jeudi, février 2, 2023

Les retombées iraniennes

Par James Morrison

The Washington Times – Rubrique : Embassy Row – La décision du président  Bush d’imposer des sanctions aux gardiens de la révolution iraniens et à d’autres cibles iraniennes s’est attirée un soutien allant du Capitole jusqu’à Bruxelles, tandis que les membres du Congrès et du Parlement européen saluent l’action mais appellent l’administration à aller plus loin.

Ils exhortent M. Bush à utiliser la réunion de cette semaine avec le Président français Nicolas Sarkozy, qui a adopté sur l’Iran une ligne plus dure que beaucoup de ses partenaires européens, pour forger une stratégie transatlantique de soutien à l’opposition intérieure à la théocratie au pouvoir en Iran et lever l’interdiction qui frappe la résistance iranienne en exil.

Les sanctions contre les gardiens, leur force terroriste Qods , neuf autres entités affiliées et trois banques iraniennes majeures « seront des plus efficaces quand elles seront couplées avec la reconnaissance diplomatique et politique de la résistance du peuple iranien et à sa quête de démocratie », ont dit des membres du Congrès à M. Bush dans une lettre coordonnée par les Représentants Bob Filner, démocrate de Californie et président de la Commission des Affaires des anciens combattants de la Chambre, et Tom Tancredo, républicain du Colorado.

Ces deux membres du Congrès ont  été à la pointe de la demande du retrait des Moudjahidine du peuple, qui comprend plusieurs groupes d’opposition, de la liste américaine des organisations terroristes. L’administration Clinton y avait ajouté ce groupe dans les années 1990 pour tenter d’améliorer ses relations avec le régime iranien.

Les membres du Congrès ont opté pour ce qu’on appelle "la troisième voie", qui se place au-delà des sanctions ou de frappes militaires contre les sites nucléaires de l’Iran. C’est l’option qu’a proposée Maryam Radjavi, la dirigeante du Conseil national  de Résistance, frappé d’interdit.

A Bruxelles, des membres du Parlement européen ont dit des sanctions américaines contre les gardiens de la révolution « qu’elles étaient attendues depuis longtemps » et ont recommandé vivement à l’Union européenne d’adopter « une interdiction semblable contre cet appareil de terreur et de répression. »

Struan Stevenson, un parlementaire écossais et Paulo Casaca, un eurodéputé portugais, ont mise en oeuvre une lettre ouverte appelant l’UE à approuver la troisième voie et supprimer son interdiction « dure, autodestructive et injuste » de l’opposition démocratique iranienne. M. Stevenson et M. Casaca sont les co-présidents du comité interparlementaire des Amis d’un Iran Libre.

À Paris, un ancien membre du Conseil national de sécurité américain  a publié une tribune similaire dans le journal Le Figaro. Raymond Tanter, aujourd’hui professeur à l’université de Georgetown, a noté le pouvoir que l’UE exerçait sur l’Iran, où les sociétés européennes représentent 35 % du marché d’investissement étranger.

« Le président Sarkozy est en position de développer une nouvelle option américano-UE – une solution [intérieure] iranienne à la menace de Téhéran », a-t-il dit.

M. Tanter a mis en garde contre « l’horloge nucléaire de l’Iran qui avance plus rapidement que l’occident en panne sèche ».

« L’importance de la question et la gravité des considérations géopolitiques rendent impératif que l’Amérique et l’Europe parlent d’une seule voix en partenaires de la paix », a-t-il dit.

« Washington ne peut pas résoudre cette crise seul. »

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