Révélations du CNRI lors dune conférence de presse à Rome
CNRI – A la veille de la reprise du procès de lassassin de Mohammad-hossein Naghdi, réprésentant du CNRI en Italie, une délégation de la Résistance iranienne donnait le 23 octobre à Rome une conférence de presse au bureau du CNRI, en présence des deux avocats du dossier. Il sagissait de rappeler les faits de cet attentat terroriste et den établir les liens avec le régime en place en Iran.
Dans son intervention, Sanabargh Zahedi, président de la commission des affaires juridiques, a souligné que nous savons à présent que lassassinat de Naghdi en 1993 a été préparé par un petit groupe en relation directe avec Khameneï le guide suprême des mollahs. Pendant des années, le régime a procédé à des opérations de reconnaissance et des envois de commandos terroristes, jusquà ce quaprès la mort de Khomeiny, Khameneï accède au pouvoir et donne lordre à Fallahian, alors ministre des Renseignements, de faire assassiner Mohammad Hossein Naghdi.
Pour cette opération, a précisé le Dr. Zahedi, un escadron de la mort et une équipe de logistique ont été mis sur pied. Amir Mansour Bozorguian, actuellement jugé, était à la tête de léquipe de logistique. Cest donc lui qui a fourni les armes aux terroristes avant de les faire entrer en action, et qui les a évacués du théâtre des opérations. Cest lui aussi qui commandait cet attentat. Il a donc donné lordre de tirer sur Mohammad Hossein Naghdi.
Cet individu, a poursuivi M. Zahedi, a participé au meurtre de Abdol-Rahman Ghassemlou et deux de ses adjoints à Vienne, en Autriche en 1989. Il y avait été arrêté. On la vu quelques temps à lambassade dIran à Vienne. Un mandat darrêt international, qui reste en vigueur jusquen 2008, avait été délivré contre lui.
Prenant la parole, Abolghassem Rezaï, secrétaire du CNRI, a rappelé que « ce procès se déroule 13 ans après lattentat terroriste qui a coûté la vie à mon collègue et ami Mohammad Hossein Naghdi. Il tire à sa fin. Nous espérons que cette cour dassise écartera les considérations diplomatiques et économiques lorsquelle décidera de châtier les cerveaux et les auteurs de cet attentat. Or le régime des mollahs, après louverture de ce procès, a intensifié ses pressions sur la justice italienne pour faire clore ce dossier. »
M. Rezai a ajouté que quelques mois avant et après une manifestation qui sétait déroulée à Rome contre le régime de Téhéran, Parviz Davoudi, conseiller dAhmadinejad, avait convoqué lambassadeur dItalie pour lui rappeler que la péninsule était le premier partenaire économique de Téhéran en Europe et quelle ne devait pas autoriser ce genre dévénement. »
« Jestime nécessaire de rappeler , a ajouté M. Rezai, que lIran est dirigé par un gouvernement terroriste. Ahmadinejad et un grand nombre de ses ministres ont participé à de nombreuses opérations terroristes hors dIran. »
Paolo Sodani, avocat du dossier Naghdi, a souligné : « Durant cette année et demie nous avons déployé énormément dactivités, grâce aux efforts sans relâche de la Résistance iranienne. Nous avons présenté au procès les documents nécessaires et tout à fait officiels montrant lintervention directe du régime iranien et de ses agents contre ses opposants et les membres de la Résistance. »
Mohammad Reza Rohani, président de la commission des minorités ethniques, a rappelé les lois que le régime des mollahs a mises en place dès les premiers jours et le budget spécial quil consacre à lexportation du terrorisme et de lintégrisme. Dès le départ aussi, Khameneï était un des principaux ténors de cette politique. M. Rohani a terminé en disant que chaque organe officiel en Iran devait verser une partie de son budget au ministère des Renseignements et à ses plans.

