jeudi, février 2, 2023
AccueilActualitésActualités: Droits humainsLes militants des droits de l'homme demandent une protection internationale de ...

Les militants des droits de l’homme demandent une protection internationale de la Cité d’Achraf

 Agence de presse koweitienne KUNA, 24 septembre – Des juristes internationaux et des ONG ont appelé ce vendredi à une protection internationale pour les résidents du camp d'Achraf par l'ONU et les forces américaines en Irak conformément aux Conventions de Genève.

 

Le camp, situé au nord de la ville irakienne de Khalis à quelque 120 kilomètres à l'ouest de la frontière iranienne et à 60 kilomètres au nord de Bagdad, abrite des réfugiés iraniens et des éléments des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), un groupe d’opposants iraniens de gauche. Le 1 janvier 2009, les forces américaines en Irak ont remis le contrôle du camp aux autorités irakiennes.

Présidé par l'ancien Premier ministre algérien Sid Ahmed Ghozali, la conférence a demandé une intervention urgente du Secrétaire général de l'ONU et de la Haut Commissaire aux droits de l'homme pour mettre fin aux exécutions de prisonniers politiques en Iran sous l'inculpation de "mohareb" ou ennemi de Dieu.

Les participants à la conférence ont appelé à la levée des pressions intolérables sur les résidents du camp. Ils ont également appelé à la création d'un tribunal international par le Conseil de sécurité pour juger les auteurs du massacre de 30.000 prisonniers politiques en Iran en 1988.

La conférence s’est déroulée à l'Office des Nations Unies à Genève sur une initiative conjointe de l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT), la Fondation France-Libertés (Danielle Mitterrand) et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), ainsi que d’éminents juristes, avocats et défenseurs des droits de l'homme de divers pays.

Genève 24 septembre 2010 Les participants ont dit qu'il y avait une escalade de la répression, des arrestations et de la torture en Iran; de nombreuses victimes condamnées à mort sont des membres et sympathisants de l'OMPI et des parents de résidents d'Achraf. «Des centaines de parents de membres de l'OMPI habitant Achraf ont été arrêtés ces derniers mois et 11 d'entre eux qui ont été condamnés à mort comme Mohareb ou ennemi de Dieu, avaient rendu visite à leurs proches à Achraf », ont-ils dit.

«Avec le retrait des forces américaines d'Achraf qui a conduit au départ du camp de l'équipe d'observateurs de l'ONU, les pressions et les mesures de répression des forces irakiennes contre les 3.400 Achrafiens s’intensifient », ont déclaré des orateurs de premier plan à la conférence.

Ils ont souligné que les résidents d'Achraf, étant des "personnes protégées" en vertu de la Quatrième Convention de Genève, devaient recevoir la protection de l'ONU et les forces américaines. "Au cours des 20 derniers mois, ils ont été soumis à un blocus par les forces armées irakiennes. Parmi les principaux orateurs se trouvaient Juan Garcès – avocat des familles ayant déposé plainte contre le général Pinochet, et le professeur Eric David – expert en droit international et ancien président du Centre de droit international de l'Université Libre de Bruxelles (Belgique).

Abolghassem Rezaï, secrétaire adjoint du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), représentant les familles des victimes du régime iranien; l’ayatollah Jalal Ganje'i, président de la commission du CNRI de la liberté de religion et de culte et Parviz Khaza’i, représentant du CNRI dans les pays nordiques ont aussi pris la parole.

Tony Kelam, un eurodéputé estonien et membre de la délégation du Parlement européen qui s'est rendue Achraf, ainsi que Jean-Charles Rielle, membre du Parlement fédéral suisse, ont pris part aux débats.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe