Reuters, Téhéran Lundi, le gouvernement iranien a annoncé quil ne négocierait pas son droit à lenrichissement duranium, processus de production de combustible nucléaire dont six puissances mondiales ont demandé la suspension pour que Téhéran puisse bénéficier dune série davantages.
« La position de lIran sur le combustible nucléaire a été énoncée nous avons obtenu cette technologie, cest notre droit incontestable et nous ne négocions pas sur nos droits nucléaires incontestables », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Gholamhossein Elham.
LIran a été renvoyé devant le Conseil de Sécurité de lONU, où il pourrait faire face à des sanctions, car il nest pas parvenu à convaincre la communauté internationale que ses scientifiques atomiques ne cherchent quà développer des centrales dénergie et non des armes.
Les Etats-Unis, la France, lAllemagne, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine sont tombés daccord sur une série de mesures incitatives pour lIran à condition quil cesse de produire du combustible nucléaire, chose que Téhéran refuse absolument de faire.
Le négociateur nucléaire en chef Ali Larijani a déclaré dimanche que la requête portant sur lenrichissement duranium avait besoin dêtre clarifiée.
Le ministre des Affaires étrangères a affirmé que Téhéran enverrait ses propres contre-propositions aux offres internationales.
Parmi ces mesures, qui selon les diplomates occidentaux comprennent des offres de construction dun réacteur à eau légère et de stockage de combustible nucléaire, on trouve une proposition rare de la part des USA de se joindre aux pourparlers directs de lUnion Européenne avec lIran.
Bien que les commentaires dElham indiquent fortement que lIran pourrait rejeter le paquet offert, le gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad na pas le dernier mot en ce qui concerne la question nucléaire.
Le guide suprême de lIran, layatollah Ali Khamenei, a déclaré le Conseil suprême de la sécurité nationale responsable des questions nucléaires et a nommé Larijani négociateur en chef.

