Dans un discours pour l’anniversaire de la mort de Khomeiny le 4 juin, Khamenei a grossièrement cherché à dissimuler les crises économiques et politiques et la férocité des hostilités internes qui menacent l’existence du régime, en vue de préparer le terrain à des fraudes électorales. Il a qualifié le scrutin de « grande épreuve » en promettant « un résultat éclatant » pour le régime.
Il a essayé avec une vieille recette grotesque de mettre l’indifférence de la population vis-à-vis de l’élection sur le dos d’ennemis étrangers : « Une élection est une grande occasion pour le régime islamique. [L’ennemi] espère qu’elle se heurtera à une fraiche participation, pour pouvoir dire que le peuple n’est pas intéressé par le régime islamique, ou pour lancer une sédition après l’élection, comme il l’a fait en 2009. Un jour il dit que l’élection a été manipulée, un autre il dit que ce n’est pas une élection libre, un jour encore il dit que le peuple ne juge pas cette élection légitime. »
Indiquant que rien ne changera dans la politique étrangère, en particulier pour l’arme atomique et le bellicisme dans la région, il a déclaré : « Certains donnent la préférence aux intérêts de l’ennemi sur les intérêts de la nation, sur la base de cette analyse erronée que si l’on fait des concessions à l’ennemi on peut apaiser sa colère. C’est une erreur. Nous devons remédier à la colère de l’ennemi et la rectifier avec la puissance de la nation. » Il a qualifié le modèle de Nader chah (première moitié du 18e siècle) adéquat pour gouverner le pays, en « prenant la direction du peuple avec courage, cette nation peut étendre ses nobles domaines d’activités de Delhi à la Mer noire, [Khomeiny] avait vu cela dans l’histoire, il avait vu d’autres exemples et y croyait vraiment. »
Khamenei a qualifié le débat comique entre les 8 candidats diffusé il y a peu à la télévision d’une occasion sans pareille, ajoutant : « Où dans le monde (…) différents candidats (…) sont autorisés à utiliser les médias nationaux et officiels à égalité ? »
Cette émission, qualifiée par les propres médias du régime de « spectacle burlesque » et de « jeux d’enfants » est devenu la risée des Iraniens.
Pour résoudre le problème créé par l’élimination de Rafsandjani, Khamenei a estimé que « la seule chose qui gouverne c’est la loi ; selon la loi certains peuvent et d’autres pas. La loi précise les conditions. Qui sont ceux qui peuvent qualifier les candidats ? Tout se passe conformément à la loi. L’ennemi à l’étranger (…) tourne le dos à tous ces faits, tient des propos et (…) des voix et des langues sans piété répètent ces propos. »
Le guide suprême désespéré du régime a mis en garde les candidats, qui sont déjà passé par plusieurs filtres, de ne pas sortir des limites autorisées. « Les candidats (…) doivent noter que critiquer ne signifie pas noircir, ternir ou faire preuve d’iniquité (…) Il y a des problèmes économiques, il y a l’inflation (…) Ils doivent promettre de s’occuper de la question économique, qui est devenue aujourd’hui un domaine de défi imposé à la nation iranienne par des tiers. Ils doivent promettre de ne pas marginaliser (…) de ne pas donner, sous divers prétextes, plus d’importance aux intérêts d’étrangers qu’aux intérêts de la nation iranienne. »
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 4 juin 2013

