mercredi, février 8, 2023
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Iran – Les démentis tunisien et algérien au sujet des mensonges de Téhéran

Iran - Les démentis tunisien et algérien au sujet des mensonges de Téhéran

Le porte-parole présidentiel tunisien, Reza Buqazi, a démenti les remarques attribuées par le régime iranien au président tunisien al-Baji Qaed al-Sabasi lors de sa réunion avec le ministre iranien de la Culture et de la Guidance islamique.

Les médias du régime iranien ont cité al-Sabasi comme suit : « L’Iran est un soutien du monde islamique contre le régime sioniste. » Ajoutant qu’il espérait que tous les pays arabes et islamiques se tiennent côte à côte avec l’Iran dans sa confrontation.

Le porte-parole présidentiel tunisien a affirmé que le Président, au cours de son entrevue le 31 mars avec le ministre iranien de la Culture et de la Guidance islamique, a parlé de la nécessité d’une coopération positive et que l’Iran devait améliorer son comportement dans la région, tout comme des mesures pratiques de dialogue et de coopération pacifiques pour mettre fin aux guerres en Syrie et au Yémen, dans le but d’apporter la stabilité dans la région (Agence de presse tunisienne de l’État – le 1er avril 2017).

À cause de leur belligérance et de l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme dans les pays voisins et le monde musulman, le régime des mollahs s’est construit une réputation sulfureuse et continue d’être isolé au sein de la communauté internationale.

C’est une méthode connue du régime iranien que d’attribuer de faux commentaires à des politiques d’autres pays afin de sauver les apparences.

De son côté, l’Algérie a démenti les rapports iraniens comme quoi les deux pays auraient accepté de faire face aux idéologies extrémistes dans la région lors de la réunion de la semaine dernière entre le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, et le ministre de la Culture iranien, Reza Salehi Amiri.

Selon l’agence de presse officielle algérienne dimanche, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères algérien, Abdul Aziz ben Ali Al-Sharif, a déclaré que certains rapports de médias iraniens concernant les sujets abordés entre les deux hommes étaient inexacts.

Par ailleurs le site TSA-Algérie a écris à ce sujet :‌ des informations qualifiées d’infondées avec des propos « mal rapportés », selon le porte-parole du ministère Abdelaziz Benali Chérif, cité par l’agence officielle. « Cette rencontre a été l’occasion pour le Premier ministre d’exprimer le souhait de l’Algérie de voir l’Iran jouer un rôle positif dans sa région et constituer un facteur de stabilité et d’équilibre au Proche-Orient et dans le Golfe arabique », a-t-il précisé. M. Sellal a mis en avant la qualité des relations liant l’Algérie à tous les pays arabes dans le Golfe et le Machreq, « notamment avec le Royaume d’Arabie saoudite, pays frère et avait exprimé sa conviction que le dialogue était le seul moyen à même de surmonter les problèmes conjoncturels de l’heure », a affirmé le porte-parole des AE.

De retour à Téhéran, Reza Salehi Amir aurait déclaré, selon des médias iraniens, que les relations entre l’Algérie et l’Arabie saoudite ne doivent pas « influer négativement sur les rapports algéro-iraniens ». Le ministre a suggéré, indirectement, l’existence d’« une concurrence » entre Téhéran et Ryad dans les relations avec l’Algérie.

Les deux capitales se livrent actuellement à une bataille diplomatique, politique, économique et médiatique féroce. L’intervention militaire de l’Arabie saoudite au Yémen pour chasser les milices Houthis, considérées comme proche de l’Iran, et le soutien de l’Iran au régime de Bachar Al Assad et au Hizbollah libanais ont accentué la crise entre les deux pays. Ryad a tenté, à travers le Sommet de la Ligue arabe de Jordanie, tenu le 28 mars dernier, d’amener tous les pays arabes à dénoncer « l’interventionnisme » de l’Iran au Moyen-Orient et au Golfe persique, poussé par la nouvelle administration américaine.