lundi, juillet 22, 2024
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Rafael Grossi de l’AIEA inquiet des intrigues nucléaires du régime iranien

Rafael Grossi de l'AIEA inquiet des intrigues nucléaires du régime iranien

Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a exprimé de vives inquiétudes concernant les stocks croissants d’uranium enrichi du régime iranien, en particulier l’uranium enrichi à 60 %. S’exprimant lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, Grossi a souligné l’absence critique de progrès dans la résolution de plusieurs questions clés en matière de garanties liées au programme nucléaire iranien.

Le rapport de Grossi souligne que l’AIEA a perdu une continuité cruciale de connaissances concernant la production et l’inventaire des centrifugeuses, des rotors, des soufflets, de l’eau lourde et des concentrés de minerai d’uranium iraniens. Ce manque de connaissances persiste depuis plus de trois ans, coïncidant avec la suspension par Téhéran de son application provisoire du Protocole additionnel. Par conséquent, l’AIEA n’a pas été en mesure de procéder à un accès complémentaire en Iran pendant cette période.

En outre, Grossi a souligné que le régime en Iran n’a pas fourni d’explications techniquement crédibles sur la présence de particules d’uranium d’origine anthropique sur les sites de Varamin et Turquzabad. L’Iran n’a pas non plus informé l’Agence de l’emplacement actuel des matières nucléaires et/ou des équipements contaminés liés à ces particules.

« Les déclarations publiques de l’Iran concernant ses capacités techniques à produire des armes nucléaires et les changements potentiels dans sa doctrine nucléaire ne font qu’accroître mes inquiétudes quant à l’exactitude et à l’exhaustivité des déclarations de garanties de l’Iran », a déclaré Grossi. Il a souligné que ces questions de garanties non résolues sont fondamentales pour garantir la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire du régime, comme l’exige son accord de garanties généralisées.

La récente visite de Grossi à Téhéran, où il a rencontré des responsables iraniens clés, dont le ministre des Affaires étrangères assassiné Hossein Amir-Abdollahian et le président de l’Organisation de l’énergie atomique du régime, Mohammad Eslami, a débouché sur des propositions visant à revigorer la mise en œuvre de la déclaration commune de mars 2023. Il a critiqué le refus de Téhéran de revenir sur sa décision de retirer l’autorisation de plusieurs inspecteurs expérimentés de l’AIEA, exprimant ses profonds regrets face à l’obstruction continue pratiquée par Téhéran.