vendredi, décembre 9, 2022
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Levées de sanctions pour des firmes liées aux Pasdaran grâce à l’accord iranien – Reuters

Levées de sanctions pour des firmes liées aux Pasdaran grâce à l’accord iranien

Des dizaines de sociétés liées au Corps des Gardiens de la Révolution (GRI, ou Pasdaran) obtiendront une levée des sanctions dans le cadre de l’accord nucléaire conclu avec les puissances mondiales, a signalé Reuters samedi. Les Pasdaran assumeront de diverses façons, envers les sociétés occidentales, le rôle de point d’entrée vers les secteurs les plus lucratifs de l’économie iranienne.

Le processus est complexe et se déploiera en plusieurs étapes ; certaines sociétés devront attendre huit ans avant une levée des sanctions et d’autres ne pourront s’attendre à aucune concession de la part de Washington, ce qui reflète ses inquiétudes sur les activités ayant lieu au-delà des frontières iraniennes.

Parmi ces dernières, la firme de construction d’armes des Pasdaran Khatam al Anbia, qui contrôle au moins 812 sociétés affiliées valant des milliards de dollars et qualifiée par Washington de « proliférateurs d’armes de destruction massive », selon Reuters.

L’Union Européenne retirera l’entreprise de la liste des sanctionnés dans huit ans, tandis que les États-Unis maintiendront leurs mesures contre la firme. Les hommes d’affaires étrangers devront juger à ce moment dans quelle mesure ils peuvent faire affaire avec de tels partenaires sans provoquer eux-mêmes des mesures de la part des États-Unis.

En tout, environ 90 anciennes et actuelles entités officielles des GRI, telles que les GRI eux-mêmes, et des firmes qui ont effectué des transactions pour les Pasdaran, seront retirées de la liste des sanctions nucléaires soit par les États-Unis, soit par l’Union Européenne ou les Nations Unies, selon un récapitulatif de Reuters qui se base sur les annexes du texte de l’accord nucléaire.

Une poignée sera libérée des sanctions de l’Union Européenne le « Jour d’Implémentation », où l’accord nucléaire sera mis en œuvre, l’année prochaine. D’autres, telle que la Bank Saderat Iran (BSI), accusée par Washington de transférer de l’argent à des groupes qu’il considère comme « terroristes », comme le Hezbollah et le Hamas, verront leurs sanctions relevées dans huit ans, tandis que les mesures des États-Unis resteront en place.

La plupart des entités des Pasdaran, telles que les forces Qods terroristes, qui mènent des opérations outre-mer, ainsi que les forces spatiales et le commandement nucléaire ne seront pas retirés de la liste par l’Union Européenne avant la seconde phase dans huit ans environ. Mais toutes y seront maintenus par les États-Unis, qualifiées d’ « activités soutenant le terrorisme » ou de « proliférateurs d’armes de destruction massive ».

Les bénéfices qui reviendront aux Pasdaran, leur chiffre d’affaires récent issu de toutes leurs opérations avec les entreprises, estimé autour de 10-12 milliards de dollars par un diplomate occidental, ont été la principale raison de l’indignation des membres du Congrès au sujet de l’accord.

Les critiques occidentaux affirment que l’accord ne va pas assez loin pour s’assurer que le régime iranien ne sera jamais capable de développer une arme nucléaire. Les Républicains du Congrès, et quelques Démocrates, cherchent à voter une motion pour se débarasser de l’accord.

Des dizaines de sociétés plus petites liées aux Pasdaran, dont certaines sont directement impliquées dans l’achat ou la fabrication de matériel militaire, vont aussi faire l’objet d’une levée des sanctions.

Parmi celles-ci, selon le département du Trésor des États-Unis, l’Iran Aircraft Manufacturing Company, qui construit des avions militaires et des véhicules aériens sans pilote, et les Marine Industries, responsables des acquisitions de la marine militaire pour les Pasdaran et la marine iranienne. L’Union Européenne lèvera leurs sanctions dans huit ans environ tandis que les États-Unis les maintiendront.

Sous les sanctions, les Pasdaran étaient toujours en mesure de prospérer grâce au contrôle du trafic de marchandises interdites à travers le Golfe et venant de pays voisins, affirment les experts.

Les firmes étrangères devront agir avec prudence en s’engageant avec des entreprises iraniennes, même si les sanctions européennes se dissipent. Les politiques de l’Union Européenne et des États-Unis divergent par endroits, faisant place à quelques incertitudes.

Témoignant devant le Congrès en juillet et en août, les hauts responsables du Trésor américain ont déclaré que leur département continuerait à appliquer les sanctions visant les Pasdaran.

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