CNRI Cinq organisations arabes de défense des droits humains ont exprimé leur vive inquiétude concernant la vague dexécutions qui a lieu actuellement en Iran, dont les victimes sont notamment des personnes arrêtées pendant les troubles dAhwaz, capitale de la province du Khouzestan, dans le sud de lIran.
La Commission arabe des droits de lHomme, la Commission internationale pour labolition de la peine de mort, lAssociation Alkarameh de défense des droits de lHomme, lOrganisation mondiale de la justice et lAssociation contre la violence en exil ont souligné dans leur déclaration que les détenus avaient été capturés avant lattentat récent à Ahwaz qui avait été à lépoque condamné par les organisations citées ci-dessus. Les personnes exécutées étaient accusées dêtre des éléments séparatistes en possession darmes.
Selon le communiqué, les arrestations se poursuivent toujours et parmi les détenus se trouvent des jeunes gens et des femmes ; parmi eux, Mme Sakineh Nissi qui est enceinte et qui souffre dasthme et Mme Massoumeh Kaabi, 28 ans.
La déclaration affirme également que trois prisonniers ont été exécutés dans la prison de Karoun, le 28 février : Seyed Anvar Bin Seyed Nour-Moussavi, Seyed Atef Bin Seyed Nour-Moussavi et Jalal Nasser Al-Nasser.
Les organisations de défense des droits humains ont fermement condamné ces procès injustes en Iran qui ne respectent pas la moindre règle internationale. Elles ont qualifié ces exécutions publiques de méthodes brutales visant à provoquer la peur et ont demandé au régime iranien de mettre fin aux arrestations arbitraires et aux exécutions dans la région dAhvaz et dans tout lIran.

