
Mgr Jacques Gaillot est intervenu lors d’une conférence appelant à la fin de l’impunité des auteurs de crimes contre l’humanité en Iran et en Syrie qui s’est tenue, le samedi 26 novembre, à la de la Mutualité à Paris. De nombreuses personnalités dont la présidente élue de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, des dirigeants de l’opposition syrienne, des défenseurs des droits de l’Homme, ainsi que plusieurs rescapés des prisons iraniennes qui ont récemment quitté l’Iran, sont également intervenus lors de cette conférence. Dans son intervention, le grand défenseur des droits humains a déclaré:
Madame la Présidente, chers amis, il y a une parole qui est montée en moi cet après-midi, c’est une parole des prophètes de la Bible : « Si nous nous taisons, les pierres du torrent crieront. » C’est magnifique. « Si nous nous taisons, les pierres du torrent crieront. » Mais on ne se taira pas. Parce que nous avons l’exemple des martyrs, ceux de 1988 en Iran, les martyrs d’Achraf, de Liberty, les martyrs d’aujourd’hui, et ils ont préféré la torture, la pendaison, plutôt que d’abdiquer et de se soumettre à la dictature religieuse. Ils ont traversé la détresse sans se laisser écraser par elle. Ils ont été des résistants jusqu’au bout.
Et ça c’est une parole forte qu’on ne peut pas faire taire. La justice est en marche aujourd’hui, on ne pourra pas arrêter cette marche de la justice. Il y a une force de la vérité. La vérité est faite pour venir au jour. Ce qui est caché doit être découvert, ce qui est dissimulé viendra à la lumière. Ça c’est sûr.
Et donc aujourd’hui nous ne pouvons pas nous taire. Et je retiendrai les mots qu’on nous a laissé cet après-midi, qui sont peut-être les vôtres, « Nous devons et nous pouvons ». Merci.

