
Le Groupe d’Action financière intergouvernemental (GAFI), qui surveille le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à l’échelle mondiale, a décidé fin juin de maintenir l’Iran sur sa liste noire des pays à haut risque.
L’Iran, sous la gouvernance des mollahs, est toujours considéré comme un pays ou un territoire non coopératif.
Le Groupe d’Action financière (GAFI) est l’organisme mondial de normalisation en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et de lutte contre le financement du terrorisme (LBC/FT).
Afin de protéger le système financier international contre les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (BC/FT) et d’encourager une plus grande conformité aux normes LBC/FT, le GAFI a identifié des juridictions qui ont des lacunes stratégiques et travaille avec elles pour corriger ces lacunes qui constituent un risque pour le système financier international.
Être sur la liste des pays ou territoires non coopératifs (PTNC), signifie que le régime iranien ne peut engager des transactions commerciales qu’avec un nombre limité de petites banques dans quelques pays qui « exigent des coûts exorbitants pour couvrir leurs risques, ce qui aura un impact direct sur les exportations et importations ».
Une déclaration publique publiée le 24 février 2017 sur le site Web du GAFI a fait savoir : « En juin 2016, le GAFI a félicité l’adoption par l’Iran, et le haut degré d’engagement politique envers un Plan d’action visant à remédier à ses lacunes stratégiques en matière de LBC/FT, et sa décision de demander une assistance technique pour la mise en œuvre du plan d’action. Par conséquent, en juin 2016, le GAFI a suspendu les contre-mesures pendant douze mois afin de surveiller les progrès de l’Iran dans la mise en œuvre du plan d’action.
Si le GAFI détermine que l’Iran n’a pas obtenu des progrès suffisants dans la mise en œuvre du Plan d’action à la fin de cette période, le recours du GAFI à des contre-mesures sera rétabli. Si l’Iran respecte ses engagements au titre du Plan d’action au cours de cette période, le GAFI examinera les prochaines étapes à cet égard. »
« L’Iran demeurera dans la déclaration publique du GAFI jusqu’à ce que le Plan d’action complet soit terminé. Tant que l’Iran n’appliquera pas les mesures nécessaires pour remédier aux lacunes identifiées dans le Plan d’action, le GAFI continuera à s’inquiéter du risque de financement du terrorisme émanant de l’Iran et de la menace que cela représente pour le système financier international. »
Le GAFI exhorte donc ses membres et demande instamment à toutes les juridictions de continuer à conseiller à leurs institutions financières d’appliquer une diligence accrue aux relations d’affaires et aux transactions avec des personnes physiques et morales en provenance d’Iran, conformément à la Recommandation 19 du GAFI. Le GAFI demande instamment à l’Iran de pleinement corriger ses lacunes en matière de LBC/FT, notamment celles liées au financement du terrorisme. »

