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Un député du régime iranien : « J’ai lu un livre sur l’ampleur de la corruption en Iran et j’ai pleuré. »

Un député du régime iranien : « J’ai lu un livre sur l’ampleur de la corruption en Iran et j’ai pleuré. »

NCRI – Ghassem Ahmadi, un membre du Parlement du régime iranien, a reconnu l’ampleur de la corruption en Iran sous le règne des mollahs. Dans le discours qu’il a prononcé le 16 octobre devant le parlement du régime, M. Ahmadi a déclaré :

« J’ai lu un livre sur l’ampleur de la corruption en Iran et j’ai pleuré. Je vais vous lire quelques passages de ce livre de 160 pages cité par l’Institut Tadbir Eghtessad. Ces passages concernent uniquement la corruption au sein des institutions bancaires en Iran.

• Le détournement de 1.875.000 dollars au sein de la Banque Saderat.

• Le détournement de 38 millions de dollars au sein l’agence de la Banque Saderat à Tajrish [au nord de Téhéran].

• Le détournement de 400.000 dollars au sein de la Banque Tejarat.

• Le détournement de 12 millions de dollars par le directeur d’une banque iranienne basée à Paris.

• Le détournement de 7,5 millions de dollars au sein d’une entreprise appartenant à la Banque Melli d’Iran (la succursale de Dubaï).

• Le détournement de 16 millions de dollars ayant eu lieu simultanément au sein des trois banques suivantes : Saderat, Sepah et Mellat.

Ces nombreux cas de corruption et l’absence de sanctions sérieuses contre les coupables ont préparé le terrain pour l’émergence d’affairistes comme Jazayeri, Khavari et Zanjani [des milliardaires reconnus coupables de fraudes massives].

Dans une autre affaire de corruption, d’importantes sommes appartement à un organisme publique gérant les retraites de 900.000 enseignants ont été détournées et malheureusement les pouvoirs publics n’ont pas défendu les droits de ces nobles enseignants. Les sommes détournées se trouvent actuellement à l’étranger.

La Banque Sarmayeh a perdu environ 1500 milliards de tomans en 2015. En deux ans, six directeurs se sont succédés à la tête de cette banque et ces changements de directeur sont probablement des tentatives pour étouffer des affaires de corruption au sein de cette banque.

Un organisme d’assurance pour les enseignants – qui est actuellement inactif – verse des honoraires à une vingtaine de consultants, alors que cet organisme a une dette de 3,9 milliards de tomans envers des banques. 90% de ces dettes sont dues à des salaires versés à une trentaine de personnes. »

Il convient de rappeler qu’Ahmad Tavakkoli, un ancien député, a également exprimé des préoccupations sur la corruption généralisée qui pourrait provoquer la chute du régime iranien.

Tavakkoli a déclaré lors d’une interview télévisée : « Si nous ne luttons pas contre la corruption, celle-ci va provoquer la chute de la République islamique. En Iran et ailleurs, un système corrompu ne peut perdurer et il finira par être renversé. A l’heure actuelle, la corruption est devenue un phénomène généralisé [au sein des institutions étatiques] en Iran. »