jeudi, février 2, 2023
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M. le président Obama, radiez l’OMPI, donnez-lui la protection promise, maintenant ! – Tom Ridge

CNRI –  » Il est indéniablement peu scrupuleux pour nous en tant que pays de faire une promesse de garder les gens sains et saufs et ensuite de ne pas réussir à tenir cette promesse. L’obligation est claire, M. le président. Nous devons, nous devons radier l’OMPI, appeler le Conseil de sécurité des Nations Unies à assurer la protection dont ils ont besoin »  déclaré le gouverneur Tom Ridge à Washington le 22 octobre devant la Maison Blanche.

L’ancien secrétaire américain à la Sécurité intérieure, s’exprimait dans une manifestations d’Irano-Américains pour demander la radiation de l’OMPI de la liste noire et la protection du camp d’Achraf qui abrite 3400 réfugiés iraniens sans armes  et sans défense membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran. Ils sont menacés de massacre au 31 décembre 2011, date à laquelle le gouvernement irakien a décidé de fermer le camp, dans la fureur et dans le sang.

Voici les moments forts de l’intervention du gouverneur Tom Ridge :

Vous savez, je dois vous avouer que lorsque j’ai été invité à venir parler aujourd’hui, j’ai pensé que de toutes mes années de service public – et j’ai passé la plus grande part de ma vie dans le service public, depuis l’époque où j’étais soldat au Vietnam jusqu’au moment où j’ai eu l’opportunité de servir le président Bush et son cabinet – jamais, jamais n’ai-je pensé, ni imaginé qu’il y aurait un jour où mes croyances, mes valeur, la liberté et les libertés que je chéris me mèneraient devant le 1400 Pennsylvania Avenue pour demander à mon pays et à mon président d’agir correctement, de radier l’OMPI de la liste, de leur garantir un protection, de leur donner l’opportunité de se rassembler dans le futur dans les rues de Téhéran, de faire la même chose qu’ils font dans les rues de Washington DC, de manifester démocratiquement […]

Vous savez, ce n’est pas une ville où il y a beaucoup de collaboration bipartite, mais il s’agit d’une question qui est apolitique pour chacun d’entre nous.

L’Iran est l’État terroriste numéro un au monde, probablement le plus grand responsable de la déstabilisation au Moyen-Orient, celui que nous devons gagner avec le printemps arabe.
Il existe un seul groupe d’opposition démocratique important, et c’est l’OMPI. Il doit être retiré de la liste des organisations terroristes étrangères pour qu’ils puissent faire le nécessaire.

En ce moment, nous nous sommes réunis ici dans une manifestation très pacifique, parce que nous sommes inquiets. Si nous ne faisons pas ce que nous devons, 3400 résidents sans armes, des hommes et des femmes, des mères et des pères, des frères et des sœurs, auxquels les États-Unis d’Amérique ont promis la protection lorsqu’ils ont rendu leurs armes en 2004, si nous ne faisons pas ce qu’il faut pour eux, nous savons qu’il y aura une troisième incursion du gouvernement Maliki, à bord de véhicules appartenant aux Américains, sponsorisés par les Américains et achetés par les Américains, avec des armes américaines, pour tuer davantage d’Iraniens innocents et sans défense. Il est temps pour nous d’agir dans le bon sens. Il est temps pour nous de suivre la loi […]

Ce pays est fondé sur une Constitution. C’est un pays qui adhère à l’état de droit. Il ne s’agit pas de politique, M. le président. Il s’agit d’observer la loi. Et si vous l’observez clairement, et examinez les preuves, ce n’est pas un groupe qui doit figurer sur la liste des organisations terroristes étrangères. Le seul groupe qui devrait être sur cette liste est le pays de l’Iran lui-même sous le pouvoir des mollahs.

Je déclare à mon président que la loi est limpide. L’obligation est également claire, M. le président. Nous nous sommes engagés. Nous avons signés des promesses avec ces résidents que nous leur fournirions la protection, et notre armée des États-Unis l’a fait jusqu’au changement de l’accord sur le statut des forces lorsque nous avons remis cette responsabilité au gouvernement Maliki. Ils ont échoué à se montrer à la hauteur de leur responsabilité. Et en agissant de la sorte, nous avons échoué à remplir notre engagement vis-à-vis des résidents du camp d’Achraf.

Il est indéniablement peu scrupuleux pour nous en tant que pays de faire une promesse de garder les gens sains et saufs et ensuite de ne pas réussir à tenir cette promesse. L’obligation est claire, M. le président. Nous devons, nous devons radier l’OMPI, appeler le Conseil de sécurité des Nations Unies à assurer la protection dont ils ont besoin, appeler le gouvernement Maliki à prolonger au-delà du délai du 31 décembre l’opportunité pour ces individus de continuer à vivre dans le camp d’Achraf jusqu’à ce qu’ils puissent être réinstallés ailleurs.

M. le président, vous devez comprendre cela : l’échec de ce pays pendant 15 ans à négocier un quelconque arrangement avec l’Iran est connu du monde entier. Cela n’a pas fonctionné comme stratagème. L’idée qu’en mettant en quelque sorte 3400 personnes en danger afin d’améliorer notre position dans les négociations avec le gouvernement iranien a misérablement échoué.

Regardez ce qui s’est passé il y a deux semaines ou moins de dix jours. Nous avons découvert un plan audacieux du gouvernement iranien, remontant probablement jusqu’aux plus hauts niveaux du gouvernement, pour assassiner un ambassadeur étranger aux États-Unis dans un restaurant de Washington, tuant non seulement l’ambassadeur mais également des citoyens américains. Vous ne pouvez pas négocier avec l’Iran.

J’aurais voulu avoir l’article du Washington Post avec moi ce matin. À la une, il est dit que nous retirerons nos troupes d’Irak avant la fin de l’année, et cet article indique, M. le président, que vous prenez cet engagement sur une promesse que vous aviez faite durant la campagne […]

Mais même après ces efforts, ces sacrifices et ce courage, et nous espérons que cela a apporté à l’Irak une place au sein de la communauté des nations où existent le respect pour les autres nations et le respect pour notre système de valeurs, il y a cette image criante, horrible, indescriptible, dans le camp d’Achraf au nord de Bagdad, avec le même gouvernement pour lequel nous avons envoyé mourir des milliers de personnes et dépensé des milliards de dollars, ce même gouvernement n’a pas respecté la promesse de l’Amérique et n’a pas respecté la promesse selon laquelle nous nous sommes engagés vis-à-vis de ces gens du camp d’Achraf.

Comment donc pouvons-nous en tant que pays regarder une mère et un père dans les yeux qui viennent de perdre un fils ou une fille dans ce pays et dire que leur sacrifice était utile, lorsque nous laissons ce gouvernement, le gouvernement de Maliki, à deux reprises, aller tuer 36 personnes innocentes et sans défense avec la promesse d’une troisième ou d’une quatrième agression à la fin de la journée ?

Si nous n’agissons pas, il y aura probablement un massacre de 3400 civils sans armes, en contradiction avec les systèmes de valeurs de ce pays, en contradiction avec la promesse que nous avons faite, et en contradiction avec l’objectif pour lequel nous avons envoyé nos valeureux hommes et femmes en Irak.

M. le président, il est temps d’agir. Radiez l’OMPI. Donnez-lui la protection que nous avons promise, et faites-le maintenant. Le temps presse.

En tant que secrétaire d’État à la Sécurité du territoire, chaque jour j’avais l’habitude d’aller au travail et avant d’arriver à la Maison Blanche, on nous donnait une liste des menaces. Je dois vous dire qu’aussi bien dans mon expérience de conseiller du président pour la Sécurité du territoire que dans celle de ministre dans ce domaine, pas une seule fois – et il y avait des centaines et des centaines, sinon des milliers, de menaces visant les États-Unis d’Amérique – n’ai-je vu une menace de la part des gens du camp d’Achraf, des Moudjahidine du Peuple d’Iran, pas une seule fois.

Rappelez-vous également ceci : En 2004, notre FBI et notre ministère de la Justice sont allés interroger chaque homme et chaque femme au camp d’Achraf. Et rappelez-vous ceci : Ils ont explicitement conclu sans la moindre hésitation, qu’aucun de ces individus n’avait été impliqué dans un acte terroriste. Ils n’ont pas vu la moindre preuve que leur désir, intention, attitude, aptitude ou autre chose était apparenté à bouleverser l’Amérique, attaquer l’Amérique ou les citoyens américains. Pas d’activité terroriste.
 
Et même davantage, l’Union européenne et le Royaume Uni ont réuni des juristes – et là j’en appelle à mon président, qui est avocat – et ont dit « voyons ça, examinons les preuves ». Ils ont tous deux conclu que l’OMPI n’est pas une organisation terroriste. À vrai dire, le Royaume Uni a même déclaré que maintenir ce groupe sur une liste terroriste relevait de la perversion.
 
Et puis, notre propre cour, ici même à Washington DC, à la cour d’appel, a déclaré qu’il n’y a rien dans le dossier – rien dans le dossier – pour maintenir ces hommes et ces femmes sur la liste terroriste. Les terroristes se trouvent à Téhéran. Ce sont les mollahs. C’est Ahmadinejad.

Vous savez, aussi incroyable que cela soit pour moi comme pour mes collègues du service public qui avons rejoint votre cause, il est très difficile pour nous trouver – et nous avons tous rencontré des parents de personnes tuées en Iran. Il y a des milliers et des milliers de personnes qui sont enlevées, torturées et tuées, simplement enlevées dans les rues et plus jamais revues par leurs familles.

Les regarder dans les yeux, tenter d’expliquer quel genre de faveur, quel genre de pays maintiendrait après 15 ans ce groupe de patriotes qui veulent un Iran pacifique et non-nucléaire, garder ce groupe sur la liste des organisations terroristes étrangères, c’est inqualifiable. Nous ne pouvons pas vous expliquer, et nous n’allons pas essayer, mais nous allons essayer de réparer le tort qui a été fait en persuadant ce président de retirer l’OMPI de la liste.

À présent, deux ou trois dernières choses que je pense nécessaires de dire publiquement à Washington. Lorsque vous observez le printemps arabe et que vous voyez tous ces troubles, ce chaos, ce désir de se dégager des règnes de ces gouvernements oppressifs, il y a une couverture médiatique extraordinaire. C’est incroyable.

Certains événements sur Youtube sont virtuels, mais ils autorisent en réalité les journalistes dans ces pays. Les journalistes sont embarqués avec les troupes dans les rues.

Vous remarquez qu’il y a là un pays auquel personne n’a prêté attention. Il y a eu un printemps perse. Il y a en eu lorsque des milliers d’étudiants ont envahi les rues, et personnes n’y prête attention. Il y a plusieurs raisons à cela, et je ne vais pas être original, mais un des faits est que vous ne pouvez pas aller en Iran. Il n’y a pas de présence médiatique. Ils ne peuvent pas être emmenés en Iran.

M. le président, vous le savez, parce que vous recevez ces menaces chaque jour, vous voyez ce que je vois à une échelle beaucoup plus grande, j’en suis sûr, l’organisation terroriste la plus responsable de déstabiliser cette région entière est le gouvernement iranien. Pensez à cela, M. le président. Pensez à cela, M. le président. Ils soutiennent la Syrie, qui a déjà tué 3000 civils innocents. Ils sont probablement au centre de nombreux troubles dans cette région, mais pensez à cela, M. le président. Ils soutiennent le Hamas.

(…) L’Iran est responsable de soutenir les milices qui ont tué beaucoup de ces mêmes hommes et femmes dont nous sommes très fiers et reconnaissants pour ce pays.

M. le président, les faits sont clairs. L’obligation est claire. Les conséquences d’un manque d’action sont claires. Radiez l’OMPI. Assurez-vous que le Conseil de sécurité déploie des casques bleus et les fassent entrer dans ce camp d’Achraf pour les protéger, et pour prolonger le délai avant qu’ils ne ferment le camp d’Achraf. Sinon, les conséquences sont innommables, et nous, en tant que pays, pourrions justement être tenus responsables de ces conséquences ineffables. Radiez l’OMPI!

Vous le savez, il y a eu quelques événements ces dix derniers jours qui, je l’espère, amèneront notre président à prêter attention à notre appel. Le premier était l’impudent complot de tuer l’ambassadeur saoudien ici à Washington et clairement des citoyens américains. Le second était la mort violente du dirigeant libyen, et le troisième était de ramener nos troupes à la maison. Et ce que tous traduisent, c’est une période incroyable de changements, de troubles et de dangers dans une région très importante du monde, au Moyen-Orient et en Afrique du nord.
 
Et lorsque vous regardez les pays qui se sont débarrassé du joug de la répression et de la violence, parce qu’une grande part du renversement a été violente, certainement en Libye, mais si vous observez cela – et nous sommes tous pleins d’espoirs, nous tous aspirons, et j’imagine même que nous prions, pour que l’évolution vers le futur soit pacifique, démocratique, significative, que les pays seront tolérants et respectueux des droits de l’homme, tolérants face aux différences de religion, épouseront la liberté d’expression, la liberté de culte ainsi que la liberté de la presse.

Mais si vous regardez parmi ces pays, vous vous dîtes, où est le dirigeant unique ? Où est cette singulière personnalité qui ressort et autour de laquelle le pays et l’opposition peuvent fusionner ? Où est le Nelson Mandela ? Et dans aucun de ces pays ces dirigeants n’ont émergé.

Mais l’Iran, encore une fois, est différent. Il y a une dirigeante de l’OMPI depuis des années et des années, et beaucoup parmi nous avons eu le privilège de la connaître et de passer un temps inestimable avec elle.

Beaucoup parmi nous savent qu’elle a perdu quatre membres très proches de sa famille, qui se battaient pour la liberté, la libération et un régime démocratique en Iran. C’est vraiment plutôt une femme remarquable, mais plus important que son statut de femme, c’est qu’elle est une dirigeante remarquable, engagée, charismatique et source d’inspiration : Maryam Radjavi.

Un de ces jours, M. le président, j’aimerai être parmi la foule qui se réunit ici et littéralement des centaines et des milliers de personnes probablement à travers le monde qui se rassembleraient ici si elles pouvaient avoir la même opportunité de venir aux États-Unis pour parler des aspirations, des espoirs et des objectifs du peuple iranien.

Chaque année, nous tolérons qu’Ahmadinejad vienne et réfute le 11 septembre et l’Holocauste avec son message anti-occidental, anti-américain, anti-liberté, anti-déclaration des droits de l’homme. Nous connaissons ce message toxique.

Mais un de ces jours, je l’espère, et je sais que c’est votre espoir aussi, nous pourrons être ensemble fièrement avec autant d’enthousiasme et d’applaudissements possibles dans nos cœurs, pour souhaiter la bienvenue non pas sur l’écran de télévision ni dans les haut-parleurs, mais bien réellement à cette dirigeante charismatique et inspiratrice de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran, Maryam Radjavi

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