mercredi, février 1, 2023

L’Iran : Il est grand temps

Par James A. Lyon Jr.*

The Washington Times, Opinion – Il est grand temps. L’administration Bush a finalement décidé de qualifier le corps des gardiens de la révolution iranien (le CGR) comme un groupe terroriste mondial. Ma seule question : Pourquoi cela a-t-il  pris si longtemps ?

En fait, si c’est faisable d’un point de vue diplomatique, c’est l’ensemble du régime corrompu de l’ayatollah Ruhollah Khomeiny qui devrait être désigné comme un groupe terroriste mondial. Depuis 1984, l’Iran se trouve dans la liste américaine des parrains du terrorisme d’Etat. Après tout, avec toutes les preuves accablantes que nous avons maintenant sur la complicité de l’Iran dans la livraison de toutes formes de matériel de guerre, y compris des IEDs sophistiqué (bombes improvisées), la formation de terroristes islamiques étrangers, y compris le Hezbollah, les utilisant  comme des agents pour se battre contre nos forces en Irak, nous ne devrions pas nous arrêter au CGR.

Mais c’est un début. Le CGR, avec sa Force Qods, est lié au flot croissant d’explosifs et autres armes pour les milices chi’ites en Irak et les Taliban en Afghanistan. La Force Qods fournit aussi un soutien à des alliés chi’ites comme le Hezbollah et à des mouvements sunnites comme le Hamas et le Jihad Islamique palestinien et facilite le trafic d’héroïne de l’Afghanistan vers l’Europe occidentale et les Etats-Unis. Organisation corrompue, le CGR est lourdement impliqué dans pratiquement chaque industrie commerciale majeure en Iran. Il possède beaucoup de sociétés écrans procurant de la technologie nucléaire et gérées par les gardiens de la révolution.

Les sanctions économiques sur l’Iran ont été généralement inefficaces. Désigner le CGR comme un groupe terroriste aurait un impact majeur en limitant ou perturbant sérieusement le vaste réseau d’affaires des gardiens de la révolution aussi bien que sur des sociétés étrangères menant des affaires avec le CGR. Cela augmentera les risques pour les pays fermant les yeux sur les sanctions existantes contre l’Iran.

Et pourtant, bien que les Etats-Unis se concentrent sur des sanctions économiques sérieuses contre l’Iran, et que le Trésor américain déploie des efforts considérables pour localiser les actifs iraniens à geler, la Banque mondiale (dont les Etats-Unis sont un des principaux sponsors : nous avons contribué à niveau de 950 millions de $ en 2006 et 940 millions de $ en 2007, et 950 millions de $ prévus pour 2008) continue à fournir d’importants fonds liés au développement en Iran. C’est de la démence.

Pourquoi la Banque mondiale fournit des fonds de développement à un parrain désigné du terrorisme d’Etat – en particulier un pays inondé de pétrodollars – est une question à laquelle la Maison Blanche, le Congrès et les Américains devraient exiger une réponse.

Après tout, l’Iran exporte 2,6 millions de barils de pétrole par jour. Son revenu pétrolier d’exportation a presque doublé entre 2003 et 2005, de 23,7 milliards de $ à 46,6 milliards de $. En 2006, les revenus sont montés à 50 milliards de $. Pas étonnant qu’il ait été capable de  fournir rapidement 100 millions de dollars au Hezbollah après son conflit de 2006 avec Israël. Bien que l’Iran finance publiquement le Hezbollah et le Hamas et défie ouvertement des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, le conseil d’administration de la Banque mondiale continue à approuver de plus en plus de fonds pour l’Iran.

Il est intéressant de noter que la Banque mondiale a continué à financer l’Iran même pendant le mandat orageux du célèbre néoconservateur Paul Wolfowitz à la tête de la Banque. En fait, la Banque mondiale devrait fournir des fonds de développement de plus de 870 millions de $ en Iran jusqu’en 2010. Parlons du ridicule.

Mais il y a plus : la Banque mondiale fait partie de l’ONU mais pour des raisons inconnues, elle n’est pas apparemment lié par les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. C’est un défaut sérieux et il faut y remédier. La Banque mondiale ne peut pas ignorer les résolutions du Conseil de sécurité. Les membres européens du conseil d’administration doivent se joindre aux Etats-Unis pour faire passer en force des changements à la Banque mondiale.

En effet, si des sanctions économiques doivent marcher pour contraindre l’Iran à observer les résolutions de l’ONU, toutes les organisations de l’ONU, y compris la Banque mondiale, doivent fonctionner sur la même longueur d’onde.

Bien que je doute de l’efficacité des sanctions économiques contre l’Iran, désigner le CGR comme une organisation terroriste ouvre la possibilité de sanctions serrées ainsi que d’options militaires potentielles contre des installations clé d’infrastructures du CGR. C’est une façon de commencer à mettre l’Iran sur la défensive.

* James A. Lyon Jr., un amiral américain à la retraite, a été commandant en chef de la Flotte américaine du Pacifique (le plus grand commandement militaire simple au monde), haut représentant militaire américain aux Nations unies et un ancien commandant adjoint des opérations navales, où il a été le principal conseiller pour toutes les questions de l’état major commun.
 

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