AccueilActualitésActualités: Terrorisme & intégrismeOuverture du dépôt des candidatures en pleine montée des luttes intestines

Ouverture du dépôt des candidatures en pleine montée des luttes intestines

Mascarade électorale – N°5

Attaques contre Rafsandjani et contre-attaques 

Alors que le dépôt des cadidatures pour la mascarade présidentielle commence, la lutte entre les factions au pouvoir atteint de nouveaux pics, spécialement les attaques contre Rafsandjani et les contre-attaques.

Les grands titres du quotidien Kayhan de Khamenei le 5 mai étaient consacrés au communiqué d’un membre du Conseil des gardiens qui s’emportait : « Si nous sentons de la déviation, nous désapprouverons la compétence ». Evoquant Rafsandjani et Khatami, l’éditorial lançait la charge : « Plus important que l’âge des candidats qui devrait être approprié aux besoins de la direction exécutive, il faut prouver que la personne est en vie. Et tout comme il est interdit et répugnant d’utiliser le certificat de naissance d’un mort pour voter, il est encore plus illégal et répugnant d’utiliser le certificat de ceux qui sont politiquement et idéologiquement morts (…) Il faudrait noter pour la date du décès de certains dignitaires 1986, 1990, 1993 ou tout au plus 1997, 1999 ou 2005. »

Le mollah Pour-Mohammadi, candid

at de la faction Khamenei, ancien ministre de l’Intérieur, criminel de l’appareil judiciaire et un des responsables du massacre de 1988, a assené : « La raison pour laquelle je m’oppose à la présence de Hachemi Rafsandjani c’est qu’avec sa présence à l’élection, le cycle du pouvoir et de la richesse sera interrompu. » (Asr Iran – 4 may 2013)

Par ailleurs, après que le ministre du Renseignement et Hossein Shariatmadari, le représentant de Khamenei au quotidien Kayhan, aient menacé Rafsandjani d’ « assignation à domicile » et de « jugement et chatiment » pour le chef de « corrompu sur Terre », le député Ali Motahari, se référant aux «conditions critiques » du régime, a rétorqué : « La situation actuelle du régime nécessite une personne dotée d’une expérience dans les domaines politiques, économiques et culturels. Il n’y a pas de place à au test et à l’erreur (…) les mots prononcés par son excellence (le minsitre du Renseignement) sont illogiques. Savoir si une personne prône la sédition ou pas, doit être laissé à la discrétion du peuple parce que, actuellement, avec ce qui se dit, on se rend compte que même le ministre du Renseignement n’est pas sans envie de lancer une nouvelle sédition. » (agence Mehr, affiliée au ministère du Renseignement,  4 mai 2013)

Ahmad Tavakoli, un autre député du régime a embrayé : « Je continue de critiquer M. Hachemi Rafsandjani et les événements de la sédition de 2009 renforcent ma critique. Cependant le devoir légal du ministre du Renseignement est d’assurer la sécurité et la paix sociale et il doit s’abstenir de faire des déclarations et d’adopter des postures à tendance politique. »

Le mollah Rohani, membre de l’Assemblée des Experts du régime, a renchéri : « J’ai été représentant du guide suprême au Conseil suprême de sécurité nationale et j’ai toujours été nommé par lui au Conseil de discernement des intérêts de l’Etat ; j’ai toujours été auprès de son éminence (…) cependant, je considère M. Hachemi comme un pillier de la révolution et je dois utiliser son expérience. M. Hachemi commandait la guerre et j’étais son adjoint. Il est devenu vice-commandant en chef des forces armées et j’étais son adjoint ; et j’ai toujours travaillé avec lui après la révolution. Je pense que M. Hachemi est une personne capable et réfléchie en religion et en affaires politique. » (agence officielle ILNA– 4 mai 2013)

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 6 mai 2013