vendredi, février 3, 2023
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Les Etats-Unis obtiennent le soutien des autres pays dans la confrontation avec l’Iran

Ahmadinejad, président des mollahsLa Chine et la Russie appellent à la suspension du programme nucléaire iranien.

Le Washington Post, Londres – le 17 janvier – La Chine et la Russie sont tombés d’accord avec les Etats-Unis, la Grande Bretagne, l’Allemagne et la France lundi sur le fait que  l’Iran doit suspendre complètement son programme nucléaire, a dit le ministère britannique des affaires étrangères. Bien que les pays n’aient pu se mettre d’accord pour savoir si l’Iran doit être référé au conseil de sécurité de l’ONU, les Européens ont exercé des nouvelles pressions sur le gouvernement iranien en appelant une réunion d’urgence de l’AIEA le 2 février.

Avec les six nations déclarant souhaiter trouver une solution diplomatique sur la confrontation avec l’Iran, le président russe Vladimir Poutine a offert une lueur d’espoir pour parvenir à un compromis. Poutine a dit que le gouvernement iranien était en train de considérer une proposition de Moscou proposant que la Russie enrichisse l’uranium pour l’Iran, pour s’assurer que le matériel soit utilisé à des fins pacifiques.

L’Iran s’est fortement réservé le droit de développer son programme nucléaire disant que ses intentions étaient de produire de l’énergie nucléaire pacifique. Mais beaucoup de chefs d’Etats sont très inquiets par l’attitude du président iranien Mahmoud Ahmadinejad – qui a appelé à la destruction d’Israël de la surface du monde – et ils craignent qu’il n’essaye de construire des bombes nucléaires. Des délibérations intenses ont commencées la semaine dernière après que le gouvernement iranien ait ordonné que les scellés soient levés des équipements du site d’enrichissement qui avait gelé ses travaux il y a deux ans.
 
« La balle est dans le camp de l’Iran pour démontrer à la communauté internationale que son programme nucléaire est destiné à des fins pacifiques », a dit le ministre britannique des affaires étrangères Jack Straw. Straw a ajouté que la confiance dans l’Iran a été mise à mal à cause de son passé de déception et de mensonges.

La Grande Bretagne, la France et l’Allemagne – les trois pays qui ont mené les négociations avec l’Iran – et les Etats-Unis veulent envoyer l’Iran au Conseil de Sécurité de l’ONU. Après une réunion des six nations à Londres lundi, un responsable du ministère des affaires étrangères britannique a dit que la Russie et la Chine sont maintenant d’accords sur l’importance d’une suspension du programme nucléaire iranien. Sur le renvoi au Conseil de Sécurité  de l’Iran, un autre responsable du gouvernement a dit que la Chine était toujours hésitante mais que la Russie était presque d’accord sur ce sujet. Mais ni l’administration Bush ni les Européens n’ont pu obtenir de garantie de la Chine et de la Russie de leur soutien une fois que le dossier iranien arrivera au Conseil de Sécurité, et les diplomates occidentaux doutent que la Chine et la Russie acceptent d’imposer des sanctions à l’Iran, qui est un de leurs partenaires commerciaux majeurs.

La Grande Bretagne, la France et l’Allemagne ont ensuite appelé à une réunion extraordinaire de l’AIEA à Vienne le mois prochain. Le conseil d’administration de  l’agence de l’ONU composé des membres de 35 pays pourrait référer le dossier iranien au Conseil de Sécurité. Les responsables iraniens ont menacé de bloquer les inspections de l’ONU des sites nucléaires iraniens si l’Iran est référé au conseil.

En outre, les responsables iraniens ont averti que les sanctions de l’ONU conduirait à une crise majeure sur les prix de pétrole,  qui a beaucoup augmenté l’année dernière et pourrait encore augmenter s’il y avait une autre crise.

Poutine a fait une  déclaration à Moscou après une réunion sur l’Iran avec la chancelière allemande Angela Merkel. Parlant avec sur un ton optimiste rare sur ce sujet, Poutine a affirmé que « notre partenaire a n’a pas rejeté la possibilité de mettre en pratique notre proposition. »

Poutine a aussi mis en garde contre ce qu’il appelle une manière hâtive de s’occuper du dossier iranien. L’Iran est un partenaire économique proche de la Russie et de la Chine. «  Le problème nucléaire iranien nécessite une approche précise sans aucune empressement pour la résoudre », a dit Putin. «  La Russie continuera à coopérer avec ses collègues européens et américains – nous avons tous des approches assez similaires pour résoudre le problème iranien. »

L’ambassadeur iranien en Russie s’est félicité de la proposition de Poutine sur la télévision russe selon l’Associated Press. « En ce qui concerne la proposition russe, nous la considérons constructive et nous l’examinons en détail. C’est une bonne initiative pour résoudre cette situation. Nous croyons que l’Iran et la Russie devraient trouver ensemble  une solution à ce problème», a dit Gholamreza Ansari.

Les responsables américains et européens ont dit que la réunion de l’AIEA prévue le 2 février donnerait le temps nécessaire à l’Iran de suspendre ses travaux d’enrichissement d’uranium et de sérieusement réexaminer l’offre des russes. Les responsables américains ont aussi dit qu’ils espéraient que le résultat de la réunion de Londres serait perçu comme un message clair par l’Iran et les autres membres du conseil d’administration de l’AIEA que les cinq membres permanents du conseil de sécurité – les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne, la Chine et la Russie étaient unis sur certains aspects du dossier iranien.
L’AIEA aurait plus de temps pour compléter son diagnostic de l’état actuel du programme iranien. L’AIEA qui est dans sa troisième année d’investigation sur le programme nucléaire iranien, n’a pas trouvé de preuves d’un programme d’armes nucléaire. Mais une conclusion finale est impossible, ont dit les responsables de l’AIEA, jusqu’à que le gouvernement iranien donne un accès complet à ses sites et des réponses à des questions en suspens sur l’historique de son effort nucléaire.

Les responsables américains ont voulu que se tienne la réunion de l’AIEA la semaine prochaine avant le discours de l’union du président Bush. Mais les responsables européens ont pensé qu’il fallait plus de temps afin d’obtenir le soutien de la Chine, la Russie, l’Inde et d’autres membres influents du conseil tels que le Brésil et l’Afrique du Sud.

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