mercredi, décembre 7, 2022
AccueilActualitésActualités: NucléaireParis : Des opposants iraniens affirment que Téhéran déplace un site de...

Paris : Des opposants iraniens affirment que Téhéran déplace un site de recherche nucléaire

Reuters, Paris, 10 octobre – Un groupe d’opposition en exil a déclaré jeudi posséder des informations sur ce qu’il appelle un centre de recherche pour la militarisation nucléaire à Téhéran que le gouvernement déplace pour éviter qu’il soit détecté avant les négociations avec les puissances mondiales.

Le mouvement d’opposition, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a révélé le site d’enrichissement nucléaire de Natanz en Iran et le site d’eau lourde à Arak en 2002. Mais les analystes disent qu’il a un passé en dents de scie et un programme politique clair.

Une accusation faite en juillet à propos d’un site nucléaire souterrain secret en construction en Iran a suscité une réponse internationale prudente, la France se contentant de dire qu’elle regarderait.

La république islamique dit que son programme d’énergie nucléaire est entièrement pacifique et rejette les accusations américaines et israéliennes comme quoi il recherche la capacité de fabriquer des armes nucléaires.

 

La récente allégation du CNRI intervient juste quelques jours avant que l’Iran et les six grandes puissances se réunissent à Genève pour tenter de mettre fin à des années d’impasse dans une querelle sur le programme nucléaire de l’Etat islamique.

L’élection d’Hassan Rohani, un modéré relatif, comme nouveau président iranien a soulevé des espoirs de progrès vers un règlement négocié d’un dossier nucléaire qui dure depuis dix ans.

Le CNRI, basé à Paris, citant des informations de sources de l’intérieur de l’Iran, a dit qu’un centre de recherche et de planification de la militarisation nucléaire, qu’il a appelé SPND, était déplacé vers un site vaste et sécurisé dans un complexe du ministère de la Défense à Téhéran à environ 1,5 km de son emplacement précédent.  

Il dit que le centre employait environ une centaine de chercheurs, ingénieurs et experts et menait des expériences à petite échelle avec du matériel radioactif et qu’il était chargé de la militarisation des armes nucléaires.

« Il y a un lien entre ce transfert et la date (des négociations) de Genève parce que le régime a besoin d’éviter le risque de visites des inspecteurs (de l’agence nucléaire de l’ONU) », a dit dans une conférence Mehdi Abrichamtchi, qui a rédigé ce rapport pour le CNRI.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe