vendredi, janvier 27, 2023
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Le Corps des gardiens de la révolution et son rôle dans le terrorisme international

Le Corps des gardiens de la révolution et la répression en Iran

CNRI – Le Corps de gardiens de la révolution (le CGR) a été  fondé en premier lieu pour réprimer les forces démocratiques en Iran. La participation du CGR dans certains organes répressifs du régime iranien est brièvement abordée ici :

Le CGR au ministère des Renseignements
 
Depuis sa fondation en 1984, le ministère du Renseignements et la Sécurité des mollahs, le VEVAK, joue un rôle central dans la répression interne, la direction et le soutien des activités terroristes à l’étranger. Le CGR forme l’épine dorsale du ministère :

1- 90% du personnel du VEVAK ont été recrutés dans le CGR par Mohammad Mohammadi-Raychahri, le premier ministre du Renseignement.

2- Les postes clefs à la direction, ainsi que les directions provinciales du VEVAK sont principalement occupés par des membres du CGR. Les nominations au ministère sont faites par ces individus.

Le CGR dans la police

1- Depuis le début de la révolution iranienne en 1979, les Comités révolutionnaires nouvellement formés ont remplacé la police urbaine dont la tâche principale était la répression de libertés. Les membres de ces comités appartenaient aux échelons inférieurs du CGR.

2- Sous la présidence d’Ali Akbar Hachemi Rafsandjani (1989-1997), la police urbaine et la gendarmerie ont fusionné avec les Comités Révolutionnaires pour former les nouvelles Forces de sécurité de l’Etat (FSE) comme le proposait à l’époque le ministre de l’Intérieur Abdollah Nouri. Autrement dit, la force répressive officielle en Iran a été formée sur la base de membres du CGR.

3- Dès le départ, le chef des FSE a toujours été un général du CGR.

La milice paramilitaire du Bassidj
 
En 1990, outre la formation des forces terrestres, navales et aériennes, Ali Khamenei, le Guide suprême du régime, a créé la Forces Qods et la milice du Bassidj. Le Bassidj a été fondé pour la répression interne, tandis que la Force Qods a été chargé de l’exportation de l’intégrisme et du terrorisme.

Le Bassidj est une des cinq forces contrôlées par le CGR. Avec le Bassidj, le CGR a étendu la répression à tous les ministères, les institutions gouvernementales et non gouvernementales, les banques, les affaires privées et publiques, les écoles, les universités, les gouvernorats et même les villages. De plus, des bases du Bassidj ont été établies partout en Iran pour écraser le moindre mécontentement et préserver le pouvoir des mollahs par la force brute.

Étant donné le rôle crucial du Bassidj comme gardien du régime des mollahs, Khamenei lui a octroyé une autorité spéciale. La plupart des directives secrètes ou officielles de Khamenei sont mises en oeuvre par cette force, particulièrement au moment des soi-disant élections.

C’est cette force qui a sorti Mahmoud Ahmadinejad des urnes de la mascarade électorale présidentielle de 2005. Voici quelques responsabilités de la milice du Bassidj :

• Elle dispose de l’autorité exclusive pour entrer en tout lieu afin de mener des enquêtes sans qu’un autre organe ne soit au courant ou n’y participe.
• Mise en place de points de contrôle en zone urbaines pour contrôler la population et le flot de la circulation.
• Détentions arbitraires de personnes aux points de contrôle.
• Interférence dans les problèmes supposés être du ressort des FSE et du VEVAK,
• Contrôles de sécurité sur tous les vols aériens intérieurs et internationaux

Le rôle du CGR dans le terrorisme

Depuis sa formation, le CGR a été impliqué dans les prises d’otages et le terrorisme en Iran comme à l’étranger. Beaucoup de ses hauts commandants ont été impliqués dans la prise de l’ambassade américaine à Téhéran en 1980.

Les activités terroristes du régime ont été étendues au Liban quand la brigade du CGR "Mohammad Rassoul-Allah" est entrée dans ce pays en 1982.
 
• Le 6 juin 1982, la brigade du CGR "Mohammad Rassoul-Allah", sous le commandement de Hossein Mosleh, entrait au Liban. La force, qui opérait sous la surveillance de l’unité de renseignement du CGR, avait été envoyée conformément à l’ordre personnel de Khomeiny d’instaurer une théocratie au Liban.

• A l’arrivée de la brigade au Liban, plusieurs attentats majeurs ont secoué le pays. L’attentat contre l’ambassade américaine, la garnison des Marines américains, le Quartier général des forces françaises, les prises d’otages et le meurtre de ressortissants étrangers au Liban ont marqué le début de ses activités. Hossein Mosleh a personnellement commandé l’attentat à la bombe contre la garnison des Marines à Beyrouth en 1983.
 
• En juin 1985, pour le troisième anniversaire de son entrée au Liban, Mosleh a fait l’inventaire suivant des trois années du CGR durant ses trois années dans ce pays dans un interview publiée dans Payam Enqelab, l’organe du CGR :

– Activités culturelles et exportation de la révolution islamique au Liban
– Formation de "nos frères libanais" tant idéologique que militaire. Les formations ont été menées à plusieurs niveaux. Des formations préliminaires ont été conduites dans les mosquées et l’entraînement général et spécialisé a suivi. Plus de 40 % des sessions de formation étaient idéologique.
– Organisation de "nos frères libanais" à la fin de leur formation …
– Déploiement de "nos frères."

Le processus décrit par Mosleh indique un schéma général utilisé pour fonder des forces inféodées dans d’autres pays. Ce processus a été utilisé en Irak, en Afghanistan, en Palestine et en Bosnie.

Mohsen Rafiq-Doust, commandant du CGR au temps où les otages français étaient détenus au Liban, est officiellement entré en négociation avec le gouvernement français pour leur libération. À la table des négociation avec le représentant du gouvernement socialiste français, Rafiq-Doust a exprimé sa préférence pour le représentant de Jacques Chirac, alors à la tête de l’opposition en France, car il (Chirac) offrait un meilleur accord. 

Le régime s’est ouvertement vanté des attentats à la bombe contre la garnison des Marines américains et l’ambassade de France à Beyrouth. Dans une interview avec le quotidien officiel Ressalat du 20 juillet 1991, Rafiq-Doust déclarait : "Les Etats-Unis savent que le TNT comme l’idéologie qui ont envoyé 400 Marines et officiers américains en enfer venaient d’Iran. C’est pourquoi les Etats-Unis sont dans une impasse dans le Golfe Persique."

L’unité de renseignement du CGR a organisé des dizaines de complots d’assassinat contre le leader de la Résistance iranienne en France de 1981 à 1986, qui ont tous été déjoués.

Dans les années 1980, le CGR fonde trois centres de commandement pour ses opérations terroristes :

1- la garnison Ramezan, responsable des opérations en Irak
2- la garnison Ansar, responsable des opérations terroristes dans les pays voisins comme la Turquie et le Pakistan
3- la garnison Balal, responsable des opérations à l’étranger.

Après une vague d’attentats à Paris, un des terroristes identifié comme étant Fouad Ali Saleh a été arrêté portant des explosifs, ainsi qu’un autre, Lotfi Ben Khala, qui s’est livré à la police française. Pendant leurs détentions, ces deux terroristes ont révélé que les attentats en France avaient été organisés par Mohammad Reychahri, alors ministre du Renseignement du régime iranien et du ministre de l’époque des gardiens de la révolution Rafiq-Doust. Leur plan avait été approuvé par Rafsandjani et Khamenei. Les opérations terroristes avaient été menées pour contraindre la France à accepter les demandes du régime à la table des négociations.

En 1987, le colonel Heidari et le lieutenant de l’armée de l’air Hassan Mansour étaient assassinés en Turquie par un commando de la mort dirigé par Ahmadinejad, l’actuel président du régime.

Vers la fin de la guerre avec l’Irak et après la mort de Khomeiny en 1989, une nouvelle ère a commencé pour les opérations terroristes du CGR. En 1990, Khamenei a formé la Force Qods avec certains des commandants les plus habiles du CGR utilisant l’expérience de son unité de renseignement dans les prises d’otages et les assassinats des années 1980. Le gardien de la révolution Ahmad Vahidi qui a été nommé à sa tête était jusque-là commandant des services secrets militaires du CGR. En parlant de la nouvelle force, Mohsen Reza’i, alors commandant en chef du CGR a déclaré au quotidien officiel Kayhan le 21 octobre 1991: "Un jour la flamme de la colère et de la haine des Musulmans incendiera le coeur de Washington, et les Etats-Unis seront responsables de ses conséquences. Un jour, les juifs, tout comme Salman Rushdie, ne trouveront nulle part où vivre."

Les opérations terroristes après la mort de Khomeiny ont particulièrement visé les dirigeants de l’opposition. Au 40 ème jour de la mort de Khomeiny, le 13 juillet 1989, le secrétaire général du Parti Démocrate du Kurdistan d’Iran, Abdul Rahman Qassemlou, était assassiné par un commando terroriste du CGR alors qu’il s’apprêtait à négocier avec le régime à Vienne. Sur les lieux de l’assassinat, Mohammad Sahraroudi, le commandant de la garnison Ramezan et actuel vice-président du Conseil suprême de sécurité nationale, le plus haut organe de décision du régime, a été blessé. Ahmadinejad était responsable de la logistique de l’opération et a fait passer les armes aux terroristes par le biais de l’ambassade du régime en Autriche.

L’assassinat de Professeur Kazem Radjavi, le frère du dirigeant de la Résistance iranienne, Massoud Radjavi, le 24 avril 1990 à Genève, a été planifié par le gardien de la révolution Ahmad Vahidi, le commandant de Force de Qods, avec Fallahian, alors ministre du VEVAK. Il a été effectué par le VEVAK.

Le 13 mars 1990, un attentat commun du VEVAK et de la Force Qods, visait Mohammad Mohadessine, président de la commission des Affaires étrangères du CNRI à Istanbul. L’attaque a été menée par l’Unité 5000 de la Force Qods avec des ressortissants turcs formés par Téhéran. Hossein Abedini, membre de la commission des Affaires étrangères du CNRI a été grièvement blessé dans cette opération. Mohadessine n’a pas été touché.

Le 4 juin 1992, dans une opération commune du VEVAK et de l’Unité 5000 de la Force de Qods, des agents turcs ont enlevé Ali-Akbar Qorbani, un membre de la commission des Affaires étrangères du CNRI à Istanbul. Son corps atrocement mutilé a été retrouvé quelques mois après dans un bois voisin de la ville.

Le représentant du CNRI en Italie, Mohammad-Hossein Naqdi, a été assassiné dans une opération commune de la Force Qods et du VEVAk à Rome le 15 mars 1993.

En 1994, un mortier géant de 320mm était découvert dans le port belge d’Anvers. Le mortier avait été conçu et fabriqué par l’industrie militaire du CGR dirigée par Mohammad Mostafa Najar, l’actuel ministre de la Défense. L’arme était envoyée en France pour être utilisée contre le siège du CNRI à Auvers-sur-Oise selon des rapports officiels. On a découvert un mortier semblable à Bagdad avant qu’il n’ait été utilisé dans une opération contre le dirigeant de la Résistance iranienne.

Une terrible explosion en Arabie Saoudite le 25 juin 1996 détruisait la majeure partie d’un bâtiment logeant des soldats américains. 19 Américains ont été tués et 147 Saoudiens, 118 Bangladeshis et 109 Américains ont été blessés. L’opération a été menée par l’Unité 6000 de la Force de Qods commandée par le général du CGR Ahmad Charifi. S’exprimant lors d’une réunion de commandants du CGR le 31 juillet 1996, Khamenei a souligné l’importance de l’opération et rendu hommage à ceux impliqués dans l’attaque, tout en déclarant  : "Tout pays soutenant le terrorisme, en particulier les Etats-Unis, qui continuent à soutenir le régime sioniste occupant la Palestine, seront châtiés."

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