lundi, janvier 30, 2023
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Les dirigeants tyranniques d’Iran se rient de l’inaction de l’Occident

Lord Alton: Les dirigeants tyranniques d’Iran se rient de l’inaction de l’OccidentCNRI – Lord Alton of Liverpool a appelé à « une diplomatie vigoureuse, créative et ferme » vis-à-vis de l’Iran dans un article paru dans The Universe, journal catholique le plus vendu en Grande-Bretagne et en Irlande. Voici l’article :

Pour ceux d’entre nous qui suivent les événements en Iran depuis près de deux décennies, nous traversons une période critique.

Critique, parce que les gouvernements occidentaux font face à une catastrophe prenant des proportions historiques dans la façon dont ils gèrent le défi iranien. La situation déjà explosive a empiré avec le scandale des caricatures du prophète Mahomet et l’élection du Hamas dans les territoires palestiniens.

Reste à voir si le conflit iranien se révèlera un autre Munich, avec toutes les conséquences désastreuses qu’entraîne l’apaisement d’un régime fasciste, cette fois sous forme religieuse, ou un triomphe pour nos dirigeants politiques. Mais une chose est sure : L’Iran et ses leaders fanatiques, apocalyptiques et totalitaires représentent une menace grave à la paix et à la stabilité partout dans le monde.

Les options à disposition des gouvernements occidentaux ont déjà été réduites par la reprise en Iran de l’enrichissement d’uranium et le discours dangereux du président radical du pays, Mahmoud Ahmadinejad. Ce qui est encourageant, c’est que les grandes puissances, dont la Russie et la Chine, ont enfin commencé à parler d’une même voix. Quelle tragédie qu’elles ne l’aient pas fait plus tôt au moment où cela aurait vraiment fait une différence.

Alors que l’on s’enfonce dans la crise avec l’Iran, il est particulièrement important de ne pas s’endormir dans une fausse sécurité avec des platitudes apaisantes et des assurances malhonnêtes quant à la nature bénigne des intentions de l’Iran. Regardez seulement son passé.

L’Iran a violé de manière flagrante un accord de novembre 2004 passé avec les « Trois Européens » (la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne) en levant les scellés dans son usine nucléaire de Natanz. Cette initiative a marqué l’apogée du schéma de défiance et de manque de transparence qui caractérise la politique nucléaire de Téhéran depuis dix ans.

La République islamique a dissimulé les parties sensibles de son programme nucléaire jusqu’à ce que deux sites top secrets de Natanz et Arak soient mis au jour par le Conseil national de la Résistance iranienne en août 2002. Le programme nucléaire est donc depuis sous surveillance et cela a mené au conflit que nous connaissons actuellement.

La rupture unilatérale de Téhéran de son contrat avec les Européens convainc même le plus fervent partisan d’un « engagement constructif » avec le régime islamiste radical que des concessions économiques et politiques n’encourageront pas les leaders iraniens à abandonner leurs ambitions nucléaires.

Au contraire, la volonté obstinée de l’Europe de se rapprocher de la République Islamique, et nos offres répétées aux mollahs, ont été interprétées à Téhéran comme un signe de faiblesse. Rassurés par la complaisance européenne, encouragés par la situation difficile des Etats-Unis en Irak et portés par des revenus du pétrole sans précédent, les islamistes radicaux autour du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, sont passés à l’offensive. Ils ont d’abord installé un ancien commandant des gardiens de la révolution au poste de président, puis ont consolidé leur pouvoir au moyen de purges.

Mais la tyrannie religieuse profondément impopulaire et en désaccord avec la population jeune et exigeante a besoin de générer une crise en dehors de ses frontières afin d’éclipser les problèmes internes du pays et de motiver sa base radicale. Ces crises sont survenues en abondance grâce à l’intervention de Téhéran en Irak, aux appels répétés d’Ahmadinejad à ce qu’Israël soit « rayé de la carte » et à une politique nucléaire intransigeante qui renvoient aux Musulmans du monde entier une image de l’Iran faisant un pied de nez à l’Occident.

Ahmadinejad a récemment déclaré à un rassemblement des gardiens de la révolution que ses appels à la destruction d’Israël et son refus de reconnaître l’holocauste faisaient « partie d’une stratégie délibérée » visant à s’attirer l’affection des « jeunes Musulmans dans le monde ». Son haut conseiller a récemment décrit les déclarations du président comme une « stratégie de choc ».

Ceci nous mène à la question essentielle : que devons-nous faire ? Maintenant qu’il est évident que les efforts internationaux pour stopper le programme atomique de l’Iran ont échoué, l’Occident n’a pas d’autre choix dans un futur immédiat que de faire pression pour que l’Iran soit renvoyé devant le Conseil de Sécurité de l’ONU. Si cette mesure n’est pas prise, la possibilité d’une solution pacifique serait éliminée, et cela renforcerait les arguments de ceux à Washington et à Jérusalem qui ne voient pas d’alternative viable à une option militaire pour cesser la marche de l’Iran vers l’arme nucléaire.

Le renvoi devant le Conseil de Sécurité est une première étape essentielle, mais elle n’est pas suffisante pour résoudre la crise. L’Occident doit pour y parvenir proposer une initiative sur l’Iran rompant distinctement avec l’apaisement et fournissant  une alternative efficace à l’option militaire.

La clé d’une approche réussie réside dans la reconnaissance des aspirations des millions d’Iraniens subissant la loi répressive des ayatollahs et du mouvement qui incarne ces aspirations depuis un quart de siècle ; la coalition du Conseil national de la Résistance iranienne et le principal mouvement d’opposition à l’intérieur de l’Iran, les Moudjahidine du peuple.

Ces Iraniens courageux méritent notre soutien total autant que les Polonais qui ont lutté contre le communisme dans les années 1980.

Nous enverrions un message erroné aux radicaux de Téhéran si nous continuions à cataloguer les opposants les plus actifs des mollahs de terroristes. La résistance iranienne a rassemblé un soutien considérable en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis en prônant une politique basée sur le respect des droits humains, des élections libres, la reconnaissance des droits des minorités ethniques et religieuses et le soutien au processus de paix pour le Moyen Orient. Plus de 450 députés et pairs ont récemment appelé au retrait de la résistance iranienne de la liste du terrorisme.

C’est en Iran, sous l’ayatollah Khomeiny, qu’est née la mutation théocratique radicale de l’Islam. Et c’est en Iran que le peuple musulman démocratique et partisan de la liberté va mettre fin à cette tyrannie violente et brutale vis-à-vis de son propre peuple et de ceux au-delà de ses frontières.

La Grande-Bretagne se trouve dans une position unique pour prendre la tête de ce mouvement en lançant une nouvelle politique sur l’Iran et en forgeant un consensus transatlantique qui empêcherait l’Iran d’acquérir des armes nucléaires grâce à une diplomatie robuste, créative et ferme. Il est temps pour M. Blair de relever le défi.

Article paru le 5 mars 2006 dans The Universe

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