vendredi, décembre 9, 2022
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L’Iran menace de se retirer du Traité de non-prolifération nucléaire

L'Iran menace de se retirer du Traité de non-prolifération nucléaireLe Monde – L’Iran a averti dimanche 7 mai qu’il ne suspendrait pas son enrichissement d’uranium et qu’une résolution de l’ONU contraignante sur ce point l’amènerait à revoir sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), voire à abandonner le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

"La suspension ou une pause (de l’enrichissement d’uranium) n’est pas du tout au programme, et le Conseil de sécurité (de l’ONU) ne devrait pas faire quelque chose qui le mettra en difficulté plus tard", a dit le porte-parole de la diplomatie Hamid Reza Assefi, lors de son point de presse hebdomadaire.

Il a aussi précisé que Téhéran n’appliquerait pas une résolution allant "contre ses droits" au nucléaire, et que "toute action du Conseil de sécurité aura une influence négative sur notre coopération avec l’Agence" internationale de l’énergie atomique.

MENACE IMPLICITE

Pour sa part le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a menacé implicitement que l’Iran abandonne le TNP s’il considère que d’autres pays l’utilisent pour essayer de limiter son programme nucléaire. "Si la signature d’un traité menace les droits d’une nation il n’a aucune validité pour cette nation", a dit le président en s’adressant à une conférence rassemblant des commandants de la milice islamiste des Bassidjis. L’Iran a ignoré une première demande formelle du Conseil de sécurité de notamment suspendre son enrichissement d’uranium avant le 28 avril.

Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) essaient de s’entendre ce week-end sur les termes d’une résolution contraignant l’Iran à suspendre notamment son enrichissement d’uranium.

Les 15 membres, permanents et non permanents, du Conseil devraient se retrouver pour de nouvelles discussions lundi, avant la tenue le soir même à New York d’un dîner des ministres des affaires étrangères des cinq "grands" et de l’Allemagne, consacré à l’Iran.

Pékin et Moscou notamment ont exprimé leurs réserves face au projet de résolution, conçu par Paris et Londres avec l’appui de Washington, qui, sans mentionner de sanctions, fait référence au chapitre VII de la charte de l’ONU qui en ouvre la possibilité.

Pour M. Assefi, "l’implication du Conseil de sécurité va transformer la coopération en confrontation". L’Iran juge que les Occidentaux ont choisi le chemin de la confrontation en faisant passer le dossier nucléaire iranien des mains de l’AIEA dans celles du Conseil de sécurité des Nations unies. A ce sujet M. Ahmadinejad a jugé que "si le rôle des organisations internationales est de traduire en mots les menaces des pays brutaux, nous n’en avons pas besoin".

Les Occidentaux demandent à l’Iran de suspendre les activités les plus sensibles de son programme nucléaire, car ils craignent qu’il permette à terme à Téhéran de se doter de l’arme nucléaire. La République islamique a toujours démenti que telle était son intention.

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