mercredi, février 8, 2023
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Les Syriennes dans le stade, les Iraniennes interdites !

 Les Syriennes dans le stade, les Iraniennes interdites !

CNRI – Alors que les politiques réactionnaires et misogynes du régime iranien pendant les qualifications pour la coupe du monde de football de 2018 en Russie, qui ont eu lieu le 5 septembre 2017 entre l’Iran et la Syrie, ont suscité des protestations, elles ont également révélé la nature de ce régime médiéval.

En Iran, les femmes et les fillettes ne peuvent pas entrer dans les stades pour assister aux compétitions sportives. Ceci alors que les Syriennes ont pu assister au match de football du 5 septembre dans le stade Azadi, avec le hijab ou non, pour soutenir leur équipe favorite.

Comparées aux Japonaises ou aux Coréennes qui avaient assisté au match précédent dans le stade, les Syriennes étaient habillées plus librement, au point que les images publiées ont mis en évidence la discrimination entre les Iraniennes et les non-Iraniennes dans leur droit à entrer dans les stades.

Un journal iranien a écrit : « Le paradoxe du hijab des Syriennes. Les femmes iraniennes ont été choquées de voir leurs homologues syriennes dans les stades malgré le fait que les Iraniennes soient habillées bien plus convenablement qu’elles. Ces dernières étaient vêtues de façon grossière. » (Aftab-e-Yazd, le 6 septembre 2017)

Ce fait est rapidement devenu un sujet conflictuel entre les factions rivales du régime. Un des journaux proches d’Hassan Rohani a publié une photo de l’évènement et a écrit : « Les Syriennes dans les stades, les Iraniennes aux portes de la liberté ! » Affirmant implicitement que les Syriennes ont été autorisées à rentrer dans le stade Azadi (la liberté) alors que les Iraniennes n’avaient pas pu. (Etemad, le 6 septembre 2017)

Dans un article intitulé « Le paradoxe iranien », le quotidien officiel Bahar a dédié sa première page à une photo sur le sujet et a écrit : « Les hôtes confinés derrière les portes, les invitées autorisées à entrer dans le stade ! »

Un autre site web, Aftabnews, a cité l’agence de presse ISNA qui affirmait : « La partie la plus catastrophique de l’histoire est que selon plusieurs Iraniennes qui se tenaient à l’extérieur du stade, on leur a dit qu’elles pouvaient entrer dans le stade si elles brandissaient des drapeaux syriens ! Si c’est vrai, la question est : une Iranienne doit-elle portent le drapeau d’un autre pays pour pouvoir entrer quelque part ? » (Aftabnews, le 6 septembre 2017)

Par ailleurs, le ministère des Sports et de la Jeunesse a eu recours à un acte ridicule, envoyant au stade deux femmes membres du gouvernement. L’agence de presse ISNA a déclaré le 6 septembre 2017 : « Le ministère des Sports et de la Jeunesse a cependant invité de manière sélective certaines femmes membres du gouvernement, permettant ainsi aux certaines Iraniennes haut placées d’entrer dans le stade Azadi. Leïla Soufizadeh, la vice-présidente de la ligue de football féminine, et Tayebeh Siavoshi, membre du parlement, ont pu assister au match de football Iran-Syrie depuis l’intérieur du stade. »