CNRI – « Nous devons mettre un terme à la politique de complaisance avec le régime iranien et plutôt soutenir la résistance qui espère un jour instaurer la démocratie en Iran », a déclaré Alejo Vidal-Quadras au Parlement européen le 3 octobre. Le vice-président du PE s’exprimait dans une réunion organisée par l’intergroupe des Amis d’un Iran Libre pour marquer la sortie de liste noire de l’Ompi. La présidente élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, en était l’invitée d’honneur.
Voici les temps forts de l’intervention de M. Vidal-Quadras :
Comme toujours, c’est un grand plaisir et un honneur d’accueillir la Présidente Maryam Radjavi dans notre Parlement. Nous comprenons tous que nous vivons un moment historique. Le couronnement d’une campagne au succès de laquelle peu croyaient.
Mme Radjavi a créé un modèle pour parvenir à la victoire par le biais de la résistance à l’oppression et à la répression. Félicitations donc au peuple iranien et à nos amis du camp d’Achraf et du camp Liberty, les principales victimes de cette injustice, et désormais les tenants de ce triomphe.
Bien entendu, nous en sommes reconnaissants au Département d’État des États-Unis, nos amis. Nous sommes très reconnaissants qu’ils aient pris cette position. Ils ne l’ont pas prise très rapidement, mais ils l’ont prise, merci beaucoup donc. Et il y a d’autres choses pour lesquelles nous devons les remercier parce que grâce à eux nous avons appris des choses que nous ne savions pas. Par exemple, la définition du mot groupuscule. Nous avons toujours pensé qu’un groupuscule était un rassemblement de moins de dix personnes. Nous avions tort. Un groupuscule est un rassemblement de moins de dix personnes sauf lorsqu’ils sont membres de la résistance démocratique iranienne. Là, un groupuscule est un rassemblement de 100 000 personnes. Ce sont donc là les choses que nous apprenons grâce à la sagesse du Département d’État américain.
Nous avons peut-être gagné une bataille, mais nous n’avons pas encore gagné la guerre. Comme Mme Radjavi l’a dit, nous avons deux tâches essentielles devant nous. Premièrement, Liberty doit se voir attribuer le statut de camp de réfugiés pour protéger les droits des résidents tandis que nous nous démenons pour leur réinstallation dans des pays tiers. Les États membres de l’UE doivent cesser de trouver des excuses, endosser leur responsabilité et accueillir des résidents dans leurs pays. Parce que nous sommes tous bien conscients que plus longtemps nos amis d’Achraf et de Liberty restent en Irak, plus grand est leur risque d’être attaqués ou déportés en Iran.
Deuxièmement, nous devons mettre un terme à la politique de complaisance avec le régime iranien et plutôt soutenir la résistance qui espère un jour instaurer la démocratie en Iran. Aujourd’hui, je veux me concentrer sur ce qui va se passer ensuite pour l’OMPI. Son retrait de la liste terroriste américaine a satisfait les défenseurs des droits de l’homme et de la démocratie, mais a causé une rétention de rage chez les mollahs.
Le président Ahmadinejad ainsi que les lobbyistes du régime en Europe et aux États-Unis, y compris au Département d’État qui ont résisté contre le retrait de la liste pendant de nombreuses années et qui font maintenant des déclarations à titre de responsables anonymes, sont relayés par certains médias occidentaux dont la seule mission en ce qui les concerne est de défendre les intérêts économiques. Ces responsables disent qu’ils ne font pas confiance à l’OMPI, qu’ils ne la considèrent pas comme un mouvement d’opposition valable, qu’elle maltraite ses propres membres, qu’elle n’est qu’un groupuscule marginalisé.

Beaucoup parmi nous ici travaillons étroitement avec l’OMPI et ses dirigeants depuis de nombreuses années. Certains d’entre nous avons visité Achraf et même rencontré quelques-unes des milliers de personnes qui ont ensuite été exécutées pour leur soutien. L’OMPI s’est continuellement avérée non-violente et digne de confiance. Les forces américaines ont été stationnées à Achraf pendant sept ans. Nous aurions donc dû entendu parler d’un quelconque incident. Rien ne s’est produit. La relation a été parfaite.
Assurément, l’OMPI a adhéré au plan en dix points pour l’Iran que Mme Radjavi a annoncé il y a plusieurs années. Ces points comprennent l’abolition de la peine de mort, une relation pacifique avec les autres pays, la défense contre l’islam intégriste et l’engagement à un Iran non-nucléaire.
Concernant ce dernier point, il devrait être rappelé que l’OMPI a obtenu et divulgué le programme nucléaire secret du régime.
Lorsqu’on regarde l’OMPI, on constate une structure dirigeante transparente, l’égalité des hommes et des femmes – ceci n’est pas très bien respecté parce qu’il y a beaucoup plus de femmes dans le leadership – et le désir de coopérer avec les autres forces d’opposition.
Quant aux allégations comme quoi il s’agit d’un groupuscule sans soutien populaire, j’ai déjà exprimé ma gratitude à l’égard du Département d’État. Leur popularité est également démontrée par les manifestants contre leur inscription sur la liste terroriste devant le Département d’État à Washington pendant 1000 jours, tout comme par le fait que ce mouvement de résistance ne repose que sur le soutien financier du peuple iranien.
L’OMPI s’est serré les coudes face aux étiquettes terroristes du Royaume-Uni, de l’Union Européenne, des États-Unis, qui ont été supprimées une par une. Leur force face aux graves conséquences qui résultaient de cette désignation incorrecte montre à la fois leur engagement à la démocratie et leur niveau de soutien. Malgré les précédents massacres et les fausses allégations, l’OMPI s’accroche à son espoir dans un Iran libre et démocratique.

Je pense que le futur de ce pays réside dans ces personnes et j’exhorte Mme Ashton, qui par ailleurs n’est pas la plus rapide de nos responsables, à le reconnaître. Maintenant que l’opposition légitime a été désentravée, j’espère, comme Mme Radjavi l’a dit dans sa récente déclaration, que la communauté internationale pourra apprendre à ignorer la désinformation et à se mettre plus au fait des objectifs de l’OMPI.
C’est donc aujourd’hui un grand jour pour nous tous. Un jour de victoire qui est le fruit de plusieurs années de courage, de persévérance, de sacrifice et de foi intarissable en notre cause. Désormais, une nouvelle ère d’initiatives s’ouvre devant nous. Un besoin de transformation de l’Iran en une vraie démocratie qui puisse garantir la dignité, la liberté, la justice et la prospérité à tous les hommes et toutes les femmes vivant dans un si merveilleux pays.
Mme Radjavi, je n’ai aucun doute que vos nombreux amis dans ce Parlement continueront de travailler main dans la main avec le CNRI sous votre direction et leadership jusqu’à ce que notre rêve d’un Iran démocratique devienne une réalité.

