dimanche, février 5, 2023
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Selon des exilés, l’Iran utilise des tunnels pour dissimuler ses travaux nucléaires

Hossein Abedini, du CNRIReuters, Londres, 20 décembre – Mardi, un groupe iranien exilé a demandé à l’organe de surveillance atomique de l’ONU d’inspecter un immense réseau de tunnels qui, d’après lui, a été construit par la République islamique afin de dissimuler un programme d’armes nucléaires clandestin.

Le Conseil national de la Résistance iranienne, qui a fait les premières révélations sur ces tunnels en septembre, dit que ses sources en Iran détiennent la preuve de l’existence de complexes souterrains à 14 endroits en Iran : près de Téhéran, d’Ispahan, de Qom et d’autres villes.

« Ils ont été construits par des agences militaire et des sociétés écran », a affirmé lors d’une conférence de presse Hossein Abedini, membre de la commission des affaires étrangères du CNRI.
 
« Ces tunnels ont été construits dans le but de dissimuler une partie du programme atomique et de missiles du régime de Téhéran », a-t-il dit, ajoutant qu’ils servaient à cacher des centres de recherche, des ateliers, du matériel nucléaire et des centres de commande et de contrôle de missiles.

Il déclare que le CNRI, qui a rapporté auparavant avec exactitude des informations sur des installations nucléaires cachées en Iran, avait envoyé à l’Agence internationale de l’énergie atomique basée à Vienne ses dernières informations et a demandé avec insistance à celle-ci d’inspecter les tunnels.
« Aujourd’hui nous demandons à l’Agence internationale de l’énergie atomique d’agir immédiatement et de toute urgence », a déclaré Abedini.
Personne n’était immédiatement disponible à l’AIEA pour faire des commentaires. 
Le CNRI est une coalition de groupes d’opposition exilés dont le but est de renverser les dirigeants cléricaux en Iran. Il est considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis.
Ces allégations surviennent la veille de la rencontre de la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne avec des responsables iraniens afin de discuter d’une possibilité de reprise des négociations au sujet du programme nucléaire controversé de l’Iran.
Presque deux années de négociations ont échoué plus tôt cette année lorsque l’Iran a annoncé qu’il reprendrait certaines de ses activités nucléaires sensibles. L’Occident suspecte l’Iran de développer des armes atomiques, mais Téhéran soutient que le pays a besoin de technologie nucléaire pour générer de l’électricité.
Abedini a fourni plus de détails qu’auparavant sur les tunnels et a nommé les sociétés et ingénieurs impliqués dans le projet.
Il a affirmé que dans un complexe de tunnels à Parchine, à l’est de Téhéran, des travaux sur des techniques laser avaient lieu pour l’enrichissement de l’uranium.
Un autre réseau de tunnels à Khodjir, au sud-est de Téhéran, servait à assembler des missiles balistiques et faisait 1 km de long sur 12 mètres de large.
Le CNRI estime qu’il faudrait « environ deux ans » à l’Iran pour développer une bombe atomique.