans la résistance, la protestation et la solidarité.

Aujourd’hui encore, les images et les informations de terrain venant des terminaux de fret, des routes frontalières et des axes principaux du pays — notamment la route d’Arak à Téhéran, Bandar Imam, Khorramabad, Golpayegan, Tamarchin, Bashmaq, Sarakhs, Charmahine, Zahedan, Machhad, Sabzevar et Ispahan — montrent une quasi-paralysie du transport routier : les parkings débordent de camions à l’arrêt, et le terminal de fret de Téhéran est vide.

Tout en soulignant que l’arrestation de leurs collègues, notamment neuf d’entre eux à Bijar, a renforcé leur unité, les grévistes exigent la libération immédiate et inconditionnelle de tous les routiers détenus.

Le syndicat des ouvriers de la compagnie des bus de Téhéran et sa banlieue a publié un communiqué soutenant la grève des routiers et condamnant les arrestations et les menaces dont ils sont la cible.

En parallèle, les pressions sécuritaires se poursuivent. Jeudi, dans les terminaux de fret de Mobarakeh et Chahpour à Ispahan, il a été annoncé que les conducteurs refusant de charger leur marchandise « verraient leurs documents annulés, leurs services coupés et des poursuites judiciaires engagées contre eux ».

L’imam du vendredi de Bojnourd, le mollah Nouri, a déclaré le 30 mai : « Il y a la question des routiers, la question des boulangers (…) Nos ennemis cherchent à provoquer une émeute à partir des moindres divergences. » (Réseau Atrak, 30 mai 2025)

Reza Rostami, président de la Commission des transports de la Chambre de commerce iranienne, a avancé dans une fausse promesse : « Le principal souci des routiers concerne l’assurance sociale. Ce sujet a été examiné à la Commission du développement du Parlement avec un représentant de la Sécurité sociale, et il a été convenu qu’un réexamen aurait lieu dans la semaine. »

Abbas Soufi, membre de la commission des transports au parlement des mollahs, a évoqué un projet de loi en urgence pour répondre aux revendications des chauffeurs, reconnaissant que « cela fait des années que les tarifs de transport n’ont pas été révisés», et que « les cotisations actuelles à l’assurance sont intenables. »
(Tin News, 31 mai)

Hier, Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré lors de la conférence Iran libre – vers une République démocratique : sous Pezeshkian, 1275 personnes ont été exécutées, dont 170 durant le mois iranien d’Ordibehesht (22 avril – 21 mai). Et pourtant, malgré toutes ces arrestations, les villes d’Iran sont chaque jour le théâtre de protestations et de grèves : enseignants, boulangers, routiers, retraités. Depuis dix jours, les courageux routiers sont en grève. Leur cri contre l’injustice est celui de millions de travailleurs dépouillés par ce régime.

Elle a exhorté l’ensemble de la population à soutenir cette grève nationale, et appelé à la libération immédiate des routiers arrêtés. Elle a ajouté que le jour n’est pas loin où la colère contenue du peuple iranien explosera dans un soulèvement organisé, guidé par les unités de résistance, et réduira en cendres la totalité de ce régime oppresseur.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 1er juin 2025