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Le régime iranien, épicentre du terrorisme

Huffington Post – 12.04.2012 – Sam Kiley, le rédacteur en chef du service défense et sécurité de Sky News a fait un reportage le 30 mars 2012 sur la recherche par les services du renseignement de membres d’un réseau clandestin iranien d’assassins ayant l’ordre d’attaquer des cibles juives, israéliennes et occidentales en Turquie.
Se fondant sur des sources du renseignement, M. Kiley a signalé que l’organisation derrière les attaques est connue comme l’Unité 400, une section secrète de la Force Qods du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI), qui tombe sous le commandement direct du guide suprême du régime clérical, Ali Khamenei.
Le 6 avril, le Conseil National de la Résistance d’Iran (CNRI), la coalition démocratique de groupes d’opposition iraniens, a révélé dans une déclaration qu’une des figures clé de la campagne mondiale du régime iranien dans l’exportation du terrorisme et ancien sous-ministre du Renseignement, Majid Alavi, a été envoyé à l’étranger sur ordre de Khamenei.
Pour mettre cela dans la bonne perspective, il est nécessaire de revenir sur quelques unes des déclarations faites par le guide suprême du régime clérical, Ali Khamenei, plus tôt cette année. Début février, Ali Khamenei avait émis une sévère mise en garde contre la communauté internationale pour avoir imposé de plus dures sanctions contre le régime et ciblé ses exportations vitales de pétrole ainsi que la banque centrale, dans la mesure où il avait échoué à répondre aux inquiétudes internationales concernant le programme nucléaire clandestin de son régime.

Khamenei avait déclaré : « L’Iran ne renoncera pas. », ajoutant : « Nous riposterons aux menaces de guerre et aux sanctions sur le pétrole. ». Quelques jours plus tard, le chef-adjoint du CGRI avait émis une autre menace à l’encontre des pays de la région, mettant en garde : « Tout endroit utilisé par l’ennemi pour des opérations hostiles contre l’Iran fera l’objet d’agression de représailles par nos forces armées. »
Incapable de répondre de manière constructive aux demandes de la communauté internationale et de prêter attention aux inquiétudes légitimes concernant son programme nucléaire diabolique, les responsables du régime iranien ont commencé à hésiter au sujet du lieu choisi pour les discussions avec groupe 5+1 censées débuter la semaine prochaine à Istanbul. Le régime iranien évoque le ferme rejet par le gouvernement turc du dictateur syrien al-Assad et de sa répression brutale des aspirations démocratiques du peuple syrien comme un éventuel problème qui soulève des inquiétudes quant à la pertinence du pays comme hôte.
Par conséquent, le départ de Majid Alavi d’Iran ne devrait pas être sous-estimé et doit être mis dans un contexte prenant en compte les remarques faites par le guide suprême du régime Ali Khamenei. C’est en réalité une mesure pour préparer le terrain à de nouveaux complots terroristes à l’étranger.
Majid Alavi est l’un des interrogateurs du ministère du Renseignement, ayant passé huit ans en Arabie Saoudite et au Soudan en missions secrètes. Dès qu’il a été découvert, il a été expulsé du Soudan et renvoyé en Iran. Majid Alavi avait été nommé par Ali Fallahian (ministre du Renseignement de Rafsanjani) au poste de « directeur général des pays arabes au ministère du Renseignement ». À ce titre, il était en charge des relations avec le Hezbollah et d’autres groupes terroristes dans la région.
Après la révélation des meurtres en série de 1999, Alavi ainsi qu’un certain nombre d’autres interrogateurs et tortionnaires du ministère du Renseignement avaient été transférés au cabinet de Khamenei où ils avaient créé un système de renseignement parallèle sous la supervision du religieux Ali Asghar Hejazi, chef de cabinet de Khamenei. Alavi est en réalité un associé en affaires et un proche associé de Hejazi.
Lors de son premier mandat en tant que président en 2005, Ahmadinejad avait nommé Alavi chef-adjoint du Renseignement étranger. En août 2009, après le licenciement du ministre du Renseignement, Alavi était nommé sous-ministre du Renseignement.
En 2011, Alavi était transféré du ministère du Renseignement à la Force Qods pour commencer et déclencher différents « projets ».
Le 19 janvier 2012, quelques semaines avant les explosions à Bangkok dans lesquelles plusieurs des agents du régime clérical ont été arrêtés, Alavi était entré à Bangkok sous le nom d’emprunt de Hossein Tehrani.
L’explosion à Bangkok ne constituait pas un accident isolé impliquant des Iraniens. Les nouveaux rapports ont révélé que des attaques étaient préparées en Inde avec l’empreinte du régime iranien dans leur planification, tout comme d’autres attaques planifiées dans la capitale de la Géorgie et en Azerbaïdjan où l’enquête des autorités montrait du doigt l’implication directe du régime iranien. En outre, on ne devrait pas oublier la tentative par le régime iranien d’assassiner l’ambassadeur saoudien dans la capitale américaine plus tôt cette année.
Et la menace réelle ne se limite pas aux individus ; il s’agit en fait de la Force Qods du régime iranien, le bras armé du CGRI qui constitue le principal instrument de l’exportation du terrorisme pour le régime. C’est la même Force qui est lourdement impliquée dans la suppression des membres de l’opposition iranienne au camp d’Achraf en Irak. Il y a précisément un an, le camp d’Achraf était brutalement attaqué par les forces irakiennes, 36 résidents d’Achraf sans armes étaient tués et plus de 350 sévèrement blessés.
La Force Qods du régime iranien a joué un rôle majeur dans la planification des attaques contre l’opposition iranienne au camp d’Achraf, tout comme elle le fait aujourd’hui en Syrie, aidant le dictateur syrien à réprimer les protestations populaires contre son règne de terreur. Le rôle destructeur de la Force Qods du régime iranien dans la région était également signalé récemment par le Wall Street Journal qui mettait en lumière les activités du général de division Qasem Soleimani, le commandant de la Force Qods, apparaissant comme le directeur des efforts de la république islamique pour propager son influence à l’étranger et contrarier l’Occident.

Hossein Abedini, Membre du Parlement en exil de la Résistance iranienne

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