jeudi, février 9, 2023
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Les experts déclarent : le changement de régime en Iran est la meilleure solution à la crise nucléaire

CNRI – D’anciens officiels et des spécialistes politiques américains ont participé à une conférence en ligne mardi, faisant remarquer que la communauté internationale ne devrait pas être forcée de choisir entre la guerre avec le régime de Téhéran et lui faire des concessions injustifiées dans un accord pour freiner ses projets nucléaires en échange d’une fin des sanctions.

Les officiels et spécialistes ont affirmé qu’une meilleure option serait pour le gouvernement d’Obama et ses alliés de soutenir le peuple iranien et sa Résistance organisée pour amener un changement de régime.

Si le régime iranien obtient une bombe nucléaire, « il y aura une course au nucléaire dans le Moyen-Orient », a affirmé l’ambassadeur Ken Blackwell, ancien maire de Cincinnati et ambassadeur américain à la commission des Nations Unies pour les droits de l’homme.

« Le régime n’a pas négocié avec bonne foi. Ils n’ont tenu aucune des promesses qu’ils ont faites. Leur donner les ressources qui les aide à soutenir leur régime et à continuer de violer les droits de l’homme leur permettra de forcer le Moyen-Orient à accepter leur hégémonie et leur permettra de continuer à financer le terrorisme », a-t-il ajouté.

« Nous devrions maintenir les sanctions qui ont mis le régime à genoux », a déclaré l’ambassadeur Blackwell.

Mme Linda Chavez, ancienne directrice de liaisons publiques de la Maison-Blanche, a affirmé : « La seule raison pour laquelle le régime des mollahs a accepté de venir à la table des négociations, c’est qu’il était dans une situation désespérée. L’économie iranienne est en grande difficulté. Le peuple iranien en a assez et participe à des manifestations de protestation malgré le risque encouru. »

« L’accord que nous avons maintenant, c’est un très mauvais accord », a déclaré Mme Chavez, ajoutant que le régime iranien est le « premier sponsor du terrorisme » et pourrait utiliser les ressources dont l’accord avec la communauté internationale lui fait bénéficier pour financer le terrorisme au Moyen-Orient.

« Le monde est devenu très, très dangereux. Il est extrêmement important que le Congrès dise non au Président des États-Unis », a-t-elle souligné.

Le Congrès américain a reçu le texte de l’accord nucléaire iranien dimanche. À partir de lundi, il a 60 jours pour décider s’il approuve ou rejette l’accord.

« Ce n’est pas un enjeu partisan… c’est un enjeu d’une importance capitale pour le monde », a déclaré Mme Chavez.

Elle a fait remarquer que Téhéran tricherait probablement dans l’accord nucléaire, faisant référence aux révélations passées des activités nucléaires secrètes révélées par le Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI).

« Le Conseil National de la Résistance Iranienne est incroyablement doué pour démasquer le régime iranien, dévoiler ses différents équipements secrets et son programme nucléaire… Nous savons que les iraniens n’ont pas l’intention de respecter cet accord », a-t-elle affirmé.

Le professeur Ivan Sascha Sheehan, directeur du programme de Négociation et Résolution des Conflits à l’Université de Baltimore, a affirmé lors de la conférence en ligne que le régime iranien pose « la plus importante problématique de sécurité actuelle. Téhéran est une grave source de chaos dans la région. Ils sont le principal sponsor du régime criminel de Bachar al-Assad. »

M. Sheehan a affirmé que l’accord nucléaire conclu la semaine dernière par les puissances mondiales et le régime iranien est plein « d’arrangements » pour le régime.

« Le régime iranien est dans un état faible et fragile et n’est pas en position de demander des concessions, mais les États-Unis en ont accordé bien trop. »

« Ce que nous voyons dans cet accord, ce sont concessions après concessions, et ce qui va en résulter ce sera un Moyen-Orient encore plus dangereux. »

« L’accord mis en avant par M. Obama n’empêche pas le régime iranien d’obtenir une capacité nucléaire militaire. »

M. Sheehan s’est dit « stupéfait » que dans l’accord ne soit pas accordé aux inspecteurs des Nations Unies l’accès « sans condition de temps ou de lieu » aux sites iraniens. Il a fait remarquer que la communauté internationale connaissait les sites nucléaires secrets de Téhérans « grâce aux révélations du CNRI. »

Il a ajouté que le Président américain Barack Obama « crée un faux choix entre la guerre ou des concessions aux régime iranien. »

« Le régime sera finalement renversé de l’intérieur par l’opposition organisée. Le changement de régime doit être une troisième option a prendre en compte », a-t-il déclaré.

« Les discussions sur l’accord nucléaire ne devraient pas être séparées des discussions simultanées sur les violations des droits de l’homme par le régime et le parrainage du terrorisme. »

« M. Obama feint de ne pas entendre les aspirations du peuple iranien pour la liberté et le respect des droits de l’homme. Mais le Congrès ne doit pas faire la même erreur », a-t-il déclaré. « Nous devons tendre la main au peuple iranien et à la résistance organisée. Le changement de régime de l’intérieur est une possibilité. »

Le débat en ligne, diffusé en streaming live sur NCR-Iran.org mardi, était intitulé « Iran : Ambitions nucléaires, l’accord, violations des droits : Perspectives et Défis. »

La leader de l’opposition Maryam Radjavi a affirmé, suite à l’accord nucléaire de la semaine dernière entre les puissances mondiales et le régime iranien, que l’accord – qui contourne six résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU- ne barrera pas la route aux tromperies des mollahs et à leur obtention de la bombe nucléaire. Mme Radjavi a ajouté cependant qu’en faisant marche arrière sur ses lignes rouges, le guide suprême des mollahs Ali Khamenei avait « bu un calice de poison nucléaire » qui briserait son hégémonie et ébranlerait le régime entier.

Mme Radjavi est la Présidente-élue du CNRI, le premier à révéler les sites nucléaires clandestins du régime iranien en 2002, déclenchant l’investigation de l’autorité de veille atomique de l’ONU.

Les révélations du CNRI sur le programme nucléaire du régime iranien se sont basées sur des informations clandestinement obtenues en Iran par le principal groupe d’opposition les Moudjahidine du Peuple, ou OMPI.