mercredi, février 1, 2023
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Sommet Arabe : L’ingérence de l’Iran fortement critiquée

Sommet Arabe : L'ingérence de l'Iran fortement critiquée

L’alliance du Sommet Arabe amplifie-t-elle les enjeux pour l’Iran ?

L’opposant iranien Heshmat Alavi a écrit le 3 avril 2017 dans Al-Arabiya au sujet du récent sommet de la Ligue arabe en Jordanie et le processus d’isolement de l’Iran dans a région :

Les participants ont fortement critiqué l’ingérence de l’Iran au Moyen-Orient et souligné la nécessité d’une alliance entre les Etats arabes pour faire face à ce phénomène. Les dirigeants d’Arabie Saoudite et de Jordanie ont exprimé leurs sérieuses inquiétudes au sujet de l’ingérence de l’Iran en Syrie, son bellicisme sectaire et le parrainage étatique de terrorisme.

« Téhéran provoque le sectarisme et entrave les efforts de résolution des crises régionales », a déclaré le Secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit.

Le recul de l’Iran

Il est significatif que le Sommet arabe ait, à l’origine, préparé un projet de résolution relativement peu prononcé adoptant un ton doux envers l’Iran. Cependant, la résolution finale préparée et publiée par les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, reflète la position de la majorité des membres, qui est qu’ils sont complètement opposés à la politique d’ingérence et de parrainage de terrorisme des mollahs.

Une nouvelle ère

Il convient de noter que les années d’Obama ont vu une politique américaine totalement passive et inactive en ce qui concerne l’Irak. A travers une erreur stratégique désastreuse qui a consisté à se retirer prématurément de l’Irak, Washington a pratiquement offert Bagdad à Téhéran. Cette politique a actuellement changé et les décideurs américains ont clairement fait comprendre comment ils ne permettront pas à l’Iran de mener les actions qu’il souhaite.

Lors d’une audience récente de la commission des forces armées de la Chambre des représentants américain, Joseph Votel, commandant général du Commandement central des États-Unis (Centcom) a mis l’accent sur la nécessité d’affronter de contrer l’Iran comme principale menace à long terme, et pour apporter la stabilité au Moyen-Orient. Votel est également allé au bout des choses en insistant sur la prise en compte des moyens militaires et d’autres moyens afin d’arrêter ce régime.

Le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a récemment visité Washington et les signes indiquent qu’il a été informé et a reçu des instructions spécifiques au sujet de la grande révision politique des USA et des changements par rapport à l’Irak et à tout le Moyen-Orient. À cette fin, les dirigeants arabes ont jugé très important d’amener l’Irak – qui avait voté contre les précédentes résolutions du sommet – à signer cette nouvelle initiative. Cela a permis au sommet de maintenir son unité sur deux sujets principaux : la Palestine et la condamnation de l’ingérence dans les affaires internes d’autres pays.

Le général James Jones, ancien commandant de l’OTAN et conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, a récemment exhorté les États du Golfe à établir une alliance défensive semblable à celle de l’OTAN contre les menaces que Téhéran pose aux pays de la région. Une telle « OTAN arabe » bénéficiera de l’appui de l’Amérique, a-t-il ajouté.

Front mondial contre l’Iran des mollahs

Lorsque nous utilisons les termes « une modification substantielle dans la politique internationale », nous devons mentionner une récente audience qui s’est tenue au Parlement britannique à propos de l’ingérence de l’Iran dans la région. Les participants ont appelé à une alliance arabe visant à chasser ce régime des pays de la région et souligné que la désignation des pasdaran comme une organisation terroriste étrangère serait une mesure préliminaire dans ce sens.

Si le monde arabe adopte une position ferme et exige l’expulsion de l’Iran de son sol, les États-Unis seront certainement encouragés à mettre les pasdaran sur la liste noire et contrer les ingérences de Téhéran.

De plus, la présence du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, du Secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique, Youssef bin al-Ottaimeen, du Chef de la diplomatie de l’Union Européenne, Federica Mogherini, des envoyés des États-Unis et de la France à cette conférence indiquait que les décisions prises dans cette plateforme bénéficient d’un énorme soutien international, ce qui apportera encore plus d’isolement pour Téhéran.

Les médias des mollahs ont eu recourt à leurs mensonges habituels. Les mollahs, cependant, ne peuvent cacher leur colère et leur peur absolue d’une telle opposition unie contre leur ingérence dans les pays arabes.

Alors que nous nous rapprochons de la présidentielle iranienne en mai, cet isolement sur la scène internationale aura un impact majeur sur la scène politique. La société iranienne, une poudrière, observe cela de très près.

 

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