mardi, novembre 29, 2022
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L’Irak : plaque tournante de l’Iran pour détourner les sanctions de l’UE

Iran-IrakCNRI – L'Europe vient d'adopter des mesures complémentaires au Conseil de sécurité de l'ONU, sanctionnant l'industrie pétrolière et gazière de Téhéran.

Toutefois le régime de Téhéran a mis en place un certain nombre de plans pour contourner ces sanctions, particulièrement dans le domaine pétrolier et l'approvisionnement en essence dont il est tributaire à 40% pour ses importations. Pour cela, le régime s'appuie sur plusieurs pays amis. Ces sanctions touchent encore les domaines bancaires des Gardiens de la Révolution qui contrôlent 70% de l'économie du pays.

L’enquête menée par le Conseil national de la Résistance iranienne révèle que l’Irak constitue actuellement la plaque tournante bancaire la plus importante qui facilite le contournement des sanctions. Cette activité est contrôlée par la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution. L’année dernière, les exportations du régime vers l’Irak ont augmenté de 32% pour atteindre plus de 4,5 milliards de dollars. La banque irakienne ‘Rafedhine’ est activement impliquée dans des transactions avec le régime iranien, ouvrant régulièrement des lettres de crédit à cet effet. Ce dernier a même placé certains de ses agents à la direction de la banque, dont un certain Khalessi comme directeur-adjoint.

Téhéran a été jusqu’à créer de nouvelles banques en Irak, comme « la Banque d’investissement de la coopération et du développement régional » (IDRB) inaugurée en 2008 en Irak qui est une fusion de la Banque agricole (Kechavarzi) et de la Banque Eghtessad-e Novine (économie nouvelle).

En prévision de la pénurie d'essence, le régime a mis en place différent moyens pour contourner les difficultés qui le touche particulièrement dans ce domaine, suite aux récentes sanctions signées par le président Obama. L’un des moyens les plus importants est le trafic du pétrole et d’essence depuis l’Irak. Selon un rapport des gardiens de la révolution, un des réseaux de trafic de pétrole et d’essence de l’Irak serait l’importation de carburant de la raffinerie de Bayji à la frontière. Il ne s’agit pas d’une vente officielle mais d’un trafic. Coté irakien, ce sont des responsables d’Etat qui sont impliqués dont l’action est totalement officieuse. Le contact des gardiens de la révolution pour ce commerce se trouve à Dubaï et au Koweït où l’argent serait versé. Une partie du trafic du carburant passe par la ville frontalière de Qasr-e-Chirine.

 

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