AccueilActualitésActualités: Iran & Monde"La France n'a jamais changé de position" sur l'Iran, selon Philippe Douste-Blazy

« La France n’a jamais changé de position » sur l’Iran, selon Philippe Douste-Blazy

The Associated Press  – Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a exclu lundi toute visite officielle en Iran, tout en assurant que la France "n’a jamais changé de position" sur le dossier du nucléaire.

"Il est hors de question que l’Iran puisse continuer à avoir des activités nucléaires sensibles à des fins non pacifiques", a rappelé à ce sujet M. Douste-Blazy sur Europe-1.

Dans un entretien accordé le 29 janvier dernier à des journalistes du "Nouvel Observateur", du "New York Times" et de l’"International Herald Tribune", le président Jacques Chirac avait jugé -avant de revenir sur sa déclaration le lendemain- que le fait que l’Iran dispose d’une bombe nucléaire voire d’une deuxième n’était "pas tellement dangereux".

Face à la défiance de l’Iran, "on commence par des sanctions économiques" décidées "avec l’ensemble de la communauté internationale", a souligné le chef de la diplomatie française. Après le rapport de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) au Conseil de sécurité de l’ONU, "en notre âme et conscience, nous verrons ce que nous ferons" en matière de sanctions militaires.

Interrogé sur une possible visite à Téhéran, qui aurait été reportée, Philippe Douste-Blazy a assuré que "ce n’est absolument pas d’actualité", bien que la France n’ait "jamais arrêté d’avoir des relations" avec l’Iran, comme les Allemands, les Espagnols ou d’autres".

"Il y a d’un côté le dossier nucléaire iranien sur lequel nous sommes très fermes, équilibrés, avec une envie de dialogue, et il y a un autre dossier, qui est le problème de la région", a-t-il précisé. "Nous avons 16.000 hommes dans la FINUL au Liban-Sud."

"Il est normal que je rencontre régulièrement des responsables iraniens, à une condition, c’est toujours leur dire: ‘vous devez suspendre les activités nucléaires sensibles’", a conclu le ministre français des Affaires étrangères. AP