
• Khamenei : les candidats doivent être dévoués au velayat-e faqih (Guide suprême)
• Rafsanjani : le harcèlement du gouvernement de Rohani est sans précédent en comparaison avec les gouvernements post-révolution
• Le Corps des Pasdaran : Le type de gouvernement et de parlement est important et le Corps des Pasdaran doit préciser les limites entre les initiés et les non-initiés
Avec l’approche de l’élection présidentielle des mollahs, les luttes intestines et la lutte pour le pouvoir au sein du régime se sont intensifiées à des niveaux sans précédent. Khamenei, dans un document intitulé « Politiques électorales générales », qui a été publié le 15 octobre, a réaffirmé que les candidats doivent être dévoués à « la révolution et à la république Islamique et à la constitution, spécialement l’engagement envers le guide suprême (velayat-e faqih) ».
Dans ce document, Khamenei a indiqué l’interdiction aux forces armées et aux dispositifs de renseignement et de sécurité d’intervenir dans les campagnes partisanes et politiques et de défendre des candidats, mais le mollah Ali Saeedi, représentant du Guide Suprême au sein du Pasdaran (Gardiens de la Révolution), a annoncé le lendemain, « le savoir politique, la vision politique, l’orientation politique, les positions politiques et l’activité politique » sont l’essence même des Pasdaran et le « Corps des Pasdaran doit prendre position sur les problèmes du système et du pays » et « doit affirmer la démarcation des mouvements et des idées, et la démarcation des groupes et organisations, ainsi que celle du front d’initiés de celle des non-initiés ».
Il a ajouté : « Le Corps des Pasdaran a un rôle spécifique au sujet des questions sécuritaires, militaires, culturelles et même économiques … nous sommes aujourd’hui en présence d’un gouvernement qui, sur certaines questions, est confronté à des difficultés en ce qui
concerne les principes et les fondements de l’Imam (Khomeiny) et du leadership (Khameneï)… Pour le Corps Pasdaran, il est important que quel que soit le gouvernement au pouvoir ou quel que soit le parlement, que nous soyons en accord avec sa structure. Cela signifie que la structure du parlement et du gouvernement affecte le niveau de réactivité et la mission des Pasdaran. »
L’adjoint politique des Gardiens de la révolution, le brigadier général Sanai Rad, a également déclaré que « les forces armées doivent intervenir si un parti ou un groupe fait des déviations… Le but de notre travail est de connaître les partis et les groupes. Notre tâche militaire et sécuritaire nécessite aussi cela. » Il a ajouté : « Les acteurs politiques ne devraient pas créer des problèmes qui affectent la grandeur des forces armées, qui sont un atout pour tout l’ensemble du système. »
Dans un autre développement, avec l’intensification de la crise au sein du régime, les ministres de l’Éducation, de l’orientation islamique et des sports de Rohani, ont été contraint à démissionner. Jannati, le ministre de l’Orientation, a écrit dans sa lettre de démission : « Ce ministère a été soumis à plus d’attaques que les autres institutions exécutives depuis le début et toutes ses activités ont été détruites dans une atmosphère viciée par la diffusion de mensonges et les accusations injustes. Comme des groupes secrets de réflexion ont été mis en place pour détruire toutes les réalisations du gouvernement et montrer qu’il est inefficace… il est prévu que dans les mois à venir, ces accusations s’intensifient. »
Les dimensions de cette lutte pour le pouvoir sont à un niveau tel que le 18 octobre, Rafsandjani a décrit les « harcèlements du 11ème gouvernement (gouvernement de Rohani) comme sans précédent en comparaison avec les gouvernements post-révolution » et, confirmant la haine populaire contre le gouvernement de Rohani, il a déclaré : « Au nom de la critique, ils sabotent et veulent que les gens se repentent de leurs choix judicieux. »
Secrétariat du Conseil National de la Résistance iranienne
19 Octobre 2016

