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Le guide suprême du régime iranien fragilisé

Le guide suprême du régime iranien fragilisé

Quinze jours après la mort d’Ebrahim Raïssi, le président préféré d’Ali Khamenei, le guide suprême du régime iranien est fragilisé. Il a profité de l’anniversaire de la mort de son prédécesseur, Rouhollah Khomeini, pour prouver que son pouvoir reste intact en interne et qu’il est toujours capable d’influencer les affaires régionales.

Dans son discours il a exprimé sa satisfaction du conflit à Gaza qui dure depuis huit mois et qui a provoqué une effusion de sang généralisée et des tensions mondiales exacerbées. « La miraculeuse opération Tempête d’Al-Aqsa a contrecarré le grand plan des ennemis visant à dominer la région et le monde islamique », a-t-il déclaré.

Révélant sa crainte de son propre isolement régional, Khamenei a insisté : « Ce sinistre complot était sur le point d’être exécuté, mais la miraculeuse tempête d’Al-Aqsa a démantelé tous les efforts de l’Amérique, du sionisme et de leurs partisans. Compte tenu des événements des huit derniers mois, il n’y a aucun espoir de relancer ce plan.»

Khamenei a ajouté : « L’opération Tempête d’Al-Aqsa était précisément ce dont la région avait besoin. Notre région avait besoin de cette opération. C’était une réponse à un grand besoin régional, sur lequel je vais m’étendre. L’opération Tempête d’Al-Aqsa s’est produite exactement au moment où la région en avait besoin. »

Dans son discours, Khamenei a fait l’éloge du boucher du peuple iranien, qualifiant Ebrahim Raïssi de « martyr qui est mort au service » de son régime. Reconnaissant à rebours l’impopularité d’Ebrahim Raïssi, Khamenei a affirmé parler au nom de « tous les médias, réseaux sociaux et divers individus et groupes », déclarant : « J’ai eu de la compassion pour Raïssi, car certains n’étaient même pas disposés à dire un mot en son faveur de son vivant. Malgré ses contributions importantes, ils les ont dissimulées ou déformées, ce qui lui a causé de la détresse. Même s’il ne répondait souvent pas, il venait parfois me voir pour me faire part de ses plaintes. »

Il a ajouté : « Notre président a été clair dans sa position contre les ennemis de la révolution. Il n’a pas parlé de manière ambiguë de ceux qui étaient contre la révolution, de ceux qui s’y opposaient ou qui en étaient ses ennemis. Il a parlé clairement. Il avait une délimitation claire. Il ne faisait pas confiance aux sourires de l’ennemi. C’est son mérite et ses leçons. Chacun serviront de leçon à nos politiciens, à nos futurs présidents et à ceux qui gagnent la confiance de la nation à quelque titre que ce soit. »

Khamenei a également exprimé sa crainte d’un boycott national des élections truquées du 28 juin prochain. Khamenei a exhorté ses nervis à redoubler d’efforts pour afficher un semblant de force : « Si Dieu le veut, cette élection se déroulera de manière grandiose et impressionnante, et après cet événement tragique, le peuple choisira le prochain responsable avec un haut rang. Si le taux de participation est élevé, ce sera une réalisation importante pour la nation iranienne et aura un impact mondial considérable. Les élections du 8 juillet sont donc très importantes. »

Khamenei a également clairement indiqué qu’il s’attend à ce que le prochain président se conforme à ses exigences : « Pour que l’Iran puisse sauvegarder ses intérêts, stabiliser sa profondeur stratégique dans une dynamique internationale complexe… il a besoin d’un président dynamique, travailleur et compétent, engagé pour les principes de la révolution islamique. »