
CNRI – Lors d’une réunion publique qui a eu lieu le samedi 25 février à l’Université Madani de Tabriz (au nord-ouest de l’Iran), un étudiant a condamné les exécutions politiques en Iran en 1988 et a exigé que les auteurs et les responsables de ces exécutions soient traduits devant la Justice.
Cet étudiant a tenu ces propos en présence de Sadegh Ziba-Kalam, un universitaire proche de la faction de Rafsandjani. Il lui a dit :
« Monsieur le professeur, nous allons critiquer Monsieur Rafsandjani et les autres en toute impartialité. Je ne vais pas juger le massacre de 1988 ou les exécutions qui ont eu lieu peu de temps après la Révolution. Je ne vais pas non plus pointer le doigt vers Monsieur Rafsandjani et dire : c’est lui qui a commis ces meurtres et ces crimes. Non. Mais il y a ces réalités historiques : ces crimes ont été commis de façon injuste et oppressive et les exécutions de 1988 ont été des exécutions extrajudiciaires. »
Cet étudiant a souligné que la responsabilité des massacres politiques en Iran durant les années 1980 incombe à tous les dirigeants du régime à cette époque (notamment Rafsandjani, Khamenei, Moussavi et Khatami) et qu’ils doivent tous être tenus responsables devant la loi et la nation.
Les remarques de cet étudiant sur le massacre des prisonniers politiques en 1988 ont été accompagnées par les applaudissements et les acclamations des autres étudiants.

