jeudi, janvier 26, 2023
AccueilActualitésActualités: Terrorisme & intégrismeLes pasdaran et la contrebande institutionnalisée et destructrice en Iran

Les pasdaran et la contrebande institutionnalisée et destructrice en Iran

Les pasdaran et la contrebande institutionnalisée et destructrice en Iran

CNRI – Les révélations en marge de la campagne électorale en Iran mettent en lumière la portée de la corruption et du pillage des factions et des responsables du régime.

L’un des aspects les plus importants et institutionnalisés de la corruption est l’importation incontrôlée de biens de contrebande qui domine l’économie iranienne. Les institutions reliées à l’État, notamment aux Gardiens de la révolution (pasdaran), ont pris le contrôle des ports iraniens et s’ingèrent dans les affaires douanières, transformant littéralement ces centres économiques en passages utilisés pour faire de la contrebande de marchandises.

Les pasdaran, en prenant le contrôle des voies économiques les plus importantes du pays et en établissant un important empire financier, ont pris un contrôle considérable sur une grande partie des importations et des exportations de l’Iran.

La contrebande réalisée les pasdaran a lieu à un moment où la plupart des usines et unités de production du pays ont fait faillite ou sont sur le point de faire faillite.

« Une estimation de 15 à 20 milliards de dollars de marchandises de contrebande n’est pas un chiffre faible pour notre pays ; il est naturel que l’entrée de marchandises provenant de canaux illégaux puisse entraîner des dommages irréparables. D’un point de vue économique, l’entrée incontrôlée des produits de contrebande conduira à la fin de la production nationale du pays, ce qui aurait pu représenter des emplois pour 2 millions de personnes », selon un rapport diffusé le 5 mai par l’agence de presse Tasnim.

À l’heure actuelle, les pasdaran ont un contrôle total sur près de 90 ports, soit près de 45% des 212 ports officiels de l’Iran.

Sur la base de son autorité, le Guide Suprême iranien, Ali Khamenei, a habilité les commandants des pasdaran à utiliser les ports et les frontières terrestres et aériennes du pays sans payer un centime au niveau des douanes, tout ceci afin de financer de manière indépendante l’exportation du terrorisme et du fondamentalisme dans la région et financer leurs ingérences en Syrie, en Irak et au Yémen… Les importations et les exportations des pasdaran depuis ces ports sont évaluées à près de 12 milliards de dollars chaque année.

« Pour la première fois, l’agence de presse ISNA a publié un rapport en 2012 intitulé ‘ports troublants’, nommant 80 quais illégaux dans les provinces de Hormozgan, Bouchehr, Sistan-et-Baloutchistan, Khouzistan et Mazandaran. Hormozgan se distingue avec 40 ports illégaux. Les pasdaran utilisent ces ports comme des installations pour les ‘importations et exportations illégales’ et génèrent de l’argent sale», selon le site web officiel AmadNews.

« Au cours de l’année précédente, aucune mesure n’a été prise pour empêcher que les marchandises n’entrent clandestinement dans le pays. 25 milliards de dollars de marchandises ont été introduites en contrebande. Bien sûr, le ministre de l’Économie a déclaré que nous avons lutté contre le phénomène de la contrebande et qu’il a atteint 15 milliards de dollars via la douane. Cependant, la vérité est que les 25 milliards de dollars d’aujourd’hui ont atteint 35 milliards de dollars », selon Ahmad Salek, membre de la faction de Khamenei.

Même si nous acceptons le chiffre de 15 milliards de dollars affiché l’année dernière par le soi-disant département anti-trafic, c’est un chiffre énorme pour un pays qui a importé 40 milliards de dollars l’année dernière. Cela signifie qu’environ 40% des importations officielles du pays ont été effectuées par voies de contrebande.

À cet égard, en se référant aux chiffres fournis par les sources officielles et aux aveux des responsables du régime, on peut saisir la nature institutionnalisée de la contrebande en Iran et de son potentiel destructeur sur l’économie iranienne.

« Nous avons entendu dire que 4 000 camions et conteneurs entrent dans le pays via le port de Bandar Abbas, alors que seulement 1,500 de ces conteneurs sont contrôlés et inspectés », a déclaré Mohammad Jafar Montazeri, un haut responsable judiciaire.

« Pourquoi les frontières sont-elles impénétrables pour Daesh mais ouvertes à des milliers de camions à plateforme introduisant des marchandises de contrebande ? », a interrogé l’ancien ministre du commerce du régime, Yahiya Al Es’hagh.

« Les estimations montrent que 20 à 25 milliards de dollars de marchandises sont introduites en contrebande dans le pays chaque année… », selon Mohammad Reza Pour-Ebrahimi, président de la Commission économique du Parlement iranien. (Agence de presse semi-officielle Fars – le 5 Avril 2017)

Selon un rapport publié par le site officiel « Rouydad 24 », le 10 avril : « Le manque de surveillance et de transparence des activités économiques des zones franches a transformé ces zones en précipices pour la production et l’emploi. Chaque année, 18 à 25 milliards de dollars de marchandises sont introduites en contrebande dans le pays, entraînant la perte de 2 millions d’opportunités d’emplois… le porte-parole du Département anti-contrebande a déclaré qu’un quart des produits importés du pays ont été introduits en contrebande ». 

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe