vendredi, janvier 27, 2023
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Les Conséquences de l’application des sanctions de la loi CAATSA contre les Gardiens de la révolution (pasdaran)

Les Conséquences de l'application des sanctions de la loi CAATSA contre les Gardiens de la révolution (pasdaran)

Le Département du Trésor américain ayant imposé de nouvelles sanctions aux pasdaran, un coup majeur a été porté à l’épine dorsale du régime iranien ; un coup suivi d’une incertitude au sujet de l’avenir, et une perte de forces à l’intérieur du régime.

« Imposer des sanctions contre les pasdaran n’a rien d’inédit. M. Trump doit savoir que les iraniens n’aiment pas les Gardiens de la révolution pour leurs activités économiques, mais ils exigent que les pasdaran maintiennent la sécurité et l’indépendance de l’Iran », a déclaré le conseiller d’Hassan Rohani, Hesameddin Ashena, essayant de juguler les contrecoups psychologiques des nouvelles sanctions.

« Les pasdaran ne sont pas une entité économique qu’ils peuvent affecter par des sanctions économiques, mais plutôt une entité militaire qui ne négocie ni ne recule dans l’accomplissement de ses devoirs.» (Journal officiel Donya-e-Eghtesad, 14 octobre 2017)

Dans le même temps, Gholamreza Tajgardoon, chef de la Commission chargée de la planification et du budget du Parlement, a déclaré que « les sanctions contre les pasdaran n’affecteront pas l’économie du pays, ils (les américains) ne pourront donc pas nuire à l’économie iranienne à travers l’imposition de sanctions contre les pasdaran. »
« Les sanctions américaines visent les relations internationales alors que les pasdaran n’ont pas de relations économiques internationales », a déclaré Tajgardoon, ajoutant : « Ils sont plutôt impliqués dans

des questions politiques et militaires visant à maintenir la sécurité nationale et régionale. » (Site web officiel Khane-Mellat, 15 octobre 2017).
Cependant, deux jours après ces propos, le journal Vatan-e-Emrouz, affilié à Khamenei, a publié son numéro du 18 octobre intitulé ‘Trou Noir’, révélant les « conséquences économiques et les coûts sans précédent que la ‘mère des sanctions’ imposera au régime. »

Reconnaissant l’application de la ‘Mère des Sanctions’, le journal révèle alors ses effets paralysants, en écrivant : « bien que cette partie de la ‘Mère des Sanctions’ vise à susciter de nombreuses questions de sécurité en Iran et dans la région, mais en ce qui concerne l’économie, cela paralysera ou alors, comme le disent les sénateurs américains, sclérosera et détruira l’économie iranienne. »

Selon la loi CAATSA (The Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act), tout d’abord les pasdaran et tous leurs bureaux, entités affiliées, ainsi que leurs partenaires seront ajoutés à la Liste des ressortissants spécialement désignés (liste SDN). Ensuite, les personnes et les entités qui entretiennent une quelconque relation de coopération avec les pasdaran seront également incluses sur la liste SDN, conformément au décret présidentiel 13224. Selon le décret, la taille des nouvelles sanctions pourraient augmenter de façon inimaginable.

Par exemple, il y a plus de cinq mille entreprises privées qui travaillent avec le siège de Khatam al-Anbia Construction et qui, selon le nouveau décret de Trump, risquent d’être ajoutées à la liste SDN. Ou si la Banque centrale ou Melli Bank offre des services à ces entreprises et que le Département d’État américain découvre la coopération, ces banques seront également ajoutées par le Département du Trésor américain à la liste SDN. Cet énorme défi économique est contraire aux articles 26, 28, 29 et 30 de l’accord nucléaire, selon lesquels l’Iran devrait bénéficier de la levée des sanctions contre la Banque centrale et ses entités affiliées.

C’est pourquoi la nouvelle loi est appelée ‘le trou noir des sanctions’.

Mais quel camp a raison ?

D’un côté, ils disent que « les pasdaran ne sont pas une entité économique, qu’ils ne seront donc pas affectés par les sanctions », et que « les sanctions contre les pasdaran n’affecteront pas l’économie du pays ».

De l’autre côté, ils disent que « imposer des sanctions aux pasdaran paralyse et détruit l’économie du régime. »

Pour savoir quel camp dit la vérité, mentionnons encore une fois le même journal officiel : « les nouvelles sanctions américaines contre l’Iran sont les sanctions les plus inédites jamais imposées à un pays ; des sanctions qui, non seulement ciblent les aspects économiques du régime, mais visent également à nuire à ses dispositifs sécuritaires. Les conséquences économiques de l’imposition de sanctions aux pasdaran auront des proportions incommensurables. »

La sombre perspective du régime des mollahs sous le ‘trou noir’ et la ‘mère’ des sanctions pourrait-elle être plus clairement admise ?

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