mercredi, décembre 7, 2022
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Nucléaire : l’ONU tente de resserrer l’étau sur Téhéran

Nucléaire : l'ONU tente de resserrer l'étau sur TéhéranPar Jean-Louis Turlin

Lefigaro.fr – Le Conseil de sécurité s’apprête à menacer l’Iran de sanctions s’il ne suspend pas ses activités d’enrichissement dans un délai d’un mois.

«Nous sommes près d’un accord» sur le texte d’une résolution, affirmait mardi soir Jean-Marc de La Sablière, le représentant permanent de la France aux Nations unies, qui assure la présidence du Conseil de sécurité ce mois-ci. Le 12 juillet à Paris, les ministres des Affaires étrangères des cinq pays membres permanents du Conseil, plus l’Allemagne, avaient décidé de renvoyer le dossier nucléaire iranien devant l’ONU à New York.

Ils veulent ainsi mettre la pression sur Téhéran, qui a différé jusqu’au 22 août sa réponse aux propositions occidentales. Mais Moscou a décidément du mal à se faire à l’idée de sanctions, jugeant que leur menace ne peut que braquer la République islamique.
 
Or, la décision prise à Paris implique une résolution rendant «obligatoire» la suspension des activités iraniennes d’enrichissement d’uranium. Le chapitre VII de la Charte des Nations unies, invoqué en l’occurrence, prévoit naturellement des sanctions à l’appui des décisions du Conseil. Pour contourner l’objection russe à toute formulation laissant la porte ouverte à l’usage de la force, le texte qui pourrait être mis au vote dès aujourd’hui est spécifiquement placé sous l’article 41 du chapitre VII, qui ne prévoit que des sanctions diplomatiques (interdiction de voyage par exemple) ou économiques (embargo sur les transferts de technologie), par opposition à l’article 42, réservé aux mesures militaires.
 
Recherche et développement compris
 
La mouture soumise à l’approbation des capitales retient l’élément fondamental, souligne Jean-Marc de La Sablière, car elle impose «la suspension de toutes les activités d’enrichissement connexes, y compris la recherche et le développement». Elle stipule aussi qu’après «un laps de temps, environ un mois, si l’Iran ne s’est pas mis en conformité avec la résolution, alors des mesures seront prises sous l’égide de l’article41 du chapitreVII».
 
Dans la dernière ligne droite, l’optimisme prévalait, l’ambassadeur russe, Vitaly Churkin, estimant qu’on avait «bien progressé» et son homologue américain, John Bolton, que «les mots qui sont là, maintenant, à notre satisfaction, signifient clairement que l’Iran est sous obligation» d’obtempérer.

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