jeudi, décembre 11, 2025
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Iran : Un député prône l’arme nucléaire et conteste la supposée fatwa anti-armes

Iran : Un député prône l'arme nucléaire et conteste la supposée fatwa anti-armes
Le député des mollahs iraniens, Abdolhossein Rouhalamini

Un responsable du régime iranien a ouvertement appelé à une reculade progressive concernant l’interdiction des armes nucléaires proclamée par le Guide suprême des mollahs Ali Khamenei. Une manière d’intensifier la campagne de menaces visant à contraindre la communauté internationale à renoncer à sa position ferme sur les ambitions nucléaires de Téhéran.

Dans un discours prononcé devant le Parlement le 13 mai, Abdolhossein Rouhalamini a affirmé que si les sanctions et les pressions occidentales persistaient, le régime devrait lever la fatwa religieuse de Khamenei interdisant officiellement les armes nucléaires.

« Si les menaces et les sanctions ne sont pas levées, nous devrions progressivement demander un réexamen de la fatwa du Guide suprême sur les armes nucléaires. » Il a présenté cela comme une réponse stratégique à ce qu’il a décrit comme des provocations et des efforts américains visant à déstabiliser l’Iran de l’intérieur.

Cependant, la fatwa elle-même a longtemps été rejetée par les experts en non-prolifération et les groupes d’opposition iraniens, la considérant comme une manœuvre tactique visant à détourner l’attention, et non comme un véritable obstacle à la militarisation. Depuis 1991, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a révélé des dizaines de sites nucléaires secrets liés au programme d’armement clandestin du régime.

Les remarques de Rouhalamini s’inscrivent dans une stratégie plus large d’extorsion nucléaire. En lançant publiquement l’idée d’abandonner la fatwa, les responsables du régime cherchent à créer une panique diplomatique, à diviser le consensus international et à obtenir des concessions des puissances occidentales. C’est une stratégie bien connue : Téhéran intensifie ses menaces dès que la pression internationale s’intensifie, utilisant le spectre de la militarisation pour bloquer les négociations et affaiblir l’application des sanctions.

Alors que Téhéran est confronté à une montée des troubles intérieurs, à un effondrement économique et à un isolement croissant, les responsables ont de plus en plus recours au chantage nucléaire comme dernier levier stratégique. Le discours de Rouhalamini fait suite à une série de déclarations similaires de responsables du régime ces derniers mois, dans le cadre d’une action coordonnée visant à menacer d’une explosion nucléaire et à intimider la communauté internationale pour qu’elle renonce à une politique ferme et unifiée.