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Les pertes du régime iranien en Syrie dépassent les 10.000 morts

Les noms de 69 généraux et colonels des pasdaran tués en Syrie

Selon les déclarations du mollah Mohammad-Ali Chahidi-Mahallati, représentant de Khamenei à la « fondation des martyrs et des vétérans » et vice-président de Rohani, le nombre de pasdaran tués dans la guerre en Syrie dépasse le millier. Dans un séminaire tenu à l’occasion de la « semaine de la milice du Bassidj », il a affirmé que « le nombre de martyrs de notre pays dans la défense du sanctuaire sacré dépasse le millier et nous leur sommes à tous  reconnaissants». (Agence Tasnime, organe de la force terroriste Qods, 22 novembre 2016)

Selon les informations de la Résistance iranienne venant de l’intérieur de l’Iran, le nombre de tués dans les rangs des gardiens de la révolution et de leurs mercenaires libanais, afghans, pakistanais irakiens et autres, est supérieur à 10.000. D’après des rapports de l’intérieur du corps des pasdaran, pour empêcher toute fuite sur l’ampleur des pertes et en réduire l’impact négatif dans la société, une grande partie des corps des mercenaires afghans, pakistanais et irakiens tués en Syrie ne sont pas rapatriés en Iran.  Les corps des mercenaires libanais sont tous enterrés au Liban ou en Syrie. On peut juger de l’ampleur des pertes à l’aune du nombre d’officiers supérieurs des pasdaran tués dans la guerre contre la population syrienne. Voici les noms de 39 généraux de brigade et 28 colonels des pasdaran et de deux colonels de l’armée sous commandement de Khamenei tués en Syrie : 

Les généraux des pasdaran : Hassan Shateri, Seyed Hamid Tabatabaï-Mehr, Haj Esmaïl Heidari, Mohammad Jamal Pa Ghaleheï, Dadollah Sheibani, Jaber Darisavi, Mohammad Ali Aliabadi, Alireza Tavassoli, Hossein Badpa, Hadi Kajbaf, Rouzbeh Helissiaï, Hadj Abdollah Eskandari, Mohammad Ali Allahabadi, Ezzatollah Soleimani, Farshad Hosseini-nejad, Abdolreza Majiri, Hossein Fadaï, Saïd Sayyah Taheri, Sattar Orang, Hassan Razzaghi, Hamidreza Ansari, Ahmad Majdi Nasab, Haj Ali Ghorbani, Reza Farzaneh, Hassan Ali Shamsabadi, Mohsen Ghajarian, Masha-allah Shamseh, Javad Dourbin, Seid Shafi Shafiei, Jahangir Jafarnia, Mohammad Hassan Hakimi, Reza Rostami Moghaddam, Ahmad Gholami, Daryoush Dorosti, Mostafa Rashidpour, Akbar Nazari, Hossein Alikhani, Gholamreza Samaei et Zaker Heidari. 

Les colonels des pasdaran :  Amir Reza Alizadeh, Heshmatollah Sohrabi, Abbas Abdullahi, Ghassem Gharib, Karim Qavabesh, Moslem Khizab, Mostafa Sadrzadeh, Esmaïl Khanzadeh, Mohammadreza Ali-Khani, Abdulreza Roshvand, Mohammad Tahan, Sattar Mahmoudi, Ghassem Teimouri, Morteza Torabi Kamel, Asghar Falahat Pisheh, Hamzeh Kazemi, Abdulhossein Saadatkhah, Ahmad Goudarzi, Mohsen Mandani, Ali Taheri Tarshizi, Saeed Shamloo, Mohammad Balbasi, Rahim Kaboli, Ali Mansouri, Ghodratollah Abdian, Morteza Ataï, Adel Saad and Mohammadreza Zareh Alvani, et aussi deux colonels de l’armée sous le commandement de Khamenei nommés Morteza Zarhoun et Mojtaba Zolfaghar Nassab. 

L’ampleur des pertes en Syrie a déclenché une vague de mécontentement dans les familles des tués et les efforts des pasdarans pour envoyer des jeunes, des lycéens, des employés et des ouvriers en Syrie ont attisé la haine de la population vis-à-vis de cette guerre. Pour les Iraniens, ces pertes rappellent celle de la guerre antipatriotique de huit ans avec l’Irak. 

L’indifférence des mollahs vis-à-vis des familles des tués, en particulier des Afghans, ajoute à leur douleur. Le régime va jusqu’à accumuler des retards dans les soins aux blessés et aux mutilés afghans.

La montée de cette aversion générale a même résulté dans les protestations de certaines factions du régime contre la guerre en Syrie. Mostafa Tadjerzadeh a écrit à ce propos : « Nous avons mené une intervention en Syrie avec beaucoup de pertes et peu de profits. Aucun pays n’a eu autant de pertes en Syrie que l’Iran. Malgré ce bilan, on nous accuse de tuer les Syriens et de faire du sectarisme. Notre crédibilité en a pris un coup et chaque jour nous nous enfonçons davantage dans le bourbier syrien. »

De son côté, Mehdi Khazali déclarait le 11 septembre : « Est-ce que la guerre de huit ans (avec l’Irak) n’a pas suffi ? Voilà qu’on se bat en Syrie depuis cinq ans. C’est une erreur et cela n’aurait pas dû se faire, je l’ai dit à maintes reprises. Le fait est que la guerre est arrivée et nous nous sommes engagés dans ce bourbier et nous nous sommes engagés dans la question de Daech qui a été créé à cause de de la mauvaise gestion de Hadj Ghassem Soleimani. S’il n’avait pas fait ça, il n’y aurait pas de Daech. C’est la faute de Hadj Ghassem Soleimani. »

 

Commission du contreterrorisme du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 29 novembre 2016