lundi, décembre 5, 2022
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Les USA vont davantage cibler l’Iran

Les USA vont davantage cibler l’IranLe bureau des affaires  iraniennes devrait « faciliter un changement de politique iranienne »

Par Elise Labott

CNN bureau de Washington – Le département d’Etat américain crée un bureau spécial pour traiter des changements en politique étrangère vis-à-vis de l’Iran et en vue de promouvoir une transition démocratique en République islamique, ont déclaré les autorités du Département d’Etat jeudi.

 

Traditionnellement, l’Iran était traité dans le cadre d’un groupe plus large des pays du Golfe Persique, mais les autorités ont dit que le nouveau Bureau des affaires iraniennes reflète une préoccupation croissante vis-à-vis des actions du régime iranien et la nécessité de consacrer davantage de personnel et de ressources à la politique iranienne.

« Cela signale certainement le fait que nous croyons que l’attitude de l’Iran et des Iraniens est une des plus grandes priorités de la politique étrangère que nous aurons à traiter dans la décennie à venir », a déclaré un responsable du département d’Etat.

Le bureau s’occupera du soutien de Téhéran aux groupes figurant sur la liste du terrorisme américaine et des violations des droits de l’homme en Iran. Le bureau s’occupera aussi des questions concernant le programme d’énergie nucléaire de Téhéran, que l’administration Bush croit être destiné à développer l’arme nucléaire.

Le gendarme nucléaire de l’ONU, l’AIEA, veut que Téhéran agisse pour prouver que son programme nucléaire a des fins pacifiques. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a ordonné à l’Etat islamiste de mettre fin à sa coopération volontaire avec l’AIEA.

La création du bureau de l’Iran vient à la suite de l’annonce le mois dernier par la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice d’une initiative de 75 millions de dollars d’aide du Département d’Etat pour soutenir la démocratie en Iran par des échanges culturels intensifiés, des programmes croissants pour les défenseurs de la démocratie et de diffusions d’émissions plus larges dans le pays.

Quand on leur demande directement si le bureau est créé pour promouvoir un changement de régime en Iran, les hauts responsables répondent que le bureau est créé « pour faciliter un changement de la politique et des actions iraniennes ».

« Oui, une des choses que nous voulons développer est un gouvernement qui reflète les aspirations de la population », a dit un responsable sous condition d’anonymat. « Le développement de la démocratie en Iran est important pour les Etats-Unis, et ça va être une grande partie du travail de ce bureau, mais il vise aussi à poursuivre un plus grand nombre de points dans notre politique. »

Brian Katulis, directeur de la branche démocratie et diplomatie publique pour l’équipe de la sécurité nationale du Centre pour le progrès américain, estime qu’il existe des problèmes sérieux avec le plan Rice.

Tout d’abord, dit-il dans une note écrite, « c’est basé sur une approche de la guerre froide inappropriée pour la promototion de la démocratie ».

Citant une critique publiée dans le Los Angeles Times, Katulis affirme que « les conditions actuelles en Iran font que la nouvelle stratégie de l’administration se retournera contre elle et ne fera que renforcer  les ultras de Téhéran. »

« La démocratie, a-t-il ajouté, doit venir de l’intérieur, et les Etats-Unis ont besoin d’offrir un soutien tranquille par le biais des organisations non-gouvernementales. »

Plusiuers nouveaux postes sont créés à travers le monde pour le nouveau bureau de l’Iran. En plus de renforcer le personnel travaillant sur l’Iran à Washington, un centre régional va être ouvert à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis, pour se concentrer sur l’Iran voisin avec quatre nouveaux postes de service étranger et quatre employés locaux. Il y aura aussi des officiers en poste en Allemagne, en Azerbaïdjan et en Grande-Bretagne pour s’occuper des Iraniens en exil.

« Franchement, il existe un déséquilibre entre le rôle de l’Iran et son impact sur la diplomatie amériacine et les ressources que nous y consacrons », estime un haut responsable. « Quand on prend en considération qu’il y a le problème du terrorisme, les préoccupations sur la prolifération nucléaire, les droits de l’homme, la démocratie et le développement régional, deux officiers ce n’est pas assez. Pour mener notre large programme sur ce pays, nous devons avoir davantage de gens pour y travailler. »

Cette démarche entre dans le cadre de la récente restructuration du département menée par Rice et sa décision de réorienter les priorités de la diplomatie américaine à l’étranger, donnant plus d’importance aux problèmes régionaux et leurs menaces.

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