mardi, décembre 6, 2022
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Nucléaire iranien: la France favorable à de nouvelles sanctions

A gence France Presse – La France est favorable à de nouvelles sanctions de l'ONU contre l'Iran, après la publication d'un nouveau rapport de l'AIEA sur son programme nucléaire, a déclaré mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Eric Chevallier.

 

"Dans la continuité de l'approche des Six, alliant dialogue et fermeté, nous n'avons d'autre choix que de travailler, dans les jours et semaines à venir, à une nouvelle résolution de sanctions du Conseil de sécurité" de l'ONU, a indiqué le porte-parole, jugeant le rapport de l'AIEA "extrêmement préoccupant".

Dans un nouveau rapport rendu lundi, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a regretté l'absence de progrès dans les discussions avec Téhéran sur la véritable nature du programme nucléaire iranien et a une nouvelle fois enjoint l'Iran de fournir toutes les informations nécessaires.

M. Chevallier a ajouté que "malheureusement" le directeur général de l'Agence, Mohamed ElBaradei, avait dans ce rapport "constaté, une nouvelle fois, que l'Iran refuse d'apporter des réponses aux questions de l'AIEA portant sur des activités pouvant être liées à la conception et à la fabrication des armes nucléaires".

Les Etats-Unis ont réagi lundi à ce rapport en menaçant Téhéran de nouvelles sanctions. "Nous appelons instamment l'Iran à suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium et de retraitement, sans quoi les sanctions déjà décidées par le Conseil de sécurité des Nations unies continueront à être appliquées et de nouvelles sanctions pourront l'être", a dit un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe.

La Chine à l'inverse a estimé mardi que de nouvelles sanctions n'étaient pas une "solution" pour résoudre le dossier du programme nucléaire iranien.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier s'est de son côté montré "déçu du manque de coopération de Téhéran" sur la question nucléaire, en rencontrant lundi soir son homologue iranien Manouchehr Mottaki, selon une source diplomatique allemande.

Les six pays impliqués dans le dossier de la crise nucléaire iranienne sont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU -Etats-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni- et l'Allemagne.

Le président de la Commission des Affaires étrangères du parlement iranien, Allaeddine Boroujerdi, a répondu mardi que son pays n'entendait pas répondre aux "allégations" de l'AIEA.

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