AccueilActualitésActualités: NucléaireLes Six se rencontrent à Londres sur l'Iran et appellent à une...

Les Six se rencontrent à Londres sur l’Iran et appellent à une solution diplomatique

Alors que les 5+1 se réunissaient à Londres, les partisans du Conseil national de la Résistance iranienne manifestaient devant le ministère des Affaires étrangères au centre de la capitale britannique pour appeler à de nouvelles sanctions contre le régime iranien.

Agence France Presse – Les Représentants des six principales puissances engagées dans les négociations sur le programme nucléaire de l’Iran se sont réunis à Londres vendredi 2 novembre pour exhorter à nouveau Téhéran à mettre fin à l’impasse par la diplomatie, a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Des directeurs politiques la troïka européenne – la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne –  plus les Etats-Unis, la Russie et la Chine ont demandé au chef de politique étrangère européen Javier Solana de tenir de nouvelles négociations avec le négociateur iranien Saïd Jalili et d’en faire un rapport.

« Ils ont réitéré leur engagement de négocier une solution à long terme du problème nucléaire iranien et ont pressé l’Iran d’accepter leur offre de négociation faite par la troïka européenne + trois en juin 2006 et répétée depuis lors », a dit le porte-parole.

Ils ont aussi soutenu l’idée d’une troisième résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU et un vote sur l’Iran, à moins que les prochains rapports de Solana et le chef du gendarme nucléaire de l’ONU, Mohamed ElBaradei, ne montrent « un résultat positif », a-t-il ajouté.

Les directeurs politiques évalueront les rapports lors de leur réunion suivante le 19 novembre, a dit le porte-parole.

Alors que se déroulait la réunion des six, les partisans de l’opposition en exil, le Conseil national de la Résistance iranienne, manifestaient à l’extérieur du ministère des Affaires étrangères dans le centre de Londres, appelant à nouvelles sanctions contre la République islamique.

Ils appelaient aussi la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne à suivre l’initiative des Etats-Unis qui ont unilatéralement imposé de nouvelles restrictions à l’Iran jeudi dernier. Ils ont aussi remis une pétition au ministre des Affaires étrangères britanniques David Miliband.

Washington a dit viser le Corps de gardiens de la révolution (les pasdarans), qu’il a accusé de prolifération d’armes de destruction massive, et son corps d’élite, la Force Qods, qu’il a classée comme soutien au terrorisme.

Il a aussi inscrit sur la liste noire trois banques publiques et compagnies iraniennes contrôlées par les pasdarans, ainsi que la branche logistique du ministère iranien de la Défense.

L’Iran insiste pour dire que ses activités d’enrichissement d’uranium répondent à des besoins d’énergie publics légitimes, mais l’occident, particulièrement les Etats-Unis,  le soupçonnent de développer derrière des armes nucléaires.