jeudi, décembre 8, 2022
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Parlementaires britanniques et exilés iraniens, appellent à une action « ferme » contre l’Iran

Par Camille Hall

Bloomberg, 8 novembre – Un groupe de parlementaires britanniques et un groupe d’opposition iranien ont appelé l’Union européenne et le Royaume-Uni à suivre l’exemple américain et à mettre sur la liste noire le Corps des gardiens de la révolution islamique du régime iranien pour son soutien au terrorisme.

Par Camille Hall

Bloomberg, 8 novembre – Un groupe de parlementaires britanniques et un groupe d’opposition iranien ont appelé l’Union européenne et le Royaume-Uni à suivre l’exemple américain et à mettre sur la liste noire le Corps des gardiens de la révolution islamique du régime iranien pour son soutien au terrorisme.

"Les sanctions seront beaucoup plus efficaces si l’UE et la Grande-Bretagne suivent cette mesure," a dit Brian Binley, membre du Comité Parlementaire britannique pour la Liberté en l’Iran, un groupe multipartite de plus de 50 législateurs des deux Chambres du Parlement. Il a appelé à "une politique de fermeté vis-à-vis de ce régime", lors d’une conférence de presse commune à Londres aujourd’hui avec le Conseil national de la Résistance iranienne, une alliance de groupes d’opposition en exil.

L’administration Bush a annoncé de nouvelles sanctions contre l’Iran le 25 octobre taxant le Corps des gardiens de la révolution iranien de prolifération d’armes de destruction massive, et sa Force Qods de soutien au terrorisme. La mesure est intervenues deux jours après que le haut conseiller du Département d’Etat pour l’Irak, l’ambassadeur David Satterfield, ait dit que les dirigeants iraniens dirigent et contrôlent la fourniture d’armes et l’entraînement des insurgés irakiens pour des attaques contre les troupes américaines. Les sanctions gèlent tout avoir américain du groupe et interdit aux Américains de traiter avec lui.

"La majeure partie des 40 milliards de dollars des affaires entre l’Iran et l’UE est opérée par le CGR et ses sociétés écrans", a dit Hossein Abedini, de la commission des Affaires étrangères du CNRI. "Quand l’UE traite avec le régime iranien, il arrive souvent que ces affaires soient en fait menées avec le CGR", a dit Abedini.

Sanctions de l’ONU

Le conseil de sécurité de l’ONU a imposé des sanctions à l’Iran en décembre et les a renforcées en mars, pour intensifier la pression sur le régime afin qu’il cesse d’enrichir l’uranium, inquiet que le programme ne cache un plan d’armes nucléaires. Les Etats-Unis insistent sur une troisième série de sanctions plus dures à moins que les rapports de l’Union européenne et de l’Agence internationale de l’énergie atomique de l’ONU n’indiquent que l’Iran a commencé à observer les demandes précédentes pour cesser la production.

Le CNRI affirme que plus de 500 sociétés de tailles différentes appartenant au CGR opèrent actuellement dans divers pays. Selon Abedini, les gardiens de la révolution sont "l’entité financière et politique la plus puissante en Iran."

    Le CGR a été fondé par l’ancien Guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Rouhollah Khomeiny qui est arrivé au pouvoir avec la révolution de 1979. Le CGR devait protéger l’ordre islamique du nouveau gouvernement iranien. Le CGR est devenu depuis la principale force politique, militaire et économique de l’Iran.

L’Iran, qui possède les deuxièmes plus grandes réserves de pétrole et de gaz naturel au monde, dément fabriquer une bombe atomique en violation du Traité de Non-prolifération et dit vouloir produire de l’électricité.

Indépendamment du Conseil de sécurité, les Etats-Unis cherchent des alliés en Europe, au Moyen-Orient et en Asie pour intensifier la pression économique sur l’Iran. La Grande-Bretagne a répété son soutien à des sanctions plus dures de l’ONU, mais n’a pas agi hors de l’ONU.

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