mardi, décembre 6, 2022
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Procureur général : les réseaux sociaux en ligne mettent à mal le régime iranien

Procureur général : les réseaux sociaux en ligne mettent à mal le régime iranien

CNRI – Le procureur général du régime iranien a exprimé son inquiétude concernant l’impact des réseaux sociaux sur Internet, en avertissant que l’intention qui se cache derrière ces réseaux est de nuire au régime.

Mohammad-Jafar Montazeri, le tristement célèbre procureur général des mollahs, a exprimé sa préoccupation concernant la propagation des réseaux sociaux, lors d’une réunion avec les membres des médias d’Etat qui s’est tenue dimanche 29 mai.

« Malheureusement, la situation actuelle provient des activités de personnes immorales qui sont aussi les ennemis de l’humanité. Ces gens ont fixé des objectifs et prévoient de nuire à la République islamique d’Iran » a déclaré Montazeri. Ses remarques ont été rapportées sur le site du diffuseur officiel de l’Etat IRIB.

Il affirme de plus : « malheureusement, le cyberespace est complètement empoisonné et infecté. Nous le surveillons constamment et chaque semaine, nous devons nous attaquer à des centaines et peut-être même des milliers de centres de corruption ».

« Il y a beaucoup à dire sur le cyberespace. Le guide suprême [Ali Khamenei] a critiqué le Conseil suprême du cyberespace et le ministère des Communications, dans ses récents discours. Heureusement, ses avertissements ont été rendus publics et portent leurs fruits. Hier, lors d’une rencontre avec le Conseil suprême du cyberespace, des suggestions ont été faites, afin de trier et d’organiser les réseaux sociaux et nous espérons que les changements seront mis en œuvre prochainement ».

En jetant ainsi les bases d’une nouvelle répression sur les sites de réseaux sociaux, le procureur général des mollahs a ajouté : « étant donné que le Bureau du Procureur général est le chef de la commission chargée de clarifier ce qui constitue une activité criminelle, nous tenons des réunions tous les quinze jours avec les organes compétents en la matière ».

La veille, le régime fondamentaliste iranien avait fixé un délai d’un an pour que les médias sociaux internationaux, en particulier Telegram, lui remettent des données sur leurs utilisateurs iraniens.

La décision a été prise samedi lors d’une session du Conseil suprême du cyberespace, un comité sur l’utilisation du cyberespace dirigé par le président des mollahs Hassan Rohani, qui a le rôle de régulateur des systèmes d’information du régime.

L’agence de presse Mehr, affiliée au tristement célèbre ministère du Renseignement et de la Sécurité du régime (Vevak), a rapporté dimanche : « lors d’une réunion du Conseil suprême du cyberespace, présidé par Hassan Rohani, il a été décidé que tous les médias sociaux étrangers actifs dans le pays devaient, transférer à l’Iran toutes les données qu’ils détiennent [sur les citoyens iraniens] dans un délai d’un an ».

Dans un autre rapport, Mehr indique que Telegram, une application de messagerie instantanée qui a plus de 20 millions d’utilisateurs en Iran, devrait fournir toutes les données sur les utilisateurs iraniens si elle veut continuer à opérer en Iran.

« Sur la base d’une directive approuvée hier soir au Conseil suprême du cyberespace, les médias sociaux étrangers actifs dans le pays doivent transférer à l’Iran toutes les données qu’ils détiennent sur les citoyens iraniens pour être en mesure de poursuivre leurs activités. Par conséquent, Telegram doit remettre à l’Iran ses données sur les utilisateurs iraniens » a t-il dit.

Le rapport ajoute que plus de 80% des utilisateurs des télégrammes au monde résident en Iran.

IRNA, l’agence de presse officielle de l’Etat, a déclaré que le comité avait également décidé de travailler au développement de médias sociaux locaux, pour rivaliser avec les réseaux étrangers.

Les autorités de l’Iran, où Facebook et Twitter sont officiellement interdits bien que les utilisateurs puissent avoir accès à des logiciels facilement disponibles, ont essayé d’empêcher les Iraniens d’utiliser les médias sociaux pendant des années.

 

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