samedi, février 4, 2023
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« Les Amis d’un Iran Libre » appellent l’UE à interdire le Corps des gardiens de la révolution iranien

LAIL – « Les Amis d’un Iran Libre » (LAIL), qui bénéficie d’un soutien majeur parmi les eurodéputés de tous les groupes politiques au Parlement européen, appellent l’UE à imposer des sanctions au Corps des gardiens de la révolution iraniens (le CGR), la principale force répressive de la théocratie au pouvoir, responsable de nombreuses opérations terroristes contre des ressortissants étrangers et des opposants iraniens, et unique contrôleur du programme nucléaire secret de l’Iran.

La décision du gouvernement américain d’imposer des sanctions au CGR intervient après un long retard, et non seulement en raison du rôle du CGR en Irak et en Afghanistan contre les troupes britanniques et américaines. Nous nous réjouissons de cette décision et appelons l’UE à publier une interdiction semblable à cet appareil de terreur et de répression des mollahs au pouvoir.

Les gardiens de la révolution constituent l’épine dorsale du système répressif du régime iranien. Au moins 80 anciens membres du CGR siègent au Parlement sur un total de 290 sièges, et d’autres sont maires et gouverneurs de province. D’anciens commandants du CGR composent les deux-tiers du gouvernement actuel, notamment Ahmadinejad et le ministre des Affaires étrangères Mottaki. L’ancien négociateur nucléaire Larijani et beaucoup d’autres fonctionnaires de haut rang et éléments clefs du gouvernement sont membres du CGR.

Les gardiens de la révolution se sont développés pour devenir une machine financière de premier plan qui subvient aux besoins économiques clés de Téhéran, permettant au régime intégriste d’étendre sa machine terroriste partout au Moyen-Orient et même en Europe. Le CGR contrôle 30 % des exportations non-pétrolières de l’Iran et plus de 57 % des importations du pays, en plus de gigantesques nouveaux contrats visant à développer les champs pétroliers et gaziers de l’Iran. Le CGR compte maintenant des liens avec plus de cent sociétés qui contrôlent grosso modo 12 milliards de dollars dans la construction et le capital technique. Le revenu  commercial annuel du CGR se monte au moins à 5 milliards de dollars.

La Force Qods (Jérusalem), principal appareil terroriste du CGR, établi il y a 17 ans, compte plus de 21.000 membres iraniens et des dizaines de milliers de mercenaires non-iraniens, notamment au Liban, en Afghanistan, en Irak, au Bahrayn, en Arabie Saoudite, en Jordanie et dans de nombreux pays européens. La Force Qods possède des dizaines de garnisons à travers l’Iran où elle forme des agents secrets non-iraniens. Jusqu’ici, on rapporte qu’au moins 7000 kamikazes se sont enrôlés pour des opérations volontaires dans la Force Qods. Ce sont les tueurs évoqués la semaine dernière par un commandant du CGR disant que l’Iran était prêt à lancer des vagues de kamikazes à travers Israël et le Moyen-Orient si quelqu’un essayait d’attaquer leurs installations nucléaires.

Les autorités judiciaires argentines ont publié des mandats d’arrêt internationaux contre des commandants supérieurs du CGR pour avoir organisé l’attentat de 1994 contre un centre de la communauté juive de Buenos Aires. Hier Interpol a rejeté la demande de l’Iran d’abandonner les mandats d’arrêt contre cinq hauts responsables du régime.

Le CGR a aussi joué un rôle principal dans la répression du mécontentement dans la population de plus en plus désabusée en Iran. C’est l’organisation responsable de l’exécution de 120.000 membres et sympathisants de la principale force d’opposition iranienne, l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (l’OMPI).

Il désormais absolument crucial que l’UE contienne ce régime terroriste. La politique de complaisance de l’UE avec la dictature cléricale a seulement encouragé les mollahs dans leur politique agressive conduisant le monde au bord d’une autre guerre catastrophique. L’inscription du CGR dans la liste du terrorisme de l’UE et la mise en place de restrictions sévères à son encontre paralyserait la machine de guerre et la répression du régime et entraverait sa capacité à fabriquer une bombe nucléaire. Cela réduira non seulement la possibilité d’une guerre dans la région, mais ouvrira aussi la voie à un changement démocratique en Iran.

Pour finir nous croyons que l’UE devrait immédiatement changer son attitude sévère, autodestructive et injuste envers l’opposition démocratique iranienne, le CNRI et l’OMPI. La présidence de l’UE devrait approuver "la Troisième voie" viable présentée par la dirigeante de l’opposition iranienne, Mme Maryam Radjavi, au Parlement européen il y a trois ans, quand elle a rejeté autant la complaisance que l’intervention militaire étrangère, pressant la communauté internationale à soutenir le changement démocratique à l’intérieur de l’Iran par le peuple iranien et sa Résistance. Le seul geste possible de bienveillance est d’appliquer le jugement de décembre 2006 de la Cour européenne de Justice en levant les restrictions imposées à l’OMPI.

Alejo Vidal-Quadras, Vice-président du Parlement européen, Espagne
Paulo Casaca, coprésident des Amis d’un Iran Libre, groupe socialiste, Portugal
Struan Stevenson, vice-président du groupe des démocrates européen du parti populaire européen, coprésident des Amis d’un Iran Libre, Royaume-Uni
Piia-Noora Kauppi, groupe des démocrates européens du parti populaire européen, Finlande
Mogens Camre, vice-président du groupe de l’union pour l’Europe des nations, Danemark
Chris Davies, Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe,  Royaume-Uni
Ryszard Czarnecki, groupe de l’union pour l’Europe des nations, Pologne
Konrad Szymanski, groupe de l’union pour l’Europe des nations, Pologne
Erik Meijer, Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, Pays-Bas
Tunne Kelam, Groupe des Démocrates Européens de partie Populaires européens, Estonie
–  Jaroslav Zverina, groupe des démocrates européens du parti populaire européen, République tchèque
Aloyzas Sakalas, Groupe Socialiste, Lituanie

Parlement européen, Bruxelles
Le 8 novembre 2007

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