
« Il faut se réveiller pour que la mémoire de tous ceux qui ont été massacrés, de tous ceux qui souffrent dans les geôles iraniennes ne soient pas une mémoire qui s’éteint, mais une mémoire que nous portons vive, » a déclaré Florence Berthout, maire du 5ème arrondissement de Paris à une conférence organisée à la Maison de la Mutualité en fin de semaine. Sur le thème « Appel à la justice : Mettre fin à l’impunité des auteurs de crimes contre l’humanité en Iran et en Syrie », la réunion rassemblait plusieurs personnalités, dont la présidente élue de la Résistance iranienne Maryam Radjavi et des dirigeants de l’opposition syrienne et des figures politiques, juristes et défenseurs des droits de l’Homme. Plusieurs rescapés des prisons iraniennes qui ont récemment quitté l’Iran ont également pris la parole.
Dans son intervention, Florence Berthout a déclaré :
« Madame la Président du Conseil National de la Résistance Iranienne, c’est un immense plaisir de dire quelques mots d’ouverture. Je n’ai aucune qualité particulière pour être avec vous, sinon la qualité d’être une élue de la République, comme maire du 5ème arrondissement et conseillère régionale, et me sentir pleinement investie de ce combat immense qui nous réunit cet après-midi autour de vous, celui qui est la défense des droits de l’homme et de la défense des droits de l’homme dans un pays qui souffre beaucoup, l’Iran.

Si nous sommes réunis là c’est parce que le climat en Iran et dans le monde entier sur le terrain des droits de l’homme est un climat épouvantable. Les choses ne s’améliorent pas. Je lisais des compte-rendu du rapport publié au mois de septembre par le Secrétaire général des Nations Unies, M Ban Ki-moon, 1000 exécutions ont été enregistrées en 2015. Le chiffre, faut-il le rappeler, est tristement record de ces 20 dernières années. Alors oui, il faut se mobiliser. Il faut se mobiliser pour dénoncer les crimes, les exactions du régime iranien. Il faut se mobiliser pour réveiller les politiques et en particulier mes collègues, politiques français, et puis il faut se réveiller pour tout simplement que la mémoire de tous ceux qui ont été massacrés, de tous ceux qui souffrent dans les geôles iraniennes ne soient pas une mémoire qui s’éteint, mais une mémoire que nous portons vive, à l’image des petites bougies que vous avez allumé autour d’une exposition dans ce 5ème étage de la Maison de la Mutualité.
Je vous souhaite des échanges fructueux. Je souhaite surtout que l’on avance ensemble sur le terrain de la responsabilité et vraiment d’une prise de conscience collective. Merci et bravo pour votre combat extraordinaire et courageux.

