jeudi, février 2, 2023
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Accepter l’OMPI comme un partenaire de dialogue permanent pour les États européens – Günter Verheugen

CNRI – « Si nous voulons un changement de régime, si vous voulez un Iran démocratique, nous devons soutenir l’opposition démocratique. C’est comme ça que cela commence. Par conséquent, la prochaine étape doit être un dialogue permanent et constructif entre tous les gouvernements des États membres de l’UE ainsi que les institutions européennes avec l’OMPI ainsi que sa présidente, Madame Radjavi », a proposé l’ancien commissaire européen allemand Günter Verheugen à Bruxelles le 3 octobre. Il s’exprimait dans une réunion au Parlement européen organisée par l’intergroupe des Amis d’un Iran Libre pour marquer la sortie de liste noire de l’Ompi. La présidente élue de la Résistance iranienne Maryam Radjavi en était l’invitée d’honneur.

 

Voici les temps forts de l’intervention de Günter Verheugen :

La dernière fois que j’ai été accusé d’être un terroriste et ami du terrorisme, c’était en 1991 au Parlement allemand pour ma coopération avec le Congrès National Africain et mon soutien à Nelson Mandela. Deux ans après, le même Nelson Mandela se tenait dans le même parlement comme président d’Afrique du Sud, faisant un discours et ceux qui m’avaient taxé de terroriste faisaient la queue pour lui serrer sa main. C’est pourquoi je suis toujours très réticent à employer ce terme.

Je rejoins mes collègues ici pour saluer la décision américaine. C’est un pas en avant vraiment majeur. Je les rejoins pour saluer le leadership de la Présidente Radjavi ainsi que le courage et la sagesse des résidents et anciens résidents du camp d’Achraf. Mais nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers. La décision américaine a créé un nouvel élan également pour la politique européenne que nous devons utiliser sans tarder. Je veux dire que la chose la plus importante ici c’est qu’il y a une déclaration politique et non pas une décision de justice, une déclaration politique disant qu’il n’y a pas la moindre preuve justifiant la désignation de l’OMPI comme une organisation terroriste comme cela a été dit par le gouvernement américain. Et cela prive les gouvernements européens de la possibilité d’utiliser la liste terroriste américaine comme une couverture et de se cacher derrière comme ils le faisaient dans le passé. La couverture a disparu. La voie est ouverte et désormais ils doivent présenter leur position.

Je pense qu’il y a deux défis importants devant nous. Le premier est un réexamen de la politique de l’UE envers l’Iran. Nous voulons deux choses pour l’Iran. Nous voulons la démocratie et nous voulons un Iran non-nucléaire, sans armes nucléaires. Il est évident que les deux objectifs ne peuvent être atteints avec le régime actuel. C’est une illusion de croire que la démocratie ou bien les armes nucléaires sont négociables avec les mollahs à Téhéran. C’est une grande illusion. La seule façon d’y parvenir est un changement de régime en Iran. Et voici ma proposition sur ce qui est nécessaire. Il y a un élément qui manque à notre synthèse : l’élément du soutien à l’opposition démocratique en Iran. Si nous voulons un changement de régime, si vous voulez un Iran démocratique, nous devons soutenir l’opposition démocratique. C’est comme ça que cela commence. Et par conséquent, la prochaine étape doit être un dialogue permanent et constructif entre tous les gouvernements des États membres de l’UE ainsi que les institutions européennes avec l’OMPI ainsi que sa présidente, Madame Radjavi. Un dialogue permanent et constructif et le sujet de ce dialogue devrait être comment nous pouvons instaurer la démocratie en Iran. Accepter l’OMPI comme un partenaire de dialogue permanent pour les États membres et les institutions européennes.

Et l’autre point a déjà été mentionné à plusieurs reprises mais je voudrais rendre cela à nouveau très clair, dans les conditions actuelles, la situation des anciens résidents du camp d’Achraf et des résidents du camp Liberty est en-dessous des normes des droits de l’homme et selon nos propres principes politiques absolument inacceptable. Et j’attendrais de la part du Conseil européen qui se réunit plus ou moins chaque mois, qu’il s’en occupe. J’admets qu’il y a une très importante question, la crise économique. Mais peut-être le Conseil européen trouvera-t-il le temps de s’occuper d’autres questions importantes également.

Et il peut ajouter un paragraphe aux prochaines conclusions, et ce paragraphe au Conseil européen exhorterait les États membres à accepter désormais sans tarder, le transfert et la réinstallation des gens du camp d’Achraf ainsi que de leur accorder la sécurité et des places sûres au sein de nos États membres. Je ne pense pas que cela soit trop demander au Conseil européen de faire cela. C’est clairement une question de leadership. C’est une question de stratégie.
 
Pendant ce temps, les conditions au camp Liberty doivent être améliorées. La commission que j’ai eu le privilège de servir pendant plus de dix ans, n’est normalement pas très timide pour user de ses pouvoirs. Dans le cas de l’Irak, j’ai le sentiment qu’elle est timide. J’aimerais rappeler à mes collègues à la Commission européenne que la commission est chargée de tous les programmes de reconstruction et de tout le programme d’aide pour l’Irak. Et bien sûr vous pouvez employer des conditions ici. Nous pouvons dire clairement au gouvernement irakien que notre coopération est fondée sur la condition du respect total des droits de l’homme dans votre pays. Et ce que nous voyons dans le camp Liberty constitue clairement une violation des droits de l’homme. Je vois donc beaucoup d’opportunités où les institutions européennes peuvent désormais agir.

 

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