mercredi, décembre 7, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran & MondeLes voix de l'opposition montent en Iran

Les voix de l’opposition montent en Iran

Les voix de l’opposition montent en IranPar Hossein Abedini

Yorkshire Post – Hossein Abedini est membre de la commission des affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne, l’alliance des groupes de l’opposition iranienne.

Après que la Corée du nord ait indigné le monde avec son essai nucléaire, qu’en est-il de cette autre membre potentiel du club nucléaire, l’Iran, la seule nation à avoir pris la défense cette semaine de la Corée du Nord ?

 

Cela fait maintenant moins d’un an que le commandant des gardiens de la révolution, Mahmoud Ahmadinejad, est arrivé à la présidence de l’Iran et que Maryam Radjavi, la présidente de la République élue de l’alliance des groupes de l’opposition iranienne, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) avait vu juste en qualifiant cette événement de déclaration de guerre à la population iranienne et la communauté internationale.

Ahmadinejad s’est dépêché de nommer ses accolytes des gardiens de la révolution à tous les postes de pouvoir en Iran. Son gouvernement a été surnommé le « Who’s Who du terrorisme ».

En Iran, le régime a développé et renforcé ses forces répressives, leur ordonnant de réprimer durement toute forme d’opposition.

Hors d’Iran, les mollahs ont intensifié leur terrorisme, de manière plus évidente au Moyen-Orient, et en particulier en Irak. Au même moment, ils ont redoublé d’efforts pour acquérir des armes nucléaires et Ahmadinejad a appelé lui-même à la destruction d’Israël, ce que la possession de telles armes pourrait, évident, rendre possible.

En adoptant une approche de confrontation avec la communauté internationale, la machine de propagande des mollahs a travaillé dur pour convaincre le monde que son programme nucléaire est un point d’honneur national.

Cependant cela montre aussi que ce régime oppressif a été incapable de forcer la population à descendre dans les rues de Téhéran pour manifester son soutien.

A la place, selon les réseaux de sympathisants du CNRI en Iran, depuis qu’Ahmadinejad est arrivé à la présidence, l’Iran a connu plus de 4200 manifestations et protestations, un taux jamais atteint en 27 ans de pouvoir religieux.

En mai, la population de quatre provinces azeri du nord-ouest de l’Iran s’est massivement soulevée, attirant à son sommet plus de 100.000 personnes dans les rues. Plus de dix manifestants y ont perdu la vie quand les forces du gouvernement ont ouvert le feu.

A la même époque, une vague de protestations étudiantes, a traversé le pays. Les manifestants ont pris d’assaut les bâtiments gouvernementaux, en scandant « A bas la dictature » et « le cri de la liberté en Iran, liberté, liberté ».

Deux mois à peine auparavant, plus de 10.000 personnes avaient été arrêtées lors d’une grève des chauffeurs de bus de Téhéran. Dans la ville d’Ahwaz, dans le sud-ouest, des manifestants hostiles au pouvoir ont été pendus en public.

Le thème de ces protestations, y compris une manifestation de milliers de femmes à Téhéran en juin, était– contrairement à l’impression que le gouvernement veut donner au monde – que les Iraniens veulent un changement et sont prêts à en payer le prix.

Une répression brutale des opposants, de arrestations arbitraires étendues, la torture et des châtiments barbares ainsi qu’une montée en flèche des exécutions, met en avant le prix que les Iraniens payent pour obtenir leurs droits élémentaires.

Le mois dernier, le régime a exécuté Valiollah Feyz-Mahdavi, âgé de 28 ans, un opposant ayant passé cinq années en prison, dont 546 jours dans les salles de torture du ministère des renseignements.

Le CNRI, avec son réseau en Iran, a été le premier à exposer les projets nucléaires clandestins des mollahs. Il bénéficie d’un grand soutien des Iraniens et a la capacité de mobiliser la population.

En juillet, 30.000 Iraniens venus de toute l’Europe se sont rassemblés à Paris pour soutenir la Résistance et la solution qu’elle apporte à la crise nucléaire iranienne – un changement démocratique en Iran.

Maryam Radjavi a déclaré à plusieurs reprises que la Résistance iranienne ne souhaite ni l’aide financière ni aucun soutien de l’Occident, mais attend de lui qu’il adopte une politique réaliste vis-à-vis des mollahs.

Le premier pas dans la mise en place de cette politique serait de retirer la marque injuste de terroriste du principal parti de l’opposition iranienne, l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), car l’étiquette de terroriste était au cœur de la politique de complaisance précédente de Washington avec le régime iranienne.

Retirer cette marque et décider au Conseil de sécurité de l’ONU d’imposer des sanctions au régime iranien, enverrait un message clair aux mollahs sur le sérieux de la demande de la communauté internationale. Ces mesures sont soutenues par une majorité de députés et plus de 150 membres de la Chambre des Lords.

Comme l’avait dit l’an dernier le négociateur en chef du régime iranien de l’époque, les mollahs  ont “dupé” l’occident en prétendant négocier, gagnant ainsi quatre ans durant lesquels ils ont fait avancer avec agressivité leur programme nucléaire.

L’occident, cependant, a fini par réaliser que quelles que soient les concessions ou les mesures incitatives offertes aux mollahs, ils n’abandonneront pas leur poursuite des armes nucléaires.

Après tout, les armes nucléaires sont  une condition préalable à la survie du régime théocratique et à la poursuite de leur politique expansionniste de l’intégrisme islamiste.

Cependant, aussitôt que l’occident a commencé à en prendre conscience et à considérer la nécessité de changements politiques, les mollahs sont passés au plan B connu et testé – le terrorisme.

Dans la montée des crises au Moyen-Orient, plus particulièrement en Irak, en Palestine et au Liban, les mollahs cherchent à faire chanter l’occident et à gagner davantage de temps pour compléter leur première bombe atomique.

A la lumière de l’échec du régime iranien de suspendre l’enrichissement d’uranium comme le demande la résolution 1696 du Conseil de Sécurité de l’ONU, il ne reste plus beaucoup de temps.

Soit la communauté internationale se montrera ferme et finira par s’aligner sur la population iranienne en forçant le régime à se mettre sur la défensive, soit la région se dirigera rapidement vers de plus grandes tensions, avec la course d’Ahmadinejad et son régime à la première bombe atomique.

Ce choix et ses conséquences nous reviennent.

13 octobre 2006

 

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe