
Par: By Amir Taghati
La signature de l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran, officiellement connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (PAC), a suscité des divisions au sein du régime et ses différentes factions.
Il y avait beaucoup d’espoir pour que les problèmes économiques du pays finissent par se résoudre d’eux-mêmes. Cependant, cela n’a pas tout à fait été le cas. Téhéran est de plus en plus isolé sur la scène mondiale et sa situation économique n’a jamais été aussi critique. Les sanctions imposées par les États-Unis exercent plus de pression que jamais sur le régime des mollahs.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, a déclaré que le but de l’accord n’avait rien à voir avec les avantages économiques. Pourtant, l’Assemblée des experts – un organe doté d’un grand pouvoir et proche du Guide Suprême – a déclaré que le point de vue du ministre des Affaires étrangères est totalement faux.
Dans un communiqué récent, l’organe a déclaré que le ministère des Affaires étrangères était chargé de veiller à ce que les sanctions soient levées par le biais de l’accord nucléaire. Il a explicitement déclaré que l’objectif de l’Iran lors des négociations de l’accord était de « lever sans condition toutes les sanctions économiques, financières, bancaires et nucléaires », et il a réaffirmé que cette position reste inchangée.
Le président de l’Assemblée des experts et du Conseil des gardiens, Ahmad Jannati, a déclaré la semaine dernière que l’accord est caduc maintenant que les États-Unis s’en sont retirés. Il a également critiqué les européens pour n’avoir pas agi depuis le retrait des États-Unis: « Certains disent qu’après le retrait des États-Unis du JCPOA, les Européens feront quelque chose pour nous, alors qu’ils traînent les pieds et ne feront jamais rien en notre faveur. »
Il a ajouté que le Guide Suprême avait menacé de déchirer l’accord si les États-Unis s’en retiraient, mais que le constat est que Téhéran est toujours partie à l’accord. Jannati a déclaré que le moment était venu pour Téhéran de ne plus en tenir compte.
Ce qui, au départ, était un succès relatif pour Téhéran est devenu un cauchemar.

