La « diplomatie » européenne, soutenue par Washington, a inévitablement renforcé l’Iran.The American Daily – Par le Ayn Rand Institute – Les diplomates européens, qui ont tenté de séduire l’Iran afin qu’il stoppe son programme d’armes nucléaires présumé, regrettent que la « diplomatie » n’ait pas écarté l’Iran de ses plans. Mais cet échec était prévisible. La campagne diplomatique de l’Europe était présentée comme une manière raisonnable de résoudre le conflit concernant le programme d’armes nucléaires présumé de l’Iran sans qu’il n’y ait de perdants.
En attirant l’Iran à la table des négociations, on nous a dit que l’Occident pouvait éviter une confrontation militaire contre des « avantages économiques » au profit des Iraniens pouvant aider le pays à construire son économie. Mais les négociations, soutenues également par l’administration Bush, n’ont fait que consolider l’Iran et transformer le pays en une menace plus grande.
Le marché proposé, qui inclurait la vente d’une flotte aérienne civile et l’adhésion de l’Iran à l’Organisation Mondiale du Commerce, reposait sur l’idée que personne ne ferait passer des objectifs et des principes abstraits avant un flot continu de privilèges économiques. Si seulement nous avions négocié un marché avec une carotte plus grosse pour l’Iran, il aurait renoncé à ses ambitions.
Mais croire que l’Iran a réellement soif d’énergie nucléaire (comme il le prétend) est purement fantaisiste. Possédant d’abondantes réserves en gaz et en pétrole, l’Iran est le deuxième plus gros producteur de pétrole de l’OPEP. Croire que le pays accorde la moindre importance à la prospérité est aussi fantaisiste ; l’Iran est une théocratie qui viole systématiquement le droit de ses citoyens à la liberté politique et économique.
Ce que veut l’Iran, c’est l’arme nucléaire, pour mieux menacer et anéantir les impies en Occident et aux alentours de l’Iran. L’Iran affiche publiquement sa position farouchement anti-occidentale. Lors d’une parade officielle en 2004, l’Iran a exposé un missile enveloppé d’une bannière où on pouvait lire : « Nous écraserons l’Amérique sous nos pieds ». (En outre, ses dirigeants réclament avec insistance depuis des années qu’ « Israël soit rayé de la carte ».)
En tant qu’ennemi juré de l’Occident, l’Iran est la source idéologique du terrorisme islamique et « l’État le plus actif au monde dans son soutien du terrorisme » (selon le gouvernement américain). Régime totalitaire qui punit violemment les comportements « non islamiques » de ses propres citoyens, l’Iran exporte activement son mépris pour la liberté et la vie humaine à travers le monde des infidèles. Pendant des années, il a fomenté et soutenu financièrement des attaques sauvages contre les intérêts occidentaux et américains, par l’intermédiaire de groupes tels que le Hezbollah. Comme plusieurs des pirates de l’air du 11 septembre, avant eux, un grand nombre de leaders d’al-Qaida, de fugitifs de la guerre en Afghanistan, ont trouvé refuge en Iran. Et ces derniers temps, l’Iran a fait passer des millions de dollars, des armes et des munitions aux insurgés en Irak.
Il est absurde de penser qu’en offrant une récompense à l’Iran pour stopper son agression, nous le ferons dévier de son but.
L’unique conséquence d’engager un régime aussi fervemment hostile dans des négociations est le blanchiment de ses crimes et l’octroi d’une légitimité imméritée. La tentative d’apaisement de l’Iran a attisé encore plus l’audace des mollahs d’Iran. Ce qu’ils ont retenu, c’est que l’Occident manquait de confiance en lui-même d’un point de vue intellectuel pour désigner ses ennemis et prendre des mesures en fonction. Cela a donné raison à la position des mollahs selon laquelle leur vision religieuse du monde peut mettre à leurs pieds un Occident avancé en matière scientifique et technologique.
Que les négociations débouchent sur un accord ou non, la « diplomatie » encourage l’Iran. Le marché aurait soutenu l’économie de l’Iran, maintenu son gouvernement dictatorial et perpétué sa guerre terroriste contre l’Occident. Mais même en l’absence de marché, simplement en prolongeant les « négociations », l’Iran se renforce puisque le pays gagne du temps pour ses recherches nucléaires secrètes.
Cette approche de la diplomatie « avec n’importe qui et à n’importe quel prix » mène inévitablement à nourrir l’ennemi et à aiguiser ses griffes. C’est ce qui s’est produit en 1994 avec un marché avec la Corée du Nord. Après des négociations sans fin et des offres d’aide, la Corée du Nord a promis de ne pas développer d’armes nucléaires. Lorsque le Nord a été pris en train de violer son engagement, l’Occident a engagé de nouvelles négociations et le Nord a finalement promis une fois encore de mettre fin à son programme nucléaire. En février 2005, la Corée du Nord a déclaré (de façon plausible) qu’elle était parvenue à produire des armes nucléaires.
Une autre tentative, plus vieille, de négociation avec un ennemi déclaré s’est terminée en un échec cataclysmique. En 1938, les Européens ont prétendu que les intentions d’Hitler n’étaient pas réellement hostiles et ont insisté pour que la « paix à notre époque » soit négociée de manière diplomatique (en le laissant s’emparer de la Tchécoslovaquie). Les négociations lui ont donné du temps pour construire sa machine militaire et lui permettre d’enclencher la seconde Guerre Mondiale.
Ignorant les leçons de l’histoire, les Européens se sont lancés dans des négociations avec l’Iran qui donnait également le prétexte insouciant de la paix aujourd’hui au prix de dangers catastrophiques demain.
Afin de protéger les vies américaines (et européennes), nous devons connaître l’importance vitale de passer un jugement moral objectif. Selon tout principe rationnel, l’Iran doit être condamné et ses ambitions nucléaires contrecarrées dès maintenant. La ruse effrontément amorale de l’Europe n’a fait que l’aider dans sa quête et entraînera une confrontation future avec un Iran plus sûr de lui et plus fort.

