lundi, décembre 5, 2022
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Réunion la semaine prochaine du Conseil de Sécurité de l’ONU à propos de l’Iran

Réunion la semaine prochaine du Conseil de Sécurité de l’ONU à propos de l’IranReuters – Le Conseil de Sécurité de l’ONU doit se réunir à propos de l’Iran la semaine prochaine, a déclaré mercredi un haut diplomate de l’UE tandis que le conseil des gouverneurs de l’organe de surveillance nucléaire examine un rapport sur les ambitions nucléaires de l’Iran, qui le considère comme étant «politisé».

L’Intervention du conseil en raison des suspicions selon lesquelles l’Iran cherche à se procurer la bombe atomique semble inévitable après que Téhéran ait repoussé une offre de la Russie lui permettant de mener des recherches nucléaires limitées s’il jure de renoncer à la production industrielle de combustible pendant 7 à 9 ans.

Le conseil des gouverneurs, composé de 35 nations, de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique a renvoyé l’Iran au conseil il y a un mois et lui a demandé de mettre en suspens ses travaux d’enrichissement d’uranium et d’arrêter de faire entrave aux enquêtes de l’AIEA sur la nature de son programme nucléaire.

Mais le rapport du directeur de l’AIEA, Mohamed ElBaradei, remis à la session du conseil cette semaine, affirme que Téhéran avait généralement méprisé la décision du 4 février en développant une campagne pilote d’enrichissement, invitant le Conseil à intervenir et éventuellement à envisager des sanctions.

Le haut diplomate des trois puissances de l’UE, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, a déclaré que l’impasse, à laquelle leurs efforts et ceux de la Russie pour résoudre la crise par la diplomatie avaient mené, signifiait que le conseil devrait commencer les délibérations la semaine prochaine.

Demandant à ne pas être identifié en raison du caractère sensible du sujet, il a affirmé que le conseil agirait rapidement afin de délivrer « une déclaration présidentielle » appelant l’Iran à suspendre toute activité d’enrichissement de combustible atomique et à coopérer totalement avec les enquêtes de l’ONU sur la nature de ses ambitions atomiques.

Si l’Iran défie ces exigences, le conseil pourrait répéter ce message accompagné d’une éventuelle menace d’action s’il restait ignoré.

Mais la solution de sanctions du conseil semble encore inaccessible, puisque la Russie et la Chine, détenant toutes deux un pouvoir de veto, tout en partageant la résolution de l’Occident de priver l’Iran de technologie nucléaire à usage militaire potentiel, s’opposent désormais à isoler l’Iran où toutes deux ont des intérêts commerciaux majeurs.

Le diplomate a ajouté qu’à ce stade, l’intervention active du Conseil de Sécurité était nécessaire et inévitable puisque « il n’y a aucun signe indiquant que l’Iran accepterait un compromis ».

Les États-Unis et les « 3E » ont également repoussé la proposition russe, lancée de manière informelle lors de consultations privées, car elle n’aurait pas empêché l’Iran de mettre au point une bombe via la recherche sur l’enrichissement.

LA RUSSIE SERRE LES RANGS AVEC WASHINGTON

Blessé par le rejet de son ballon d’essai après que ses discussions privées avec les dirigeants occidentaux à ce sujet aient été divulguées à la presse, Moscou a ensuite publiquement serré les rangs avec Washington et les 3E en déclarant qu’elle n’avait proposé aucun nouveau plan.

L’Iran prétend que son programme nucléaire a pour unique objectif la génération d’électricité pour son économie en expansion. Cependant, le pays a dissimulé à l’AIEA ses recherches atomiques pendant 18 ans et appelle à la destruction d’Israël, ce qui a alerté l’Occident.

Mais l’Iran insiste sur son droit à une industrie atomique pacifique en vertu du Traité de Non-prolifération. Les Iraniens avancent que le recours de l’AIEA au Conseil de Sécurité est motivé par le projet des États-Unis d’isoler et de renverser son gouvernement islamiste.

« La question nucléaire purement technique de la République Islamique d’Iran est politisée », a affirmé le gouvernement iranien dans un communiqué sur le rapport d’ElBaradei juste avant le début du débat de mercredi.

« Des informations tendancieuses, exagérées et injustifiées ont trompé la communauté internationale », affirme le communiqué.

 Il ajoute que l’Iran s’était mis en quatre pour coopérer avec les enquêtes de l’AIEA ces trois dernières années, fournissant de « volumineuses informations », autorisant l’accès à des sites militaires et organisant des entrevues, bien que de telles mesures ne soient pas obligatoires en vertu du Traité de Non-prolifération.

ElBaradei a affirmé que la coopération de l’Iran avec les enquêtes demeurait sélective. Il a donné des exemples où le pays a refusé de fournir des documents, nié l’accès à des personnes que l’AIEA voulait interroger et n’a pas clarifié certaines allégations sur le lien militaire de ses recherches nucléaires.

Un communiqué de l’UE devant être délivré à la session du conseil de l’AIEA de mercredi, répète que l’Iran doit stopper dans les plus brefs délais toutes ses recherches nucléaires ou subir la pression du Conseil.

La décision de l’Iran de faire entrave aux inspections de l’AIEA après que le conseil des gouverneurs ait informé le Conseil de Sécurité le mois dernier, renforce les suspicions à propos des objectifs des Iraniens, explique le communiqué de l’Autriche, détenant la présidence tournante actuelle de l’UE.

La déclaration de l’UE interdit même les recherches à petite échelle avec des centrifugeuses, machines qui convertissent le gaz d’uranium UF6 en combustible pour des réacteurs nucléaires, ou bien s’il est enrichi à un haut niveau, pour le cœur fissile de têtes nucléaires.

« Des questions fondamentales restent sans réponse… (et) pourraient revêtir une dimension militaire, par exemple un document lié à la fabrication de composants d’armes nucléaires », selon le communiqué. L’Iran a montré ce document aux inspecteurs, affirmant que des profiteurs vendant au marché noir le leur avaient fourni sans qu’ils en fassent la demande, mais a refusé de laisser l’AIEA en faire une copie.

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